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		<title>Réaction de l’Union Nationale aux mesures prises par le conseil des ministres réuni le 4 mars 2010 à Port-Gentil.</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 21:48:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Le conseil des ministres réuni à Port-Gentil le 04 mars 2010 a annoncé des mesures dont le caractère et l’importance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1257" class="wp-caption alignleft" style="width: 134px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/1835197-2504612.jpg"><img class="size-full wp-image-1257" title="1835197-2504612" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/1835197-2504612.jpg" alt="" width="124" height="124" /></a><p class="wp-caption-text">Logo de la campagne de BBM en 2009</p></div>
<p>Le conseil des ministres réuni à Port-Gentil le 04 mars 2010 a annoncé des mesures dont le caractère et l’importance nous obligent à y revenir comme nous l’avons annoncé dans notre déclaration du 5 mars 2010.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur la forêt</strong>, le Conseil a prévu les mesures d’accompagnement dans le processus d’industrialisation de la filière bois consistant en :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>1- </em><em>« La création d’un fonds de soutien à l’accélération de l’industrialisation du secteur bois, doté de 20 milliards de francs CFA provenant des droits de sortie perçus sur les grumes exportés en 2010, suite à la mesure de dérogation adoptée par le gouvernement »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La mise en place d’avantages fiscaux pour les investissements réalisés au cours des trois prochaines années, dans le domaine de la transformation du bois »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>2- </em><em>« L’assignation à la SNBG d’acheter la production des petits producteurs gabonais réunis au sein au sein du projet des Petits Permis Forestiers Gabonais »</em></p>
<p style="text-align: justify;">La création d’un fonds de soutien de 20 milliards perçus sur les droits de sortie ne dit pas si ces droits sont ceux qui ont été inclus dans la loi de finances 2010 au titre des recettes. Si tel est le cas, ils sont insuffisants car ces recettes y sont estimées à 17 milliards. Il manquerait ainsi trois milliards pour le couvrir en totalité. Le Gouvernement doit donc dire ce qu’il entend faire pour combler ce déficit. Serait-ce par l’augmentation des taxations sur les droits de sortie des bois en grumes ou par la création d’autres taxes pour équilibrer la dotation prévue au fond de soutien? Si la dotation est tirée du budget, elle entraînerait une diminution des recettes qui déséquilibrerait celui-ci de ce montant. Le Gouvernement doit dire ce qu’il fera pour couvrir le déficit qui en résulte.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, nous doutons de la possibilité de tirer une telle somme des droits de sortie sur l’exportation des bois en grumes au cours des trois mois de dérogation de la mesure d’interdiction.  Nous y voyons l’abandon pur et simple d’une décision annoncée comme étant irrévocable, mais dont nous avons prédit l’échec.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un autre côté, il nous apparaît que même dans l’hypothèse où cette dotation est financée à la hauteur de la somme prévue, elle est insuffisante pour accélérer l’industrialisation de la filière bois. Cette industrialisation ne peut être obtenue par subvention. L’Etat doit créer les conditions propices à la réalisation de cette politique et laisser les promoteurs privés s’en charger. On peut se demander si le fameux fonds de soutien n’est pas en fait une dotation de l’Etat pour faire face aux conséquences financières de sa mesure d’interruption autoritaire et brutale des exportations des bois en grumes. Elle est alors le prix à payer par le contribuable du fait de la mauvaise gouvernance et de l’amateurisme de ceux qui gouvernent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur les avantages fiscaux</strong>, il s’agit d’une mesure vague et imprécise. Le Gouvernement fait ainsi ce qui est sa marque de fabrique : l’effet d’annonce. Les avantages fiscaux, dans ce secteur  de base de l’économie gabonaise doivent être connus pour constituer des facteurs d’incitation à l’implantation d’industries de transformation. Ce sont là des métiers particuliers, ayant des marchés spécifiques distincts des métiers d’exploitants forestiers. Placés notamment au carrefour de la recette publique, de l’emploi, de la protection de l’environnement, l’incitation fiscale est un investissement sur l’avenir dont les éléments doivent avoir la clarté que commande le cheminement vers l’objectif à atteindre. Ceci ne paraît pas être la préoccupation de ce Gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur l’assignation faite à la SNBG de racheter la production des petits producteurs gabonais,</strong> le Gouvernement oublie de préciser que cette obligation implique la continuation de l’exportation des bois en grumes qui constitue l’activité de la   SNBG. Il oublie aussi de noter que cette entreprise est en difficulté et lui confier une telle obligation entraînera une charge susceptible d’aggraver un peu plus sa situation financière. Cette mesure n’assure pas le règlement des besoins récurrents de trésorerie des petits exploitants gabonais qui seront toujours exposés aux manœuvres spéculatives de certains opérateurs du secteur qui leur rachètent leur production à un prix largement inférieur au tarif officiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mesure aurait dû attendre la restructuration de la SNBG pour conforter son assise financière et recentrer ses missions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur la création de  la direction générale de la dette et la réorganisation du Trésor</strong> le Conseil des Ministres procède à une réorganisation opportuniste et subjective des services financiers de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la chaine de la dépense concerne l’engagement, la liquidation et l’ordonnancement. Ces trois étapes en constituent le principal goulot d’étranglement. Le paiement des dépenses par le Trésor public n’étant que l’étape ultime du processus.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus qu’une nouvelle organisation des services, la rationalisation de la chaine de la dépense publique appelle plutôt une revue des procédures d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement des dépenses, qui nécessitera l’adaptation des dispositions législatives et réglementaires propres à cette matière.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est annoncé par le conseil des ministres est un désaveu du Ministre du Budget à qui on retire la gestion de la Dette pour la confier au Ministre en charge de l’Economie. Or la logique et la pratique habituelle observée dans la plupart des pays veulent que ce soit le ministère qui gère la dépense qui soit aussi en charge de la gestion de la dette. En fait, il s’agit d’un accommodement des techniques aux personnes en présence pour mieux organiser le pillage à huis clos.</p>
<p style="text-align: justify;">De même <strong>la réorganisation de la Direction générale des services du Trésor</strong> à travers la multiplication des comptables principaux est en réalité destinée à émietter les responsabilités du Trésorier Payeur Général dans le but de conduire des opérations financières à l’abri de tout contrôle. Quant à l’unicité de caisse, elle constitue le rappel d’un principe décidé par la conférence nationale, maintes fois préconisé par les institutions financières internationales, et mis en œuvre avec des fortunes diverses par les gouvernements précédents. En l’absence de toute mesure nouvelle, la pétition de principe du Gouvernement actuel sur ce sujet ne permet pas de présager de son succès.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Sur la création d’une caisse des dépôts et consignations, l’Union Nationale est dubitative quant à l’opportunité et à la faisabilité d’une telle mesure.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, une caisse de dépôts et consignations est un organisme public chargé de recueillir les dépôts fiscalement aidés, en vue de financer les investissements d’intérêt général, notamment immobilier.