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Le Projet Politique Global
Perspectives générales
Quel est le problème réel du Gabon ? Il n’y a pas de problème en ce qui concerne les ressources humaines, la terre, le climat, la végétation, l’hydrographie, l’atmosphère ou tous autres aspects de ce genre qui sont de nature à accabler le développement. Le réel problème gabonais réside dans le manque de volonté ou l’incapacité notoire de ses administrateurs ou de ses dirigeants à se comporter comme de véritables leaders.
Nous affrontons un système qui tient le Gabon et les Gabonais dans la confusion et l’instabilité depuis près de quarante ans. À cet effet, il faut suggérer des mesures concrètes de redressement du Gabon pour libérer les talents et stimuler l’esprit d’entreprise dans les régions pour qu’enfin, celles-ci deviennent les nouveaux pôles de relance de l’économie nationale.
Pour continuer et aller de l’avant il faut aussi ĂŞtre en paix avec son passĂ©. C’est dans ce but que sera mis en place une Commission « VĂ©ritĂ© et RĂ©conciliation » qui permettra Ă la Nation de regarder son passĂ© en face et de se construire un avenir commun
Développement social
Le développement social concerne le cadre d’activités qui permettent d’améliorer les conditions de vie des personnes à des niveaux supérieurs. Une des conditions qui accablent de nombreux Gabonais est le logement social. Les Gabonaises et les Gabonais vivent dans des maquis : des quartiers difficilement accessibles, pas du tout urbanisés et soumis à des conditions d’intempéries difficiles. Il est évident que le développement du logement social et l’urbanisation des cités est une des premières priorités du projet politique.
Développement économique
Le développement régional empêche le dépeuplement rural, préserve les paysages et protège la future industrie, le tourisme par l’écotourisme. Contrôler les déficits du gouvernement et l’inflation en empruntant sagement sur le marché international, en remboursant les dettes dans un délai raisonnable et en agissant en prévision de nouveaux défis comme la gestion intégrée de l’environnement. Mais le clou de la stratégie est de créer un fonds durable pour les générations à venir avec en grande partie les revenus du pétrole et de certaines matières premières dans des programmes visant à l’amélioration de la croissance et les revenus en régions. Ces programmes doivent comprendre des politiques de planification familiale très strictes, des techniques de multiplication de la banane et du manioc, des projets d’irrigation rurale et d’alphabétisation des adultes. Le Gabon doit s’adapter au nouvel ordre mondial en diversifiant son économie, en développant des infrastructures énergétiques et en faisant du développement durable l’un des objectifs fondamentaux du développement économique du Gabon.
Développement régional
C’est une priorité, avec un accent sur le retour des jeunes gabonais dans leur terroir.
Le Gabon va promouvoir les investissements sur tout son territoire, dans toutes les régions, et renforcer la confiance des investisseurs. Les lacunes flagrantes sur le plan des infrastructures constituent l’un des grands obstacles au développement du Gabon. Utiliser des règles principales que le développement durable impose à ses partenaires en ce qui concerne la construction, l’entretien réel routier par exemple, et le développement des infrastructures dans les régions en offrant un environnement de travail stimulant tout en respectant le citoyen.
Seront fixĂ©es des règles de base Ă imposer de manière durable Ă nos partenaires en ce qui concerne la construction et l’entretien rĂ©el routier ou le dĂ©veloppement des infrastructures dans les rĂ©gions en offrant un environnement de travail stimulant tout en respectant le citoyen. Ces règles permettront d’attirer des investissements, notamment dans le cadre des programmes de dĂ©veloppement d’infrastructure du NEPAD.
Comment affronter l’avenir si les dirigeants sont indiffĂ©rents aux vrais problèmes des Gabonais ? Comment faire face Ă l’Avenir si les Gabonais ne font pas face Ă la rĂ©alitĂ© et n’en sont pas informĂ©s. Les Gabonais doivent savoir ce que le gouvernement et la prĂ©sidence font en leur nom. La refondation de l’État doit Ă©galement passer par la refondation de la gestion des finances de la prĂ©sidence de la rĂ©publique. La mauvaise gestion a Ă©tĂ© nuisible Ă l’esprit d’entreprise. Pour donc dynamiser l’intĂ©gration rĂ©gionale et l’esprit d’entreprise, nous proposons une politique qui stimule l’implantation de nouvelles industries et par consĂ©quent l’investissement Ă©tranger.
La gestion durable de l’Environnement
Le développement durable passe par l’utilisation et l’application des grands principes de la protection de l’environnement adoptés par la Banque mondiale et la loi sur la qualité de l’environnement du Gabon. Tout projet ayant des répercussions sur des ressources naturelles renouvelables ne doit pas excéder les capacités régénératrices de ce même environnement : par exemple, les projets concernant la pêche doivent être munis de mécanismes nécessaires pour prévenir l’épuisement des réserves naturelles de poissons. L’État ne peut être partenaire de projets susceptibles de nuire à la santé humaine et à l’environnement. On ne peut s’impliquer dans des projets qui soient de nature à modifier les régions naturelles sans, si le projet est validé par le gouvernement et les services de l’Etat, sans que les responsables aient recours à des mesures compensatoires. Nous parlons des déplacements ou migrations forcées de populations humaines. Le programme politique préconise la mise en place d’énergies renouvelables, d’une gestion écologique de l’assainissement des eaux et des déchets domestiques.
