Abonnez-vous au fil RSS
Recevez de mes nouvelles par e-mail
MILLE RAISONS DE VOULOIR CHANGER LE GABON : QUELQUES CRIMES DU SYSTEME BONGO DE 1978 A 1982 !

-         Le 20 février 1978, un hélicoptère Puma s’apprête à s’élever au dessus de l’aéroport de Libreville, malgré le temps exécrable. Le chef d’Etat-Major de l’armée gabonaise, le colonel Djoué Dabany (le frère de Joséphine Bongo alias Patience Dabany, elle-même mère d’Ali Bongo), vient de boucler sa ceinture de sécurité. D’après des témoins présents au décollage, une malle sans doute remplie d’argent est à ses pieds. Les quatre militaires français qui pilotent l’appareil ont fait le plan de vol pour se rendre vers Franceville, capitale du Haut-Ogooué, ville du Président. Ils doivent voler au dessus de notre mystérieuse forêt des abeilles. Djoué dabany est donc le beau-frère d’Omar Bongo mais on le sait en mauvais termes avec lui. Or des rumeurs insistantes ont rendu Bongo responsable de la mort brutale, la semaine précédente d’un certain colonel Fabien Ntountoume. Trois quarts d’heure après le décollage, l’adjudant Sudre (un français) le responsable radio du PUMA, lance un message alarmant : « moteurs en panne, nous allons nous crasher » ! Malgré les « enquêtes », on ne retrouvera jamais l’épave de l’hélicoptère. On apprît plus-tard que, deux jours avant « l’accident », un contrôle de routine avait permis de découvrir dans les réservoirs plusieurs poignées de graviers.
-         Le 23 mai 1979, 6 hommes armés jusqu’aux dents, dont 3 Marocains, forcent la porte du bureau de feu maître Agondjo Okawè, doyen de la Faculté de droit de Libreville. Le bâtonnier du barreau gabonais n’est pas là . Informé, il envoie une délégation à la Présidence pour protester contre les agissements de la Garde Présidentielle (aujourd’hui Garde Républicaine). En fait, Agondjo refuse d’enter au Gouvernement pour ne pas donner sa caution au Système Bongo. Ce n’était pas la première fois qu’il était la cible des « barbouzes » du régime. En 1972, il avait été arrêté, avec d’autres professeurs et étudiants, sous prétexte d’un « complot communiste » contre l’Etat. Il passera 4 ans en prison pour rien !
-         Joseph Avaro-Ambouroué, professeur d’histoire à la Faculté des Lettres de Libreville, aura moins de chance qu’Agondjo : Après avoir loué un avion à l’aéroclub de Libreville, il s’écrasera un peu plus tard sans aucune raison technique.
-         Le 22 juin 1979, le français Robert Brossard et sa femme n’auront pas davantage de chance. Ce jour-là , après avoir mis les valises dans le coffre de leur Mercédès, ils auraient pu prendre  la direction de l’aéroport Léon M’Ba pour rallier Paris ! Mais, à peine étaient-ils installés dans leur véhicule que celui-ci explosât. Travail de professionnels : l’explosion avait été télécommandée à distance par des mercenaires. Le capot fut projeté dans un manguier à une dizaine de mètres et tout le quartier Glass fut immédiatement bouclé par la gendarmerie. Brossard était le Président de Diesel-Gabon et aussi celui de l’Association des Français du Gabon. Il avait décidé de vendre son entreprise et s’apprêtait sans doute à aller vider son sac à secrets à Paris. Bongo, interrogé dans l’émission française « Face au Public » s’en lavât les mains : « Un Gabonais est incapable de ce genre de choses … Il a horreur de ces histoires-là … » devait-il affirmer.
-         Le 6 février 1980, un avion Grumann s’écrasât à Ngaoundéré au Nord-Cameroun, à quelques centaines de mètres de la piste d’atterrissage. L’avion ultra-sophistiqué appartenait à Bongo. Le pilote était un proche parent du Président gabonais, le passager étant René Journiac, conseiller technique de Giscard pour les « affaires africaines ». On ne devait jamais savoir pourquoi et comment !
-         Fin 1980, Pierre Fanguinovény mourait sur l’autoroute A6. Sa voiture, elle aussi avait été piégée. Ambassadeur  itinérant de la Présidence Gabonaise, c’était une très forte personnalité. Plus ancien dans la maçonnerie que Bongo et Rawiri, Fanguinovény n’appréciait pas la manière dont était malmenée les règles de la Loge. Il se savait suivi depuis longtemps et s’en était ouvert à son entourage. Personne n’eût jamais le fin mot de cette histoire.