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour assurer le rendement et la liquidité des fonds qui lui sont confiés elles les placent sur le marché financier et en emploi de trésorerie, contribuant ainsi au développement et  à la régulation du marché des capitaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Or en l’absence d’une épargne abondante et disponible, et de l’inexistence d’un véritable marché des capitaux au Gabon, la fameuse caisse de dépôts et consignations annoncée ne restera qu’une coquille vide, encore une autre idée fumeuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur le Financement des arriérés de l&#8217;état dus aux créanciers publics ou privés,</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’union Nationale s’étonne de l’existence de tels arriérés dans la mesure où les lois de règlement des exercices budgétaires 2007 et 2008 présentent des soldes excédentaires. Au vrai, c’est dans l’exécution du budget de l’État au quatrième trimestre de l’année 2009, notamment  depuis le mois d’octobre 2009, qu’il faut chercher leur source. Nombreux sont les exemples de dépenses dispendieuses non prévues au budget et qui ont eu pour conséquences de faire exploser plus que de raison le niveau des engagements financiers de l’État. Une part de ces dépenses est venue accroitre la dette publique ainsi que nous l’avions révélé lors de la présentation du budget 2010. La persistance de telles pratiques montre la permanence des dépenses hors budget qui contredit celui qui a promis de ne pas y recourir et qui prétend faire ce qu’il dit. Les ressources de l’État ne sauraient continuer ainsi à financer impunément les caprices d’un pouvoir qui confond trop souvent les deniers publics à une caisse privée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur la création de la societé nationale petroliere</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale prend acte de la volonté exprimée de créer cette société. L’idée n’étant pas entièrement nouvelle, elle aurait du être précédée par un débat de fond sur la gestion du pétrole dans notre pays. Le Gouvernement ne pourra d’ailleurs y échapper dans la mesure où  la création d’une société nationale se fait part la loi conformément à l’article 47 de la constitution. L’opacité et les mystères entourant cette gestion ont souvent permis des libertés dans la manipulation des recettes pétrolières et il convient dès aujourd’hui de s’en préserver.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale estime également que la création d’une société nationale pétrolière doit entraîner une réorganisation du rôle et des missions des différentes entités publiques intervenant déjà dans le secteur pétrolier. Elle devra enfin être précédée d’une revue du dispositif légal et réglementaire régissant l’activité pétrolière au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">A cet effet, l’Union Nationale demande l’adoption d’une loi pétrolière pour combler les nombreux vides juridiques constatés dans la gestion de cette activité.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale demande par ailleurs que soit mis fin d’une part, à la fiscalité pétrolière à deux vitesses qui fait coexister deux régimes fiscaux aux fondements politiques opposés, rendant complexe la prévision et la gestion des recettes pétrolières. D’autre part, il est anormal que l’Etat gabonais n’ait pas la maîtrise des rouages de la commercialisation de la part du pétrole qui lui revient dans le cadre du partage de production. Il est temps aujourd’hui que le Gabon se dote de moyens adéquats pour vendre son pétrole et maximiser ses recettes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale tient à rappeler que conformément à l’article 2 alinéa 6 de la constitution, le français est la langue officielle de travail en République gabonaise. Elle ne comprend donc pas qu’un conseil de ministre, présidé par un chef de l’Etat, gardien de la constitution, ait attribué un nom anglais à cette nouvelle compagnie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur la création de l’Institut Supérieur de formation aux métiers du pétrole et du gaz,</strong> Ali BONGO ONDIMBA ne fait que reprendre à son compte sans le dire, le projet d’université initié par feu le président Omar BONGO ONDIMBA, et dont les filières de formation, outre les métiers des hydrocarbures étaient axées sur les métiers de la mer. Ou en est-on aujourd’hui ?  En précisant par ailleurs que le financement de cet institut se ferait  par la Provision pour Investissements Diversifiés (PID) Ali Bongo Ondimba manque de nous dire le coût de cet institut, le délai de construction de celui-ci et sur qui ou quoi compte t-il s’appuyer pour doter l’institut d’un label qualité. On peut douter aussi de l’inexistence de ressources humaines suffisantes pour faire fonctionner cet établissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En ce qui concerne la banque gabonaise de développement</strong>, les mesures annoncées sont de fausses solutions à un vrai problème. La vérité est que la BGD est malade du fait d’une gestion approximative qui l’éloigne de sa mission première qu’est le soutien au développement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale doute fort qu’en intégrant à la BGD les deux coquilles vides que sont devenus le FAGA et le FODEX, elle puisse être pour autant renforcée et recentrée sur ses métiers traditionnels. En effet, les deux fonds ont arrêté depuis longtemps leurs concours aux PME. De plus, le FODEX est cours de liquidation. Dès lors la mesure d’absorption par une BGD déjà en difficulté consiste à lui faire supporter le passif, donc les dettes, de ces deux fonds.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur le Banque de l’Habitat</strong>, les transferts des ressources et des missions du Fonds National de l’Habitat (FNH), du Compte de Refinancement de l’Habitat (CRH) et du Fonds de Garantie Hypothécaire (FGH) à la Banque de l’Habitat n’apportera pas les ressources nécessaires à la réalisation de ses missions. Leurs ressources sont constituées principalement par des subventions de l’Etat qui ne peuvent qu’être insuffisantes dans un secteur qui requiert des moyens financiers colossaux. Cette banque ne peut donc permettre de réaliser les 5000 logements par an promis par Ali Bongo Ondimba lors de la campagne des présidentielles pas plus qu’elle ne pourrait permettre la réalisation des 3000 logements budgétisés pour 2010 et dont les travaux n’ont pas commencé au mois de mars. Une fois de plus, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA qui prétend faire ce qu’il dit ne pourra pas tenir cet engagement pris à la légère puisqu’au lieu des 5000 logements annoncés, il n’a pu budgétiser que 3000.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur les mesures spécifiques à la ville de Port-Gentil</strong>, Ali Bongo Ondimba ne peut se prévaloir du projet d’assainissement de la ville de Port-Gentil par la construction d’un grand canal financé par l’AFD à hauteur 42 milliards de francs CFA sur les 43,5 milliards que coûte le projet. Ce d’autant moins que ceci est l’aboutissement dans les délais normaux des négociations menées par les gouvernements précédents sous la direction du Président Omar Bongo Ondimba. <strong>Serait-ce là aussi un champ de ruines laissé par les gouvernants précédents ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur le recrutement de jeunes dans les forces de défense et de sécurité,</strong> l’Union Nationale s’interroge d’abord sur l’utilisation rationnelle et optimale des effectifs actuels des forces de défense et de sécurité. Si elle comprend la nécessité d’en renforcer les capacités, elle réaffirme son attachement aux principes du mérite et d’égal accès des citoyens à la fonction publique et ce conformément aux lois et règlements en vigueur en République Gabonaise. Autrement dit, tout gabonais doit pouvoir accéder à la fonction publique en raison de ses capacités et non sur la base de son origine provinciale. Aussi, l’Union Nationale condamne t-elle le système de quota par province qui en réalité crée une discrimination entre d’une part, les gabonais possédant des capacités avérés mais qui ne seront pas retenus du fait que le quota de leur province serait atteint et ce qui d’autre part, seraient retenus simplement à la faveur du quota provincial. L’accès au concours doit donc être ouvert dans chaque centre provincial à tout gabonais remplissant les conditions requises. Le recrutement doit se faire alors sur la base du classement général des candidats.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale condamne fermement le projet de manipulation ethnique et politicienne du recrutement dans les forces de défense et de sécurité comme cela s’est vu pour trois promotions successives sous l’autorité de pyromanes qui se présentent aujourd’hui comme des pompiers.