La lutte contre la fraude et la corruption
Des mécanismes pour prévenir l’évasion fiscale, dépister les fraudeurs et récupérer les fonds publics détournés devront être mis en place en renforçant les capacités du Ministère actuel, Ministère du Contrôle de l’Etat, ainsi que par l’instauration d’une Autorité Administrative réellement indépendante, associant aux côtés des magistrats et hauts fonctionnaires, des juristes ainsi que des experts comptables représentant la société civile et la Cour des Comptes. La Cour des Comptes publiera un rapport annuel sur les relations entre le secteur public et le secteur privé ainsi que la comptabilisation et la justification des dépenses de l’Etat.
Il est possible de mettre fin Ă la corruption avec un pouvoir exĂ©cutif rĂ©formĂ© et efficace et un pouvoir judiciaire indĂ©pendant. La collaboration avec les Institutions Internationales, telles que la Banque Mondiale, l’Union Africaine et le Fond MonĂ©taire International, sera un grand avantage dans la lutte contre la corruption. C’est pour cette raison que sera appliquĂ©e la Convention internationale de MĂ©rida contre la corruption et le dĂ©tournement de fonds publics.
Relations internationales et politique étrangère
Il conviendra de favoriser l’intégration régionale pour l’intégration continentale. Créer de grandes commissions pour le règlement des conflits et des situations post-conflictuelles du continent. Établir un comité de sages pour relever les Grands défis et veiller au processus de maintien de la paix chez nos voisins en proie à des guerres de prédation visant en priorité les populations civiles et l’extraction des ressources naturelles à l’état primaire.
Outre la prévention des conflits sous régionaux par une politique de coopération et de dialogue, le Gabon devra mettre en place, en relation avec les pays développés et les institutions multilatérales, une véritable diplomatie au service du développement économique et social.
La gestion du Gabon de ces quatre dernières décennies se traduit par la confiscation des libertés fondamentales, l’affaiblissement des capacités administratives, l’utilisation de la force brutale pour gérer les risques et les imprévus. Il doit être mis fin à la politisation des identités ethniques .Ce n’est pas le fait ethnique qui dérange mais son instrumentalisation par certaines élites qui s’en servent depuis plus de quarante ans pour conquérir, conserver le pouvoir et assujettir ou animaliser la population. .
L’Éducation intégrée
Un des maillons faibles du système. L’éducation est en proie depuis plus de quarante ans à un immobilisme majeur. L’éducation doit être au service de la formation continue dont la fonction est de maintenir actualisables et rentables les ressources humaines gabonaises. On assiste au délitement des conditions de travail des enseignants et au décalage entre la mission officielle de démocratisation de l’école et sa mission de reporter sur elle des espoirs de promotion sociale dont le politique refuse depuis plus de quarante ans de se charger car incompatibles avec son programme de planification bancale. Nous allons redéfinir l’institution scolaire. La déscolarisation progressive de l’école ne tend plus à la transformer en lieu de transmission du savoir mais de gestion des populations aigries et défavorisées. Les exigences scolaires à l’égard des étudiants et élèves décroissent. Le lien entre ces exigences et l’évaluation des acquis est devenu abyssal. Il faut éviter de tomber dans une déflagration à l’ivoirienne ou au syndrome ivoirien.
C’est un ambitieux chantier de remise à niveau de l’Education Nationale qu’il faut mettre en œuvre, tant par l’augmentation radicale des capacités d’accueil que par la diversification des filières et des diplômes.
La santé
Le système de santé est en panne depuis plus de quarante ans. Compte tenu de la désastreuse situation sanitaire du continent africain, il faut estimer qu’il est nécessaire de former 1 million de soignants d’ici à 2020 sur le continent pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Pour le Gabon, les besoins sont de 10.000 soignants supplémentaires afin qu’il puisse faire face à cette pénurie. La situation est dramatique dans les villages.
L’absence de structures sanitaires villageoises, le coût et l’absence des médicaments touchent une population déjà fragilisée par des travaux agricoles pénibles, une alimentation insuffisante et déséquilibrée, un environnement et un habitat insalubres. De plus, l’accès aux services de santé existants est très difficile ou impossible en raison des distances considérables, de l’absence de moyens de transport, de l’état des routes et du manque d’argent. Les problèmes d’enclavement, d’équipements scolaires, d’approvisionnement en eau potable apparaissent avec un taux similaire. Les salaires sont faibles, le pouvoir d’achat d’un médecin est minime, les conditions de travail sont précaires, l’absence de perspectives de carrière et le manque flagrant de médicaments et d’équipements, l’insécurité permanente liée à l’instabilité politique, la charge de travail est croissante compte tenu du manque de main d’œuvre et aux ravages du Sida. Il faut remarquer que la mortalité infantile est considérable : deux enfants sur trois meurent de diarrhées ou de maladies qui pourraient être facilement traitées ou prévenues.
