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Logement

Etat des lieux

Quelques chiffres

L’Enquête Démographique et de Santé1 (EDSG) réalisée par le Ministère de la Planification du Gabon en 2000, donne une image un peu ancienne de la situation du logement au Gabon compte tenu de l’absence de statistiques récentes. Toutefois, le pays étant caractérisé par la mauvaise gouvernance, nous pouvons considérer que la situation n’a pas pu s’améliorer : le constat de terrain démontre qu’elle s’est au contraire précarisée. Le problème du logement au Gabon s’est amplifié au cours des vingt dernières années, du fait de l’accroissement exponentiel de la population urbaine suite à l’exode dural. L’étude de la Banque Mondiale de 1994 sur la pauvreté au Gabon estime que le pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté relative se situe autour de 60 %. Une étude plus récente menée par le PNUD en 2005 estime que le pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté en milieu urbain est de 75 % et de 25 % en milieu rural. Le résultat de l’enquête Gabonaise pour l’Evaluation et le Suivi de la Pauvreté (EGEP) 2005 indique que la moitié environ des ménages urbains vit dans des bidonvilles dans des conditions sanitaires déplorables. Ces bidonvilles s’étalent souvent dans des zones impropres à l’habitat, telles que les zones marécageuses.  Cette situation préoccupante en soi, traduit un déficit alarmant en logements et en terrains viabilisés. On estime qu’aujourd’hui, environ 50.000 ménages vivant dans l’agglomération de Libreville n’ont pas à leur disposition de logement décent.

Caractéristiques des logements existants

Type de logements

  • 106.000 mĂ©nages gabonais vivent dans des logements dont les murs sont en planches ;
  • Parmi ces logements, 57.200 ont un sol en terre ;
  • 137.800 mĂ©nages vivent dans des logements dont de simples feuilles de tĂ´les font office de toit ;
  • Les mĂ©nages dont les murs des logements sont en ciment ou semi dur ne sont pas plus dĂ©cents dans la mesure oĂą la plupart d’entre eux ont Ă©galement un sol en terre, manquent le plus souvent de sanitaires et de toiture stable. Ces mĂ©nages reprĂ©sentent 44 % de l’ensemble des mĂ©nages soit 114.400 mĂ©nages.
  • Dans 20 % des mĂ©nages, plus de 3 personnes dorment dans la mĂŞme pièce. Ce qui se traduit par un manque total d’intimitĂ© et un espace de vie dramatiquement insuffisant pour les familles, avec comme consĂ©quence directe un risque accru de transmission des maladies parasitaires et infectieuses et de dĂ©sĂ©quilibres psychologiques.

Type de toilettes La  moitié des ménages gabonais, soit environ 135.200 ménages, utilise des fosses rudimentaires, surtout en milieu rural où ces fosses sont utilisées par près de 83 % des ménages ;

  • 7 800 mĂ©nages ne disposent d’aucune toilette ;

Approvisionnement en eau

  • 85.800 mĂ©nages s’approvisionnent en eau Ă  une borne fontaine ;
  • 10.400 mĂ©nages s’approvisionnent en eau par l’hydraulique villageoise ;
  • 28.600 mĂ©nages s’approvisionnent Ă  un fleuve/source ;
  • 5.200 mĂ©nages utilisent l’eau de puits ouverts.

L’accès à l’eau varie selon les régions. Ainsi, 80 % des ménages de la province de l’Estuaire (Province dont le chef-lieu est Libreville, capitale politique du Gabon) et 53 % de la province de l’Ogooué Maritime (Port-Gentil) ont accès à l’eau potable, contre seulement 20 % des ménages dans les provinces de la Nyanga et la Ngounié.

De même, 3 ménages sur 5 s’approvisionnent dans les rivières, les lacs ou les fleuves dans les provinces l’Ogooué Lolo, du Woleu-Ntem, de l’Ogooué Ivindo et la Ngounié.

Approvisionnement en électricité

  • 26 % de la population n’a pas d’accès direct Ă  l’électricitĂ©, soit 338.000 personnes.
  • La proportion des mĂ©nages ayant un accès direct Ă  l’électricitĂ© est plus Ă©levĂ©e en milieu urbain qu’en milieu rural. Cependant la vĂ©tustĂ© des installations et des Ă©quipements entraĂ®ne depuis quelques annĂ©es des coupures d’électricitĂ© souvent pluri-journalières.
  • Ce qui traduit Ă  juste titre la nĂ©cessitĂ© d’étendre le rĂ©seau, de le renforcer et de le rĂ©nover, tout en mettant en place, si nĂ©cessaire, des capacitĂ©s indĂ©pendantes d’approvisionnement (panneaux solaires, groupes Ă©lectrogènes Ă  volant inertiel…).

Les combustibles utilisés pour la cuisine

  • 59 % des mĂ©nages (153.400) font la cuisine au gaz en bouteille ;
  • En milieu rural, 75% des mĂ©nages utilisent le bois de chauffe.

Propositions

Les données révélées ici par une enquête gouvernementale montre que les conditions de logement accablent de nombreux Gabonais.

La majorité de la population gabonaise vit dans des « matitis », quartiers difficilement accessibles, non urbanisés et souffrant gravement des intempéries. En dehors de quelques rares quartiers qui ont été partiellement urbanisés, Libreville est un vaste bidonville. Sa réhabilitation et celle des autres villes du pays qui lui ressemblent fortement s’imposent de toute urgence. Le développement du logement social et l’urbanisation des cités sont donc une absolue priorité.

Investissements

Les premières mesures qui seront prises porteront sur :

  • Viabilisation de plusieurs dizaines d’hectares de terrains pour la construction de nouveaux sites urbains, incluant l’évacuation des quantitĂ©s importantes d’eaux pluviales Ă  certaines saisons ;
  • Construction sur 20 ans d’au moins 200.000 logements dĂ©cents sur l’ensemble du territoire pour remplacer progressivement les bidonvilles, avec :
    • accès direct Ă  l’eau potable ;
    • accès Ă  l’électricitĂ© sans  interruption ;
    • accès aux rĂ©seaux de transfert d’information (tĂ©lĂ©phonie fixe, internet, tĂ©lĂ©vision par câble…)
    • raccordement Ă©ventuel au gaz domestique pour la cuisine ;
    • raccordement Ă  un système normalisĂ© d’assainissement via le tout Ă  l’égout.
  • Mise en place d’un système de financement du crĂ©dit immobilier en vue de l’accès Ă  la propriĂ©tĂ© individuelle hors logement social (par exemple lotissements) ;
  • Elaboration d’un arsenal lĂ©gislatif favorisant l’investissement privĂ© dans l’amĂ©nagement des sites urbains et la construction de logements.

De telles propositions ne peuvent que s’insérer dans une politique nationale de grands travaux planifiés à long terme (terrassement, construction d’un réseau routier, assainissement, raccordement à l’eau potable, à l’électricité et au gaz, construction d’un réseau de collecte des eaux usées et  de stations d’épuration, possibilité de raccordement aux télécommunications, implantation d’hôpitaux, de centre médicaux, d’écoles, de moyennes surfaces de distribution et de commerces de proximité, création de centres de rencontre et de loisirs, installation d’équipements sportifs de quartier, de parcs et jardins, de jardins communaux mis à la disposition des familles pour développer la petite agriculture vivrière, transports en commun, etc.).

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J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.


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