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale affirme que les forces de défense et de sécurité sont le creuset de l’unité nationale et de l’amour de la patrie. Elles doivent être déployées sur l’ensemble du territoire en fonction des seules nécessités du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le déplacement de Port-Gentil s’inscrit dans la course à la recherche effrénée de légitimité engagée par le nouveau pouvoir sans égard pour les coûts que cela comporte sur les ressources publiques. C’est une imitation à peine feinte des dispendieuses fêtes tournantes. Il au demeurant étonnant que les préoccupations spécifiques de Port-Gentil n’aient que peu attiré l’attention. Il en est ainsi, des difficultés du conseil municipal de la ville, qui auraient pu donner lieu à une audience du président de la  République, garant du règlement final de tout différent sur ce point. Il en est de même de l’alerte lancée par un groupe d’experts gabonais sur les dangers d’immersion à terme qui pèsent sur la ville de Port-Gentil si rien n’est entrepris pour y faire face.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Gabonais sont conscients du caractère irréaliste, inapproprié, et surtout démagogique des projets du Gouvernement. Ils savent par exemple que les photos de première page de certains journaux sont obtenues à prix d’argent. Ils savent que la présidence du conseil de sécurité n’est pas un événement qui nécessite le déplacement d’un chef d’Etat. Omar BONGO ONDIMBA sous le mandat duquel le Gabon a présidé deux fois le conseil de sécurité ne s’est jamais déplacé à New York pour ces occasions. Il savait bien comment et à quel niveau se gère ce mandat international. C’est l’ambassadeur du Gabon auprès des Nations Unies qui en a la charge principale. En quête de reconnaissance internationale à défaut d’avoir une légitimité au Gabon, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA  veut faire croire le contraire. De la même façon, le conseil des ministres veut faire croire aux gabonais que la rencontre avec Madame Hillary CLINTON vaut reconnaissance d’Ali Bongo Ondimba et appui de son action par le Gouvernement américain, ce que n’accrédite pas le contenu du site officiel du Département d’Etat américain, qui du reste, diffère du compte rendu qu’en a fait le conseil des ministres. Les gabonais ont su que le lendemain le président haïtien et le Premier Ministre grec ont été reçus par le Secrétaire d’Etat américain madame Hillary CLINTON avant de l’être par le président Barack OBAMA. Le tapage qui est fait autour de cette péripétie de la vie internationale prête à sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, l’Union Nationale estime que, les mesures annoncées par le Gouvernement n’ont pas toujours l’intérêt, le contenu ou l’opportunité qu’il veut leur conférer.  Elle procèdera toujours a une analyse critique de telles annonces  pour éclairer le débat politique.  Elle n’a pas le temps pour la polémique stérile non pas tant qu’elle manque de termes  et de noms d’oiseaux  à opposer  a ceux que lui applique le Gouvernement mais parce que elle a une haute idée du débat public et l’action politique.   Elle fait  néanmoins remarquer  qu’en dénigrant les hommes et en invoquant le champs de ruines des Gouvernements précédents le Gouvernement actuel met en réalité en cause l’action du président Omar Bongo Ondimba dont il se réclame car c’est lui qui a sélectionné et conservé auprès de lui les hommes aujourd’hui vilipendés et qui, en tant que chef de l’exécutif était le comptable final de l’action du gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union Nationale est consciente que les tentatives d’occulter l’histoire, parfois très ressente ne peuvent pas distraire le peuple gabonais, peuple de l’oralité, donc de la mémoire.</p>
<p style="text-align: justify;">La tenue du conseil des ministres à Port-Gentil ne ressuscitera pas Joseph RENDJAMBE.</p>
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		<title>Conférence de l&#8217;Union Nationale à Paris (Videos)</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 12:55:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour ceux et celles qui n&#8217;ont pas pu assister à la retransmission en direct de la conférence que nous avons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux et celles qui n&#8217;ont pas pu assister à la retransmission en direct de la conférence que nous avons donné M. Mba Obame et moi samedi dernier à Paris, voici quelques vidéos autour de cet événement. Je remercie le réseau <a href="http://mygab-tv.ning.com">My-Gab TV</a> qui a permis la retransmission de cette rencontre aux quatre coins du monde et permis une interactivité  avec des compatriotes situés en différents lieux de la planète</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Vidéo 1 &#8211; Présentation générale de l&#8217;Union Nationale par M. Bruno Ben Moubamba et M. André Mba Obame</strong></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong> </strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<div>
<p><span> </span> <span> </span></p>
<p><span> </span> <span> </span></p>
<p><span> </span> <span> </span><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="339" height="301" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.blog-video.tv/player.swf?id=3506285057&amp;export=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="339" height="301" src="http://www.blog-video.tv/player.swf?id=3506285057&amp;export=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
</div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Vidéo 2 &#8211; M. Mba Obame: &laquo;&nbsp;Restez déterminés, transformez votre colère&nbsp;&raquo; &#8211; Réactions de participants</strong></span></p>
<div>
<p><span> </span> <span> </span></p>
<p><span> </span> <span> </span><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="341" height="302" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.blog-video.tv/player.swf?id=350623827d&amp;export=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="341" height="302" src="http://www.blog-video.tv/player.swf?id=350623827d&amp;export=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
</div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Vidéo 3 &#8211; Questions des participants aux Intervenants</strong></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong> </strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<div>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="367" height="326" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.blog-video.tv/player.swf?id=35062730c8&amp;export=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="367" height="326" src="http://www.blog-video.tv/player.swf?id=35062730c8&amp;export=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>SUIVEZ EN DIRECT AUDIO LE LANCEMENT DE L&#8217;U.N. A PARIS</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 20:02:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Logement]]></category>
		<category><![CDATA[newsBBM]]></category>

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		<description><![CDATA[Le lancement international de l’UNION NATIONAL à Paris devrait être retransmis en direct sur la netradio du site www.ivoirenews.net. Vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/jr-b.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1248" title="jr-b" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/jr-b.gif" alt="" width="250" height="115" /></a>Le lancement international de l’UNION NATIONAL à Paris devrait être retransmis en direct sur la netradio du site <a href="http://www.ivoirenews.net/">www.ivoirenews.net</a>. Vous aurez la possibilité où que vous soyez dans le monde de suivre toutes les interventions et si possible intervenir par mail directement. La retransmission est prévue à partir de 13 h de Paris et Libreville.</span></strong></p>
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		<title>Communiqué de presse : Lancement international de l&#8217;UNION NATIONALE A PARIS !</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 20:01:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[newsBBM]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris le 9 mars 2010
Communiqué de presse
Mercredi 10 février 2010 l’Union Nationale (UN) est née à Libreville au Gabon au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/logo-union.jpg"><img class="size-medium wp-image-1237 aligncenter" title="logo union" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/logo-union-222x300.jpg" alt="" width="200" height="270" /></a>Paris le 9 mars 2010</p>