-         Le 9 octobre 1980 (une année bien sombre !), le baroudeur français Pinaton, mourrait d’un empoisonnement au Val-de-Grâce. C’était au Gabon, le numéro 2 de la Garde présidentielle. Il avait laissé sa femme en France pour aller se battre au Biaffra (Nigéria) avec l’armée rebelle d’Ojukwu mais début 1980, écœuré par ce qu’il savait et avait vu au Gabon, il démissionnât de la Garde  Présidentielle. Mais, il revint plus tard avant d’être rapatrié sur une civière, à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce. Il n’allait pas résister à la spécialité de l’époque : « le bouillon de 11 h » autrement dit l’empoisonnement. Quel crime avait-il commis ? Une aventure sentimentale  sans lendemain avec une des nièces de Bongo ? En savait-il trop sur la mort de Robert Luong une des conquêtes de Joséphine Bongo ? Mystère ! Le lieutenant-colonel Bettencourt, no 3 de la G.P. (aujourd’hui G.R.) se retrouvât d’ailleurs lui aussi au Val-de-Grâce. Mais lui en réchappât.
-         En février 1982, un commando de la Garde Présidentielle mitraillât en pleine nuit deux jeunes Gabonais devant la boîte de nuit « Au son des Guitares », sur le bord de mer. Roger Onanga et André Remanda furent blessés.  Roger Onanga était chef d’orchestre de la boîte de nuit de Marie-Joséphine Bongo, le « Night-Fever », et André Remanda, un Galoa de Lambaréné, était l’ami d’Onanga. Tous deux furent transportés à l’hôpital Jeanne Ebori. Madame Bongo arrivât immédiatement et dit aux responsables : « Si Onanga meurt, je vous tiens pour responsable ». Onanga était le neveu de feu le Général Nkoma, patron alors de la gendarmerie, et Remanda était le fils du maire de Lambaréné. Onanga dont les blessures étaient moins graves, fut expédié avec une partie de sa famille au Brésil, à l’abri du besoin. Remanda eut moins de chance : il eut une jambe paralysée et se retrouva à l’hôpital Henri Mondor au sud de Paris.
Cette affaire privée devint une affaire d’Etat quand Marie-Joséphine Bongo qui n’était pas encore Patience Dabany partit aux États-Unis avec un immense trésor et y menât la grande vie à Los Angeles, à tel point que le département d’Etat fit savoir à un moment aux autorités de Libreville que la sécurité de la « Première Dame » n’était plus garantie sur le territoire américain … Entre temps, Bongo qui tenait malgré tout à cette femme d’une manière irrationnelle boudait et ne travaillait plus. De Fait, la machine administrative se mit à tourner au ralenti. Le clan Assélé (du nom du frère de la Première Dame de l’époque) négociât fortement le retour de Joséphine pour 5 milliards de francs CFA (disent certains). La négociation aurait été menée tambour battant par Jérôme Okinda, un ancien tout-puissant ministre des Finances, proche conseiller de Bongo et devenu par la suite « l’évêque » d’une des nombreuses tendances du Christianisme au Gabon.
Un accord fut trouvé entre le « clan de la Première Dame » et le « clan du Président ». Il ne devait plus y avoir « d’affaires sentimentales » comme avec tel Togolais réparateur de machines à écrire, ou l’Haïtien René, ou le peintre Luong, ou encore le musicien Onanga. Joséphine revint au palais, Bongo retrouvât la joie de vivre et une certaine ardeur au travail. Sauf, que Joséphine Bongo n’avait pas abandonné l’idée de convaincre Bongo de se retirer du pouvoir pour qu’ils puissent vivre une vie normale. Si seulement elle y était parvenue, cela aurait radicalement changé l’histoire du Gabon !
(Rédigé par Ben Moubamba d’après les archives de Péan)
Bruno Ben MOUBAMBA
bruno@moubamba
Retrouvez-moi aussi ici:
Bienvenue sur mon espace personnel d'expression.
J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.
Les dernieres videos
Retrouvez toutes mes vidéos sur YouTube

Écrivez votre commentaire ici.
Pourquoi écrivez-vous que « »Bongo tenait d’une manière irrationnelle à cette femme »? Bongo était -il lui même un modèle? Quelle est la femme qui accepterait de vivre avec un homme qui la trompe avec toutes les femmes qu’il voit et qui couche avec sa propre sÅ“ur,et qui a même eut des enfants avec elle? Vous venez même de nous apprendre qu’il a poussé la cruauté jusqu’à tuer les parents de sa femme ( grand père et frère).Au contraire, vous devez compatir à la souffrance de cette femme qui traîne en son cÅ“ur d’affreuses blessures dues aux mauvais traitements et humiliations que lui infligeait bongo et compatir à sa douleur. Je suis écÅ“urée de la voir battre campagne et chanter même les louanges de Bongo qui a détruit sa vie et qui l’aurait peut être tué si elle n’avait pas quittée le Gabon. Il avait peur qu’elle révèle au monde entier ses secrets. C’était cela la seule raison pour laquelle il voulait qu’elle revienne et non parce qu’il l’aimait.On n’inflige pas autant de souffrances et de mépris à la personne qu’on aime.Elle doit avoir en elle une grande capacité d’amour pour avoir de l’ amour pour cet homme sans moralité. Et pourquoi affirmez vous qu’elle est retournée au palais alors que tout le monde sait qu’elle n’y est pas retournée et que le satrape s’est pris une autre femme?