Le Gabon ne bénéficie que de 9 médecins pour 100.000 habitants contre 335 pour 100.000 habitants en France. Le Gabon a très peu de spécialistes et doit recruter à l’étranger. Il doit renforcer ses capacités de formation en termes de structures et de personnel enseignant et multiplier par sept le nombre d’étudiants en médecine pour contrecarrer cette anomalie. De même, avec l’aide de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), le pays peut lancer un programme de recrutement temporaire de personnels de santé qui évoluent à l’étranger en leur offrant des primes au retour.
Utiliser les ambassades en ouvrant des bureaux de recrutement dans le but d’améliorer les contacts avec le personnel qualifié de la diaspora gabonaise qui exprimerait le souhait de rentrer participer au développement du Gabon. Autrement dit, confronté à des taux de mortalité infantile et maternelle parmi les plus élevés du monde et à un manque criant de médecins et d’infirmières, le Gabon doit mettre son énergie dans la formation du personnel non infirmier destiné à la prévention et aux soins primaires maternels et infantiles dans les régions et les zones rurales. Définitivement, il est essentiel d’investir dans la formation supplémentaire.
L’Agriculture
Elle devra être développée en vue d’une souveraineté alimentaire du Gabon à 10 ans. La part de l’Afrique subsaharienne est passée dans les échanges commerciaux de 2% à 1,6% entre 1990 et 2004. Ce qui est mince et négligeable dans le marché mondial.
Le Gabon, pays à faible population active, devra se diriger vers une agriculture forte, avec l’assistance technique et des subventions des pouvoirs publics. Ceci implique la mise en place d’une véritable économie agricole, de formations agraires par des organismes de financement spécialisés du secteur. Le paysan sortirait
de son agriculture de subsistance pour se poser en véritable opérateur économique ; outre les cultures déjà explorées, les agriculteurs modernes pourraient se diriger vers :
- La filière avicole ;
- La pĂŞche industrielle ;
- L’agriculture maraîchère urbaine et périurbaine ;
- Etc…
La Culture et le Sport
Il convient de renforcer l’action culturelle en appuyant les artistes pour qu’ils puissent rayonner à travers le monde et diffuser la spécificité gabonaise : renforcer l’apprentissage des langues gabonaises pour l’épanouissement de notre Nation et de l’Unité Nationale pour la solidarité entre les groupes.
La Culture et le Sport constituent en particulier des instruments de promotion sociale individuelle et collective. Ils sont l’une des expressions de cohésion sociale et de promotion les plus puissantes d’un pays. Ils mobilisent le dynamisme de la jeunesse.
La diffusion de la culture et des évènements sportifs entraîne inexorablement un engouement touristique pour le pays ; il convient de créer les différentes structures de renforcement de l’expression culturelle et sportive (Musées, sites historiques, parc à thèmes, salles de spectacles, palais omnisports, salles et centres d’entraînement sportifs, écoles de formation techniques aux métiers de la culture et/ ou du sport).
Une politique de la culture et du sport avisée passe par deux centres d’intérêt : l’éducation et les infrastructures. La détection des talents devra s’effectuer dès le plus jeune âge, en protégeant les droits des jeunes et de leurs parents. C’est pourquoi les organismes publics en charge de la culture et du sport devront synchroniser leurs programmes avec ceux de l’éducation nationale.
Un effort d’investissements public ainsi que la mise en place de partenariats publics / privés devront également être mis en place pour édifier des infrastructures culturelles et/ou sportives départementales, cantonales, municipales et même villageoises.
Il sera impératif d’associer les opérateurs économiques aux politiques de la culture et du sport pour encourager le mécénat et le sponsoring.
Les affaires sociales
CrĂ©er des programmes de soutien aux personnes les plus nĂ©cessiteuses, les malades, les personnes handicapĂ©es et les aĂ®nĂ©s. Lutter contre la discrimination et la pauvretĂ©. L’accès aux services sociaux tels que l’éducation et la santĂ© est une prioritĂ© ainsi que la possibilitĂ© pour les mĂ©nages d’un logement salubre et sĂ©curisĂ©. Les conditions d’habitat constituent un des indicateurs non financiers de la pauvretĂ© des populations. L’accès Ă l’eau potable reste prĂ©occupant avec des consĂ©quences graves sur la santĂ© de la population. 66% de la population Ă accès Ă l’eau potable: dont 38% directement dans le logement, 21% auprès d’un voisins et 7% Ă la borne fontaine. Les variations rĂ©gionales sont cependant très marquĂ©es. Quand 80% des mĂ©nages de l’Estuaire et 53% de ceux de l’OgoouĂ© Maritime ont accès Ă l’eau potable, dans les provinces de la Nyanga et de la NgouniĂ©, ces taux se situent Ă 20%. De la mĂŞme façon, dans les provinces de l’OgoouĂ© Lolo, du Woleu Ntem, de l’OgoouĂ© Ivindo et de la NgouniĂ©, trois mĂ©nages sur cinq s’approvisionnent dans les rivières et les lacs ou les fleuves. 60% des mĂ©nages utilisent l’électricitĂ© au Gabon.
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J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.
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