<h1 style="text-align: center;">Communiqué de presse</h1>
<p style="text-align: justify;">Mercredi 10 février 2010 l’Union Nationale (UN) est née à Libreville au Gabon au terme d’un processus de regroupement des forces politiques pour le changement consécutif à l’élection présidentielle du 30 août 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce nouveau grand parti procède de la fusion de trois partis dont l’Union Gabonaise pour la Démocratie et le Développement (UDGG), le Mouvement Africain pour le Développement (MAD) et le Rassemblement National des Républicains (RNR) auxquels se sont associés cinq autres candidats à cette dernière élection&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ce mouvement, établi dans une stratégie d’alternance démocratique au pouvoir, prône la devise « Le Gabon pour tous ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il regroupe plusieurs grandes personnalités du monde politique gabonais :</p>
<p style="text-align: justify;">Zacharie Myboto le Président, Casimir Oye Mba, Jean Éyeghe Ndong, Pierre Claver Nzeng Ébome, Jean Ntoutoume Ngoua, Bruno Ben Moubamba, Paulette Missambo et André Mba Obame, entre autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Secrétaire Exécutif de l’Union National André Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur et candidat aux dernières élections présidentielles déclaré « officiellement » 3ème avec 25,33% du suffrage, séjourne actuellement à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il entend profiter de cette occasion pour présenter l’Union Nationale à la presse internationale et à la communauté gabonaise de France.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Le Secrétaire Exécutif de L&#8217;Union Nationale, Mr André Mba Obame,</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>le Vice-Président de L&#8217;Union Nationale, Mr Bruno Ben Moubamba</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>convient la Diaspora gabonaise en France à une rencontre </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>le Samedi 13 Mars 2010 à Paris,</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>à partir de 13 Heures, dans la salle du MAS, </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>au 10 Rue des Terres au Curé 75013 Paris.</strong></span></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Métro Olympiades Ligne 14</span></h3>
<p style="text-align: center;">Cette rencontre sera l&#8217;occasion de présenter l&#8217;Union Nationale et de répondre à toutes les questions de la communauté, suite au &nbsp;&raquo;Coup d&#8217;État électoral&nbsp;&raquo; du 30 Août 2009.</p>
<p style="text-align: center;">Nous comptons, chers compatriotes, sur votre présence nombreuse.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Union Nationale</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le Gabon pour Tous</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>CONTACT PRESSE : 06 88 12 88 21 &#8211; bruno@moubamba.com<br />
</strong></p>
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		<title>HOMMAGE AUX GABONAISES ET AVERTISSEMENT AUX GABONAIS</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 15:09:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[newsBBM]]></category>
		<category><![CDATA[Aung San Suu Kyi]]></category>
		<category><![CDATA[Total Gabon]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette journée de la femme, je voudrais profiter de cette modeste tribune pour souhaiter à toutes les femmes  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette journée de la femme, je voudrais profiter de cette modeste tribune pour souhaiter à toutes les femmes  Gabonaises une Bonne fête de la femme.<br />
<div id="attachment_1225" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/aung_san_suu_kyi-51.jpg"><img src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/aung_san_suu_kyi-51.jpg" alt="" title="Aung San Suu Kyi" width="300" height="300" class="size-full wp-image-1225" /></a><p class="wp-caption-text">Pour des femmes politiques d'exception au Gabon comme Aung San Suu Kyi.</p></div><br />
A vous nos mères, nos filles et nos sœurs d’un sommeil profond, l’Afrique se réveille nue. Dans le froid d’une trop longue nuit, vous serez sa couverture et son pagne. Au Gabon et n’en déplaise à tous ceux qui sont en train de se fourvoyer avec le Pouvoir d’Ali Bongo par amour de l’argent : le Système Bongo a laissé un Peuple haineux et déshérité, le Système Bongo a laissé un Peuple vidé de son essence, le Système Bongo a laissé un peuple de chair meurtrie, le Système Bongo a laissé un Peuple d’enfants et d’orphelins, le Système Bongo a tout pris en échange de belles paroles : nos familles, nos terres, nos danses et nos chants, notre culture diabolisée, notre fraternité, notre savoir…etc. Femme Gabonaise, tu le sais au plus profond de toi, le Système Bongo n’a jamais été et ne sera jamais compatible avec l’âme gabonaise.</p>
<p>Je plains mes frères et mes sœurs qui rejoignent le Système Bongo version ALI9 en jetant aux orties leurs convictions et leurs rêves. Jour après jour malgré les mensonges et les menaces de la fausse émergence, nous avons des yeux et nous voyons la fin très proche du Système Bongo. Quelques exemples :</p>
<p>-	La société pétrolière Total Gabon, détenue en majorité par le groupe français Total, a réalisé en 2009 un bénéfice net de 141 millions de dollars (près de 103,5 millions d&#8217;euros), en baisse de 63% par rapport à 2008. Comment Ali Bongo le sauveur du Gabon fera t-il pour financer toutes ses promesses ?</p>
<p>-	L’indice MACD est négatif et inférieur à sa ligne de signal. Cette configuration dégrade les perspectives sur le titre. Le RSI (analyse technique) n&#8217;indique pas encore une survente donc la poursuite de la baisse est techniquement possible. Inférieurs à 20, les stochastiques (Le calcul stochastique est l&#8217;étude des phénomènes aléatoires dépendant du temps) sont extrêmement bas. Je dis aux Gabonaises et aux Gabonais qui sont si faciles à manipuler, corrompre et trop prompts à céder facilement : Comment ALI9, le nouveau dieu du Gabon va t-il faire pour satisfaire vos intérêts dans un contexte aussi peu porteur ? Ayons donc une bonne lecture des événements pour une fois et cessons de nous fourvoyer au gré des discours hypnotiques.<br />
<div id="attachment_1217" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/MACD.gif"><img src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/MACD-300x210.gif" alt="" title="L&#039;EMERGENCE VA MANQUER D&#039;OXYGENE" width="300" height="210" class="size-medium wp-image-1217" /></a><p class="wp-caption-text">Ce graphique indique que les recettes budgétaires à venir seront moindres.</p></div><br />
Pour finir, les Gabonaises et las Gabonais doivent savoir que nous sommes seuls et que l’heure du courage est venue : être enfin libres ou rester des esclaves pour l’éternité. La question de l’Identité Gabonaise mérite d’être posée désormais clairement et publiquement. Qu’est-ce qu’être Gabonais ? Un citoyen d’un pays libre ou l’avatar d’un habitant de La Réunion ou de la Martinique, les droits y découlant en moins ? En effet, pour le site d’information www.rue89.com « le comble de la falsification historique vient d&#8217;être accompli tout récemment par Nicolas Sarkozy, face à des centaines de personnes, à Libreville, au Gabon ». (le 24 février 2010). Pour lui, le Gabon a en effet demandé la départementalisation en 1958. « Heureusement (a dit le Président français), il en fut autrement, parce que vous aviez compris que si l&#8217;amitié est précieuse, la liberté, elle, est vitale ».  Comme le remarque de manière impressionnante Alexandre Gerbi dans sa tribune du 8 mars 2010 : « Aucune fraternité réelle entre la France et ses anciens territoires et populations d&#8217;Afrique ne pourra être sainement reconstruite sur d&#8217;autres bases que l&#8217;honnêteté face au passé et à l&#8217;Histoire. Il est bien triste que même la gauche et l&#8217;extrême-gauche, en France, soient incapables de le rappeler à Nicolas Sarkozy ».</p>
<p>Bruno BEN MOUBAMBA<br />
Vice-Président de l&#8217;Union Nationale<br />
bruno@moubamba.com</p>
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		<title>NICOLAS SARKOZY REMET EN CATIMINI LA LEGION D’HONNEUR FRANCAISE A UN DICTATEUR GABONAIS</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 19:46:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[newsBBM]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
