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Les points saillants du coup d’Etat Constitutionnel
Je vous livre ici quelques « minutes » de la parodie de procédure qui s’est déroulée hier devant la cour constitutionnelle gabonaise. M. André Mba Obame, M. Mamboundou et moi même avions décidé de ne pas nous présenter pour diverses raisons. Personnellement, je ne souhaitais pas que ma présence puisse donner quelque crédit aux élucubrations de cette cour illégitime. Je vous donne les détails de la conversation que j’ai eue aujourd’hui avec mes représentants devant la cour constitutionnelle gabonaise.
L’affaire de Mme Okome Mba
La première affaire concernait Mme OKOME MBA une citoyenne ayant voté pour le candidat Jules Bourdes OGOULIGUENDE au Lycée d’état de l’Estuaire (bureau no 6). Après délibération de la CENAP (commission chargée des élections) son candidat a obtenu zéro voix dan ce bureau. D’ailleurs ce centre devait avoir 14 bureaux , mais il en avait 15 donc elle a conclu qu’il devait exister un bureau – pirate pour reprendre son expression.
Mme Okome a également insisté sur les contradictions des Procès Verbaux. Sur un PV, son candidat a zéro voix en effet mais sur un autre il en a trois.
Lorsque la cour a délibéré sur le problème posé par Mme Okome, sa requête a été rejetée au prétexte que le vote était secret et qu’il n’y avait pas de preuve que cette citoyenne avait vraiment voté pour son candidat.
Les deux affaires Luc Bengono Nsi
S’en est suivie la première « Affaire Luc BENGONO NSI » car il y en a eu deux. La première affaire s’appuyait sur le fait que Ali Bongo n’est pas Gabonais. Illustration : il avait 3 dates de naissance, le 10 juillet, le 19 juillet et le 7 février.
Sa supposée mère Marie Joséphine KAMA dit qu’elle a eu son fil Ali le 9 février 1959 a Brazzaville. Or sur la photo de mariage de « ses parents » en octobre 1959, il n’apparaît pas. Il est pourtant âgé de huit mois à cette période selon la photo tirée du Mémorial du Gabon.
Sur la photo en question, apparaît une petite fille tenant un bouquet de fleurs mais pas de traces d’Ali BONGO. Il a montré d’autres photos tirées du Mémorial et des coupures de journaux ainsi que des photos ou Ali était au Nigeria avec ses parent biologiques.
Luc BENGONE a donné les noms des vrais parents d’Ali et a demandé a la cour de faire une comparaison pour voir si la ressemblance n’était pas évidente. Comparaison entre les photos ou il est au Nigeria. Il a également rappelé qu’en 1975 Joséphine Bongo Kama avait organisé une marche avec des femmes pour démentir la rumeur qui disait qu’elle était stérile. Jusqu’à cette date Ali n’était pas encore au Gabon. Si elle avait vraiment eu ce fils en 59 elle n’aurait jamais organisé cette marche !
Luc BENGONE NSI a demandé que des examens de l’ADN d’Ali BONGO ONDIMBA soient faits en Allemagne et en Suisse pour couper court à la polémique. Le commissaire de la Cour a répondu que le recours devait être rejeté car n’étant pas suffisamment étayé.
Comme la Présidente de la Cour était pressé d’en finir elle a jugé bon d’écouter successivement tous les plaignants sans même que les avocats d’Ali ne répliquent à chaque accusation comme cela se fait normalement. elle a affirmé que les requérants étaient tous là  pour les mêmes raisons. Les avocats n’avaient droit qu’à 6 minutes chacun.
Le comportement de Me Georges ARAMA, avocat d’Ali Bongo Ondimba
Me GEORGES ARAMA avocat du barreau de Paris défendant Ali s’est mis a insulté les opposants dan la salle. Il a présenté un document signé des opposants et l’a qualifié de « chiffon ». Il a jeté le document sur la table des avocat de l’opposition, choquant ainsi les Gabonais.
Nos avocats ont insisté sur le degré de corruption de cette élection et de l’achat des consciences : militaires augmentés au niveau salarial, le Maire d’OWENDEO qui a réuni tout les chefs de quartiers de sa commune pour leur demander d’influencer les habitants pour qu’ils  votent Ali BONGO…etc.
Lorsque Mr luc BENGONO NSI est revenu a la barre, il a dit a la Présidente de la Cour de nous expliquer ce que nous faisions ici dans la mesure où les  décisions qui concernent le Gabon sont prises ailleurs.
Avant même l’élection quelqu’un aurait  entendu   un couple à l’Hôtel  Laico dire qu’Ali Ali allait l’emporter avec  41,73 % et c’est ce qui s’est passé.  Alors que faisons nous devant cette Cour si les décisions sont prises au Quai d’Orsay ? Tout en la désignant du doigt,  il a ajouté qu’elle devait savoir que nous n’étions pas là pour nos problèmes personnels mais plutôt pour ceux de tout un peuple. Lorsqu’elle prendra sa décision, elle devra savoir que l’avenir du Gabon est entre ses mains.
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J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.
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