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Industrie Pétrolière
Etat des lieux
A) Potentialités : le pétrole constitue la ressource naturelle la plus importante du Gabon
l) Potentialités géographiques
- Le Gabon est une terre vierge. Pour une superficie de 267.000 km², équivalente à la moitié d’un pays comme la France, il est recouvert de forêt sur 85% du territoire. Les fleuves et cours d’eaux recouvrent 4% de la surface, 10% des terres sont encore inexplorées et seulement 2% de la surface du sol sont cultivés ;
- Le Gabon est un carrefour de communication : situé sur l’équateur et frontalier au Nord-Ouest avec la Guinée équatoriale (351 km), au Nord avec le Cameroun (298 km), sur la tranche Est et Sud avec le Congo-Brazzaville (1903 km), il possède un emplacement stratégique unique pour l’Afrique équatoriale, et à plus grande échelle pour tout le continent africain ;
- Le Gabon est une plate-forme potentielle du commerce maritime : sa façade côtière (littoral de 885 km) lui offre des perspectives privilégiées pour les échanges maritimes ; il fut dans le passé le pôle du commerce triangulaire ;
II ) Potentiel spécifiquement pétrolier
Selon les analyses faites par le Dr. Duncan Clarke (Chairman et CEO de Global Pacific & Partners), l’ouverture de l’offshore profond et très profond grâce à l’amélioration des techniques de forage permettrait une estimation des réserves actuelles du Gabon à 2,6 MdsB, avec un potentiel de 5 MdsB supplémentaires à l’horizon 2025.
Le Gabon est une province pétrolière mature, mais une province atypique pour deux raisons principales :
- Onshore. Certains paramètres comme l’épaisse forêt ou les couvertures de latérite et de sel qui absorbent l’énergie sismique sont telles qu’il est difficile de voir au-dessous. Ces particularités végétale et géologique rendent l’exploration et la mise en exploitation des champs pétrolifères du Gabon plus complexes. Toutefois, chaque nouvelle avancée technologique a permis la découverte d’importants champs pétrolifères nouveaux. Il reste encore beaucoup de pièges subtils à découvrir au Gabon : le potentiel est encore considérable.
- Offshore. Il y a encore des zones d’ombre à explorer. Seule l’extrémité sud du Bassin Sud-Gabon a été forée. Cette partie du bassin côtier gabonais est un bassin affamé : c’est la partie du bassin la moins profonde et il n’y a pas de rivière majeure qui l’alimente en sédiments. Il reste encore des sédiments nombreux, plus anciens et plus profonds, à forer : là aussi le potentiel est encore très important.
B) Constat – Le Gabon n’a actuellement aucune politique pétrolière cohérente.
l) La structure administrative actuelle :
- Le Gabon n’a plus de société nationale de pétrole. Elle a du fermer ses portes suite à une mauvaise gestion. Le Ministère des Mines, de l’Energie et du Pétrole possède un département en charge des questions pétrolières, la Direction Générale des Hydrocarbures (DGH). Cette DGH interagit de façon autonome avec les sociétés opératrices. Depuis les années 90 la DGH travaille de concert avec des sociétés conseillères techniques de l’Etat pour tout ce qui concerne les activités pétrolières. Ces dernières se partagent directement les parts de l’Etat gabonais dans différents projets de production, alors que ce rôle devrait être joué par une société nationale ou le Ministère. On imagine dès lors aisément la difficulté pour obtenir une licence d’exploration et de partage de production au Gabon. Cela a accru la perte de crédibilité du Gabon dans le monde pétrolier…
- S’ajoute à cette structure administrative particulièrement lourde un contexte pétrolier à risque élevé, malgré l’apparente stabilité politique du pays. En effet, la mauvaise gestion des richesses pétrolières du pays a aussi comme conséquence une instabilité politique implicite qui ne favorise pas l’investissement.
ll) Les infrastructures pétrolières :
- La société nationale de raffinage SOGORA
- Un réseau de pipelines achemine le pétrole extrait du sous-sol gabonais vers Port-Gentil
- Un terminal pétrolier à Port-Gentil
Propositions
Il faut éveiller une conscience nationale enfouie depuis 41 ans et rallier le peuple autour de l’idée d’un changement immédiat et pacifique en faveur d’un partenariat pétrolier profitable tant pour les Gabonais que pour les investisseurs.