L’ordre national de la Légion d’honneur est la compagnie honorifique qui, avec le grand chancelier de l&#8217;ordre et le grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/scan_002.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1187" title="ALI BONGO GRAND CROIX DE LA LEGION D'HONNEUR " src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/scan_002.jpg" alt="" width="428" height="191" /></a><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/Légion-dhonneur-2-scan_002.zip"></a> </p>
<p style="text-align: justify;">L’ordre national de la Légion d’honneur est la compagnie honorifique qui, avec le grand chancelier de l&#8217;ordre et le grand maitre, est chargé de décerner la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense depuis ses origines les mérites éminents militaires ou civils rendus à la France. </p>
<p style="text-align: justify;">Selon toute vraisemblance, Ali Bongo Ondimba (auteur d’un coup d’état électoral au Gabon le 30 août 2009) et Francine Rose Rogombé (Présidente de la République par intérim suite au décès d’Omar Bongo) ont été distingués en catimini le 24 février dernier par Nicolas Sarkozy en personne. (Cf. photo ci-dessus du quotidien <em>Gabon Matin</em> paru début mars 2010). Ali Bongo a reçu une médaille de Grand Officier de la Légion d’honneur et Rose Rogombé a été fait Commandeur de la Légion d’honneur. </p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques jours, j’ai critiqué le syndrome du vieux nègre et de la médaille, qui pour l’ancien ministre-écrivain Ferdinand Oyono , consiste en une attitude servile et complexée vis-à-vis du maître. Avec la remise de la Légion d’honneur à M. Bongo Ali et Mme Rogombé Rose, nous dépassons peut-être le stade de la servilité pour tomber dans la haute trahison. Mais je souhaite préciser une chose importante : L&#8217;article R. 16 du Code de la légion d&#8217;honneur et de l&#8217;honneur militaire précise que : Nul ne peut être reçu dans la Légion d&#8217;honneur s&#8217;il n&#8217;est Français. Les étrangers peuvent cependant recevoir la légion d&#8217;honneur, mais ils ne sont pas reçus dans l&#8217;ordre. Autrement dit, la remise de l&#8217;insigne n&#8217;est pas soumise aux formes des articles R. 51 et suivants du Code français de la légion d&#8217;honneur. Faut-il donc considérer que l&#8217;honneur de la Légion est fait à Ali Bongo et Rose Rogombé en tant que français, puisqu&#8217;ils ont reçu les insignes des mains de Nicolas Sarkozy le Président de la République Française ? </p>
<p style="text-align: justify;">Je laisse quelques journalistes courageux faire leur travail. Toutefois, pour bénéficier de la légion d&#8217;honneur à titre civil, il faut répondre à quelques exigences de mérite, ainsi que le précise l&#8217;article R. 18 : Pour être admis au grade de chevalier, il faut justifier de services publics ou d&#8217;activités professionnelles d&#8217;une durée minimum de vingt années, assortis dans l&#8217;un et l&#8217;autre cas de mérites éminents. Bref, on ne voit guère en quoi les actions professionnelles d&#8217;Ali Bongo et de Rose Rogombé ont pu servir la gloire de la France. Et pas davantage le scandale d’une transition politique bâclée suivie de nombreux morts et d’une confiscation des libertés au Gabon. On se doit donc d’observer que l&#8217;attribution de la Légion d’honneur à un « dictateur » soupçonné de faits graves par la Sénat américain ainsi qu’à une « Présidente » du Sénat gabonais ayant mené un intérim controversé au Gabon, n&#8217;honore pas l&#8217;institution de la Légion d&#8217;honneur. Pas plus qu&#8217;elle n&#8217;honore la France. Non plus qu&#8217;Ali Bongo et Rose Rogombé précisément. L&#8217;article 12 de l&#8217;ordonnance n°58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires et l&#8217;article R. 22 du Code de la Légion d&#8217;honneur prohibent l&#8217;attribution de la légion d&#8217;honneur aux membres des assemblées parlementaires françaises. Il est donc assez embarrassant que ces même fonctions le justifient lorsqu&#8217;elles sont exercées pour le service d&#8217;une autre nation : Mme Francine Rogombé est présidente du Sénat gabonais. </p>
<div id="attachment_1199" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/Coup2306F_Rogombe-A.jpg"><img class="size-medium wp-image-1199" title="Deux Légions d'honneur et une trahison nationale !" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/Coup2306F_Rogombe-A-300x207.jpg" alt="" width="300" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">Qui des deux a donné l&#39;ordre d&#39;ouvrir le feu sur les Gabonais ?</p></div>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne pouvons qu’espérer que la légion d’honneur du Président français à Ali Bongo et à Rose Rogombé ne soit pas un nouveau bras d’honneur de la Françafrique au Peuple Gabonais et à une opposition politique telle que l’UNION NATIONALE. La présence dans la délégation française de certains personnages troubles de la Françafrique suffit à démontrer que le Nouveau Partenariat entre la France et le Gabon n’est pour le moment qu’une plaisanterie : la France est un pays lourdement endetté qui opte pour de mauvaises recettes en Afrique francophone, ruinant ainsi ses propres perspectives de relance. Ceux qui gouvernent la France sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis en se coupant des nouvelles générations africaines pour prioriser, comme au Gabon, une voyoucratie d’oligarques tropicaux. A ce jour le Secrétaire  éxécutif du parti Union Nationale est toujours privé de son passeport par exemple !  </p>
<p style="text-align: justify;">Le 24 février 2010, il suffisait d’apercevoir dans l’hélicoptère d’Ali Bongo l’inénarrable Robert Bourgi, un des principaux relais de M. Bongo en Francafrique, ancien conseiller du Maréchal Mobutu avec toute la réussite qu’on sait et le facilitateur au Gabon, de certains réseaux libanais discutables ; quant à la présence du françafricain Michel Roussin, un des protecteurs du Docteur Keita (franco-guinéen) empoisonneur en chef du héros gabonais Joseph Rendjambè, s’il fallait encore une preuve du mépris et du bras d’honneur de la Françafrique au Peuple Gabonais les faits sont devant nos yeux : Les Gabonais ont été humiliés par un vrai-faux discours sur la fin de la Françafrique quand dans le même temps on avait dans ses bagages la fine fleur de la mafia françafricaine et qu’on décorait de la Légion d’honneur (une distinction majeure en France) Ali Bongo et Rose Rogombé qui ont donné ou alors appuyé l’ordre d’ouvrir le feu sur les Gabonais. L’histoire dira un jour quel a été le nombre de morts exact au Gabon suite au coup de force électoral du 3/4 septembre 2009 au Gabon, quelles ont été les exactions commises contre les populations civiles dans l’indifférence de la communauté internationale, quelles sont les personnalités françaises qui ont été gavées de millions d’euros sortant du budget de notre pays…etc. Pour l’heure, j’invite les Gabonais et les vrais amis de l’Afrique à réaliser l’ampleur de l’injustice qui frappe notre pays. Nicolas Sarkozy le premier des Français, a décoré de la Légion d’honneur des dirigeants gabonais, ayant probablement donné l’ordre en septembre dernier d’ouvrir le feu sur des Gabonais mécontents des tripatouillages dans les urnes. </p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy, le Président d’un des plus grands pays démocratiques du monde a décoré de la Légion d’honneur une Présidente intérimaire qui n’a jamais présidé, valablement, tenue qu’elle était par un pouvoir privé. Nous pensions que la Légion d’honneur était réservée depuis Napoléon aux mérites éminents militaires ou civils. Quel mérite y a-t-il à massacrer son propre peuple ? N’est-ce pas ce que la communauté internationale a reproché à l’irakien Saddam Hussein ? Quel mérite y a-t-il à trahir son propre peuple en organisant un simulacre d’élections tout en cherchant à assassiner des acteurs politiques ? En quoi cela mérite t-il la Légion d’honneur ? </p>
<p style="text-align: justify;"> Je suis au regret de le dire, mais quelqu’un doit dénoncer cette forfaiture qui n’a été signalé par aucun média français. Et ce ne sont pas les « barbouzes françaises » qui essaient d’intimider qui nous feront taire. Je suis obligé d’informer une partie de l’opinion, qu’il ya quelques temps, j’ai été invité dans un bar par un soi-disant personnage du ministère français de l’intérieur en présence d’un de mes avocats. Celui-ci m’a déclaré sans ambages : vous êtes un homme politique d’avenir au Gabon mais la « Sarkozie » est mécontente de votre communication. Et cet individu de m’adresser une menace voilée : si vous n’arrêtez pas, on vous obligera à retourner au journalisme et arrêter la politique. Ce monsieur n’a pas compris que ces procédés d’un autre âge n’auraient aucun impact sur une génération comme la mienne, dont l’avenir a été confisqué et que nous n’avons peur de rien ! Nous n’ignorons rien des barbouzeries passées et présentes mais nous croyons en la vitalité de la démocratie. Nous croyons au principe de l’universalité selon lequel : Tous les hommes naissent libres et égaux. </p>
<p style="text-align: justify;">La Légion d’honneur française aux artisans de la dictature émergente au Gabon ? Une insulte aux grands personnages qui l&#8217;ont portée et un bras d&#8217;honneur au Peuple Gabonais ! </p>
<div id="attachment_1201" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/150px-Offizierskreuz1.jpg"><img class="size-full wp-image-1201" title="Ordre national de la Légion d’honneur" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/03/150px-Offizierskreuz1.jpg" alt="" width="150" height="228" /></a><p class="wp-caption-text">Croix d&#39;officier de la Légion d’honneur</p></div>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">  </p>
<p style="text-align: justify;">  </p>
<p style="text-align: justify;">Bruno Ben MOUBAMBA Vice-président de l’UNION NATIONALE (Gabon) bruno@moubamba.com</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Entre menaces et censures !</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 15:12:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[newsBBM]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les Gabonais et les vrais amis de l’Afrique doivent savoir qu’en tant que citoyen, on peut être l&#8217;objet de multiples [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1173" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/POGgrande-1590271-2132417.jpg"><img class="size-medium wp-image-1173" title="4 septembre 2009 jeudi rouge à Port-Gentil" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/POGgrande-1590271-2132417-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Nous n’oublierons jamais les victimes du 4 septembre 2009 (le jeudi rouge à Port-Gentil).  Nous n’en avons pas le droit ! Aucun gabonais ne peut accepter ce que même Omar Bongo n&#39;a pas osé !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les Gabonais et les vrais amis de l’Afrique doivent savoir qu’en tant que citoyen, on peut être l&#8217;objet de multiples pressions et intimidation.  L’<strong>Union Nationale</strong>, ce nouveau parti gabonais qui démontre que le facteur ethnique ne peut justifier les choix irrationnels qui sont imposés au Peuple Gabonais  est un beau combat qu&#8217;il faut tenter. Le temps n&#8217;est plus à la crainte ! Soyons déterminés à dénoncer et démanteler l&#8217;inacceptable au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais rassure ceux qui sont outrés que LEPOST.FR ait décidé de censurer un certain nombre de mes articles à commencer par celui qui porte pour titre : <a href="../gabon-le-voyage-inacheve-de-nicolas-sarkozy/">Gabon – Le Voyage Inachevé de Nicolas Sarkozy </a> .</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je saisirai la justice française dans les prochains jours au besoin si LEPOST.FR &laquo;&nbsp;maintient sa censure&nbsp;&raquo; </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
<h3>Bruno Ben MOUBAMBA</h3>
<h3><a href="mailto:bruno@moubamba.com">bruno@moubamba.com</a></h3>
<p>33 6 88 12 88 21</p>
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		<title>Gabon &#8211; Le Voyage Inachevé de Nicolas Sarkozy</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 19:47:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[newsBBM]]></category>
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		<description><![CDATA[
Selon des témoignages concordants, la visite du Président Nicolas Sarkozy au Gabon a été un échec populaire. Est-ce pour cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1169" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/camattesarkoune.jpg"><img class="size-medium wp-image-1169" title="De Libreville à Bamako - 24 février 2010" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/camattesarkoune-300x130.jpg" alt="" width="300" height="130" /></a><p class="wp-caption-text">Sarkozy quitte rapidement le Gabon pour rencontrer un agent secret dans l&#39;exercice de sa fonction</p></div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Selon des témoignages concordants, la visite du Président Nicolas Sarkozy au Gabon a été un échec populaire. Est-ce pour cela que le n<sup>o</sup>1 français a modifié son programme ? De source officielle, il devait arriver à Franceville le 24 février au matin, ce qui fut fait et repartir le 25 au matin également, ce qui ne fut pas le cas. Nicolas Sarkozy a modifié le programme officiel et annulé ses rendez-vous du 24 février au soir.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ex-otage français Pierre Camatte et <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-25/mali-recit-l-ex-otage-francais-pierre-camatte-raconte-son-calvaire/924/0/427655" target="_self">agent secret</a>, relâché mardi 23 février 2010 par Aqmi, branche d&#8217;Al-Qaeda au Maghreb pourrait lui avoir servi de prétexte, louable au demeurant, pour partir dans la soirée. Toujours est-il qu’un sentiment de malaise plane au Gabon et que les commentaires vont bon train… d’autant que Libreville a été plongée toute la nuit dans le noir,victime d’une panne générale d’électricité…</p>
<p style="text-align: justify;">Une chose est certaine : avec le départ précipité du Président Français en soirée, l’adoubement d’Ali Bongo par M. Sarkozy gardera sans doute pour le Chef de l’Exécutif Gabonais, un goût d’inachevé : pas de départ en fanfare en matinée et moins d’humiliation pour le Peuple Gabonais traumatisé par le discours du Chef de l’état français quelques heures plus tôt à la Cité de la Démocratie, émaillé de nombreux « mon cher Ali » par-ci et de « on dit quoi ? » ou « on est ensemble !» par là, avec accent ‘gabonais’ du locataire de l’Elysée, s’il vous plaît&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">D’après les témoins, il n’y avait ni foule, ni liesse populaire à Franceville en matinée, dans le Haut-O<em>gooué (province natale d’Omar Bongo, Président de la République défunt), et pas davantage à Libreville.</em> Plus préoccupant, des « militaires gabonais » auraient été déguisés en civils pour acclamer le Président français.</p>
<p style="text-align: justify;">A son arrivée à Libreville, les images montrent encore des groupes de « Gabonais » agitant timidement des drapeaux. Or, les témoignages se multiplient qui affirment qu’il s’agissait encore une fois de la soldatesque déguisée en fans du Nouveau Pouvoir et nécessairement enthousiastes à l’idée d’approcher Nicolas Sarkozy. Où étaient donc passés les célèbres groupes d’animation du Parti Démocratique Gabonais (PDG) ? Mystère !</p>
<p style="text-align: justify;">Autre récit curieux qu’ignore sans doute M. Sarkozy : Et pour cause ! Les élèves du Lycée d’Etat de l’Estuaire qui avaient été amassés aux abords de l’avenue qui longe l’établissement pour « acclamer » l’illustre visiteur, se sont mis a exprimer leur protestation et à manifester leur mauvaise humeur. Les forces de sécurité sont donc intervenues avant le passage du cortège présidentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">D’une manière générale, les Gabonais sont mécontents du discours de Nicolas Sarkozy à Libreville. Ils l’ont vécu comme quelque chose d’insultant. Son soutien sans embage à l’auteur du coup d’état électoral en août dernier semble être mal passé. La foule d’acteurs payés comme d’habitude avec l’argent des Gabonais pour faire semblant et donner le change n’a trompé (et encore…) que le Président français. Les gens ont reçu des enveloppes d’argent comme d’habitude pour crier avec Ali Bongo : « Laissez-nous avancer ! » et rire sur commande des blagues de M. Sarkozy : « On dit quoi ? On dit : on est ensemble ! ».</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de moi, l’idée de manquer de respect à M. Sarkozy mais je n’oublie pas que mon métier d’origine est le journalisme et qu’en la circonstance la presse française m’a semblé timorée dans la retranscription exacte des sentiments du Peuple Gabonais. Il n’a pas été « le bienvenu » au Gabon pour reprendre l’expression de messieurs Marc Ona et Grégory Ngbwa Mintsa qui ont écrit à l’occasion une <a href="http://www.bdpgabon.org/articles/2010/02/24/gabon-le-president-sarkozy-n%E2%80%99est-pas-le-bienvenu-pour-la-societe-civile/" target="_self">lettre réquisitoire</a> à M. Sarkozy quand dans le même temps Georges Mpaga des Organisations Libres publiaient un <a href="http://www.gabonactualites.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=215:memorandum-sur-les-relations-franco-gabonaises-a-linitiative-du-collectif-des-organisations-libres-de-la-societe-civile-gabonaise&amp;catid=70:-societe-generale&amp;Itemid=196" target="_self">mémorandum</a> revendicatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir je dirais aux Gabonais qui s’inquiètent des mesures de retorsion contre Ben Moubamba en France du fait de ce discours clair que je n’ai pas peur. Je ne mène pas ce combat pour satisfaire mon intérêt. Le Gabon n’est pas pour moi une poule aux œufs d’or dont il faudrait s’emparer pour vivre la grande vie. L’honneur et le sentiment de révolte puis l’extrême frustration d’avoir vu tant de souffrances inutiles dans notre beau pays sont le moteur de mon engagement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’honneur et pour l’histoire la vérité nous rendra libres !</p>