Pour que le pétrole gabonais puisse continuer à bénéficier d’une attention, il est impératif qu’un Etat nettement plus solvable, compétent et gestionnaire s’instaure au Gabon pour mieux accompagner les investissements en exploration. Il est également nécessaire d’appeler à une concertation de tous les principaux opérateurs pour réfléchir aux moyens d’optimiser la production pétrolière dite déclinante.
Il convient donc de moderniser et étendre l’infrastructure existante.
Investissements
A court terme :
- Restructurer la Direction Générale des Hydrocarbures, qui pourrait être assistée par des bureaux de consultants et éviter ainsi une politique nébuleuse de pots-de-vin pour l’obtention de licences d’exploration.
- Réviser le code minier afin de le rendre plus souple et attractif.
- Récupérer les actifs de l’Etat détenus par les sociétés conseillères techniques de l’Etat pour créer une société nationale unique dont le but sera la gestion transparente des actifs.
En bref : Supprimer toute forme d’Administration superflue, de manière à assainir les processus économiques, tout en allégeant les procédures permettant aux entreprises de rapidement déployer leurs activités sur le sol gabonais.
A moyen terme :
- Investir dans la recherche et dans la récupération (trouver des perspectives d’avenir pour un marché pétrolier ayant atteint la maturité).
- Faciliter les explorations onshore et offshore.
- Installer une raffinerie ultra-moderne dans la région de Port-Gentil.
- Créer un nouveau terminal pétrolier et gazier à Port-Gentil.
- Etendre le port existant ou créer un port nouveau en eaux profondes, permettant l’accostage des pétroliers et méthaniers de gros tonnage.
A long terme :
La tendance du Gabon doit aller vers la privatisation et non la nationalisation dans le cadre d’un réel partenariat public-privé.
Perspectives sous-régionales
La société national de raffinage SOGORA couvre presque tous les besoins nationaux et peut couvrir ceux des pays voisins comme la Guinée Equatoriale et Sao Tomé et Principe qui ne possèdent pas encore de raffinerie. SOGARA exploite sa capacité de production à 80%. Il y a là un manque à gagner, surtout quand on sait que le Gabon ne produit pas encore certains produits pétroliers (la gazoline d’aviation ou l’essence sans plomb par exemple) ou qu’il n’en produit pas suffisamment (le jet fuel, le kérosène, le gasoil…) et qu’il est encore obligé d’importer.
Le Gabon pourrait pourtant facilement augmenter les capacités de ses raffineries pour pouvoir satisfaire le marché Equato-Guinéen en matière de raffinage. Le Gabon pourrait même agrandir ses raffineries pour devenir le pays vers lequel les voisins exporteraient leur pétrole pour raffinage, avant de le réimporter sous forme de produits finis. Pratiquement, le Gabon pourrait acheter lui-même ce pétrole et le revendre sous forme raffinée.
Le Gabon vend son pétrole brut à la raffinerie du Sénégal et pourrait en vendre à d’autres pays africains qui importent le brut d’Iran (Afrique du Sud), des Emirats Arabes Unis (Kenya), d’Arabie Saoudite (Zambie). Certains pays comme le Burkina Faso développent leur capacité d’approvisionnement en hydrocarbures pour passer de 2 à 3 mois de réserves. Le Gabon pourrait alimenter ces marchés. Le downstream a donc encore un potentiel considérable de développement tant pour le marché national que sous-régional.
Ce développement signifierait au niveau sous régional l’autorisation de traverser le territoire, la construction de pipelines et de gazoducs sécurisés, surveillés par un corps spécial de l’armée.
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J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.
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