<p style="text-align: justify;">Bruno Ben MOUBAMBA</p>
<p style="text-align: justify;">bruno@moubamba.com</p>
<p style="text-align: justify;">+33 6 88 12 88 21</p>
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		<title>MEMORANDUM DE L&#8217;OPPOSITION GABONAISE AU PRESIDENT SARKOZY</title>
		<link>http://moubamba.com/memorandum-de-lopposition-gabonaise-au-president-sarkozy/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 21:41:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[newsBBM]]></category>
		<category><![CDATA[A. Mba Obame]]></category>
		<category><![CDATA[C. Oyé Mba / J. Eyeghé Ndong]]></category>
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		<category><![CDATA[Mémorandum]]></category>
		<category><![CDATA[Ntountoume Ngoua]]></category>
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		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>
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		<description><![CDATA[Lors d’un entretien obtenu avec le président français de passage à Libreville ce 24 février, les responsables de huit partis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lors d’un entretien obtenu avec le président français de passage à Libreville ce 24 février, les responsables de huit partis de l’opposition gabonaise ont remis à Nicolas Sarkozy un mémorandum politique, que nous publions ci-après dans son intégralité. Revenant sur les irrégularités du scrutin présidentiel du 30 août 2009, les leaders de l’opposition ont exhorté le partenaire français à soutenir «sincèrement» l’émergence d’une démocratie effective au Gabon.</strong></p>
<p>«Du 23 mars au 19 avril 1990, trois mois avant le 16e Sommet Afrique-France de la Baule et après 22 ans d’un régime de parti unique, les Gabonais se sont librement et clairement exprimés dans le cadre des assises de la Conférence nationale et ont adopté sans ambiguïté et sans équivoque le système de la démocratie pluraliste dont les grands principes sont contenus dans la Constitution du 26 mars 1991.<br />
<div id="attachment_1164" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/Union-Nationale-a-Photo-214.jpg"><img src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/Union-Nationale-a-Photo-214-300x199.jpg" alt="" title="CONFERENCE DE PRESSE DE L&#039;UNION NATIONALE LE 17 FEVRIER A LIBREVILLE" width="300" height="199" class="size-medium wp-image-1164" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite: <em>Ntountoume Ngoua, Z. Myboto, G. Ella Nguéma, C. Oyé Mba / J. Eyeghé Ndong, A. Mba Obame, P-C. Nzeng Ebome, JP Rougou (Ben Moubamba)</em></p></div></p>
<p>L’instauration d’un régime démocratique effectif est une aspiration profonde des Gabonais à jouir pleinement de tous leurs droits et libertés.</p>
<p>L’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 aurait dû marquer un tournant décisif de ce processus de démocratisation dans lequel les Gabonais étaient engagés depuis 1990 pour assurer un meilleur développement du pays.</p>
<p>Alors que le peuple Gabonais s’est clairement exprimé pour le changement dans son vote du 30 août 2009, un pouvoir illégitime, bénéficiant d’une forme d’ingérence extérieure, s’est installé au mépris de la réalité des urnes avec la complicité interne des institutions de la République et l’instrumentalisation des forces de défense et de sécurité.</p>
<p>À tort ou à raison, les Gabonais sont convaincus du rôle particulier de la France dans la situation actuelle du Gabon. Cette conviction s’appuie d’abord sur l’attitude surprenante des médias publics français qui, dès le décès du Président Omar Bongo Ondimba, ont annoncé, comme une évidence, sa succession par son fils du fait de sa filiation et du contrôle que ce dernier exerçait sur les forces de défense et de sécurité, tout en reconnaissant curieusement son impopularité. Elle s’appuie ensuite sur les déclarations publiques de personnalités faisant autorité en France et qui ont clairement indiqué que la France avait fait le choix d’Ali Bongo Ondimba pour succéder à son père. Enfin, les félicitations hâtives de la France, avant la fin du contentieux électoral, ont fini de convaincre l’opinion Gabonaise d’un parti pris. Du reste, à ce jour les autorités Américaines quant à elles n’ont toujours pas adressé de félicitation au Président de la République installé au pouvoir au Gabon.</p>
<p>Ainsi, alors que le Gabon disposait d’un cadre constitutionnel et d’institutions permettant de conduire valablement une transition démocratique, les hommes et les femmes qui en avaient la direction, convaincus de la protection dont ils bénéficieraient de la part de certains &laquo;&nbsp;Amis du Gabon&nbsp;&raquo;, ont créé, par leurs actes, les conditions de faillite de l’État de droit. À cet égard, la Cour Constitutionnelle s’est illustrée, avec un zèle rarement atteint, par des interprétations spécieuses et partisanes du droit en vue de favoriser le contrôle de l’appareil d’État par un &laquo;&nbsp;Camp&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Madame le Président de la République par intérim, convaincue elle aussi de ce que le choix des Gabonais ne serait pas pris en compte, est sortie de la neutralité attendue de sa fonction pour favoriser ostensiblement le candidat du PDG.</p>
<p>Dans le même esprit, une partie des forces de défense, en l’occurrence les parachutistes, a été utilisée pour permettre au Ministre de l’Intérieur, qui cumulait fort opportunément les fonctions de Ministre de la Défense, d’annoncer des résultats contraires à la réalité des urnes.</p>
<p>Les manifestations de Port-Gentil qui ont suivi l’annonce des résultats par le Ministre de l’Intérieur ont été violemment réprimées par les forces de défense et de sécurité, entrainant la mort de plusieurs compatriotes. Quelques heures auparavant, les principaux responsables politiques opposés au passage en force du candidat du PDG ont été malmenés, agressés et blessés dans les mêmes conditions avant l’annonce des résultats alors que plusieurs d’entre eux étaient candidats à cette élection, donc bénéficiaient en droit de la protection de l’État, et d’autres avaient le statut de parlementaire.</p>
<p>La présence permanente des forces de défense de deuxième catégorie dans la vie quotidienne des Gabonais montre bien que le pouvoir actuel ne repose que sur la force et non sur l’adhésion des populations. Cette situation provoque depuis lors une crise profonde dans le pays. Cette implication des forces de défense et de sécurité fait désormais naitre de sérieuses inquiétudes sur leur rôle dans les processus politiques au Gabon.</p>
<p>Depuis le mois d’octobre 2009, les principales mesures prises perturbent de manière significative l’activité économique et l’équilibre social du pays. Les observateurs de la vie politique, les investisseurs, les chefs d’entreprises, les syndicats et l’ensemble de la population gabonaise s’interrogent avec gravité sur la capacité de ce pouvoir à bien gouverner.</p>
<p>L’arrêt brutal et contraire au code forestier des exportations de bois en grumes a une incidence désastreuse sur la filière et les secteurs connexes, sans oublier la perte des bénéfices qu’en tiraient les populations de nos villages.</p>
<p>La gestion solitaire et dictatoriale s’illustre également dans l’instauration précipitée et sans concertation, ni mesures d’accompagnement de la journée continue de travail dont l’utilité économique et sociale des objectifs n’apparaît aucunement ; elle témoigne au demeurant de l’arrogance et de l’amateurisme d’un exécutif qui s’était préparé à la conquête frauduleuse du pouvoir en laissant visiblement de côté la question de son exercice.</p>
<p>Le comble de cette dérive autoritaire est l’adoption sans amendement parlementaire &#8211; fait inédit &#8211; du budget de l’État. Tous les partenaires au développement qui accompagnent le Gabon savent combien ce budget, irréaliste et non sincère, ressemble à une très mauvaise farce et nous place au rang des pays peu fiables.</p>
<p>Face à l’inévitable mécontentement social qu’engendre cette gouvernance, l’arrogance face aux chefs d’entreprises, la menace à l’endroit des syndicats et la répression sanglante contre les étudiants sont les seules réponses apportées par le pouvoir.</p>
<p>La crise politique que traverse le Gabon est réelle. Ses dégâts sur l’économie et l’équilibre social du pays sont évidents. Plus que jamais, l’illégitimité du pouvoir politique est telle que la société gabonaise se trouve aujourd’hui dans une situation de paralysie. L’Opposition réaffirme que son combat est républicain et démocratique. Cependant elle ne sera pas toujours en mesure de maitriser la colère légitime d’une grande majorité de citoyens en proie au désespoir.</p>
<p>Dès lors, si rien n’est fait, le pays pourrait exploser à tout moment et s’enfoncer dans une crise aux conséquences incalculables pour les intérêts du Gabon comme pour les intérêts de ses partenaires, au premier rang desquels se trouve la France.</p>
<p>Pour conjurer cette menace, l’opposition Gabonaise qui jusqu’ici s’est employée à contenir la colère de ses compatriotes réaffirme qu’il est urgent d’engager, de manière responsable, des réformes en vue du renforcement de la démocratie et de l’État de droit, gage de stabilité et de paix durable. Ces réformes concernent notamment :</p>
<p>LA TRANSPARENCE ÉLECTORALE</p>
<p>* Le recentrage des compétences de la Cour Constitutionnelle en matière électorale</p>
<p>* Le retour au scrutin à deux tours pour les élections uninominales</p>
<p>* La mise à plat du fichier électoral</p>
<p>* L’introduction de la biométrie dans le fichier électoral</p>
<p>* La réforme de la Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP)</p>
<p>LES LIBERTÉS PUBLIQUES</p>
<p>* Le statut des dirigeants des syndicats et des dirigeants des partis politiques</p>
<p>* L’accès égal des partis politiques dans les médias publics</p>
<p>* L’autorisation et l’encadrement des meetings et des marches des partis politiques, des syndicats et des citoyens organisés</p>
<p>* La libre organisation des partis politiques dans le strict respect des dispositions de la loi 24/96 y relative, notamment la légalisation sans délai de l’Union Nationale et la non remise en cause des mandats des élus des partis politiques ayant fusionné</p>
<p>* L’encadrement du contrôle des communications (téléphone, SMS et Internet)</p>
<p>* La libre expression des Médias privés, particulièrement la couverture nationale de TV+ rendue impossible depuis le 03 septembre 2009 par l’occupation militaire des équipements de retransmission de la chaîne</p>
<p>* La protection de la liberté d’opinion des agents publics dans le respect de leurs obligations de réserve dont beaucoup ont fait l’objet d’une véritable chasse aux sorcières au sortir de l’élection présidentielle du 30 août 2009</p>
<p>Sans remettre en cause les liens séculaires qui unissent la France et le Gabon, ainsi que les accords bilatéraux dans tous les domaines, l’Opposition gabonaise est extrêmement préoccupée par la voie choisie par la France après le 08 juin 2009 pour le maintien de ces relations. Elle considère, de ce point de vue, qu’il est important de ne pas privilégier les intérêts apparents du court terme de certains et sacrifier ainsi la profondeur et la durabilité des intérêts réciproques indispensables au rayonnement des deux pays.</p>
<p>Dans la situation actuelle, la visite officielle du Chef de l’État Français au Gabon, qui fait suite à plusieurs rencontres à Paris avec le Président Gabonais au cours des six derniers mois, pourrait uniquement ressembler à un adoubement officiel si elle ne participe pas à la recherche impérieuse d’une sortie de crise.»</p>
<p>Fait à Libreville, le 24 février 2010</p>
<p>Alexandre NDAOT-RILOGHE (PDS) Augustin MOUSSAVOU-KING (PSG)<br />
Louis-Gaston MAYILA (UPNR) Pierre-André KOMBILA-KOUMBA (RNB)<br />
Benoit MOUITY-NZAMBA (PGP) Léon MBOU-YEMBI (FAR)<br />
Jules-Aristide BOURDÈS-OGOULIGUENDÉ (CDJ) Henri SENE-INGUEZA (CDJ)<br />
Pierre Claver Zeng Ébome (UN) André Mba Obame (UN)<br />
Casimir OYE-MBA (UN) Jean ÉYEGHE-NDONG (UN)<br />
Zacharie MYBOTO (UN) </p>
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		</item>
		<item>
		<title>INTERROGATIONS SUR LA &#171;&#160;RENCONTRE&#160;&#187; SARKOZY / CLASSE POLITIQUE GABONAISE</title>
		<link>http://moubamba.com/interrogations-sur-la-rencontre-sarkozy-classe-politique-gabonaise/</link>
		<comments>http://moubamba.com/interrogations-sur-la-rencontre-sarkozy-classe-politique-gabonaise/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 12:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Ben MOUBAMBA</dc:creator>
				<category><![CDATA[newsBBM]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy Ali Bongo Françafrique corruption Rwanda Franceville Omar Bongo Pascaline Bongo Gabon Election coup d'Etat Moubamba Bruno Ben Moubamba Ali Bongo PDG]]></category>
		<category><![CDATA[Union Nationale]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Président Nicolas Sarkozy devrait rencontrer la « classe politique gabonaise » pendant son séjour au Gabon du 24 au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Président Nicolas Sarkozy devrait rencontrer la « classe politique gabonaise » pendant son séjour au Gabon du 24 au 25 février 2010. En principe, une rencontre entre un Chef d’Etat en exercice et une classe politique se déroule dans un cadre constitutionnel formel et précis.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/Au-nom-du-père-et-du-fils.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1160" src="http://moubamba.com/wp-content/uploads/2010/02/Au-nom-du-père-et-du-fils-300x130.jpg" alt="" width="300" height="130" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi par exemple, Nicolas Sarkozy, en épilogue de son premier voyage officiel aux USA le 7 novembre 2007 s’était adressé solennellement au Congrès Américain. Le fait qu’un Chef d’Etat étranger en visite s’exprime devant des institutions françaises est également devenu une tradition. Le Nouveau Cycle de relations entre la France et l’Afrique francophone que ma génération appelle de ses vœux tarde à venir et ce voyage gabonais risque de ressembler à ceux de Jacques Chirac, voire de Valéry Giscard d’Estaing. Telle qu’annoncée, la rencontre entre le n°1 français et les politiciens traditionnels du Gabon a de quoi laisser perplexe alors qu’il n’est pas prévu que le Président Français s’exprime devant le Sénat ou l’Assemblée Nationale mais se limite à des rencontres.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles sont les raisons de ces trop nombreuses rencontres entre Ali Bongo et Nicolas Sarkozy: novembre, décembre, janvier, février ? Pratiquement une fois par mois ! Quel est le but du voyage de M. Sarkozy ? Les problèmes des industriels français au Gabon ? La crise politique latente depuis le 30 août 2009 ou autre chose ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’Opposition a-t-elle intérêt à rencontrer Nicolas Sarkozy au moment où l’Union Nationale a le vent en poupe et où l’arrogance éhontée du Nouveau Pouvoir Gabonais ne cesse de croître ? Je pense que non.</p>
<p style="text-align: justify;">Que peut attendre l’Opposition d’un éventuel rendez-vous avec le Président Français ? Rien à mon humble avis tant qu’il n’y aura pas un retour à la démocratie et un accès du Gabon aux standards internationaux. C’est pourquoi je ne pense pas que cette rencontre ait un quelconque intérêt. Au contraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Je recommande plutôt à l’Opposition de rompre avec le fameux syndrome du « vieux nègre et de la médaille » rendu célèbre par Ferdinand Oyono, ancien ministre-écrivain camerounais.  Ce syndrome est celui du « vieux nègre », sans cesse en attente de l’approbation et des récompenses, des médailles du « maître ». Voilà le court horizon du « vieux nègre » et la médaille. Or nous savons que depuis Mandela ou Paul Kagamé du Rwanda (et il est heureux que Libreville soit sur le trajet de Kigali en la circonstance) qu’une autre Afrique est possible, qu’un nouveau partenariat est une exigence minimale. Pour l’instant la modernisation des relations  ne semble pas avoir rendez-vous au Gabon mais nous ne devons pas renoncer au rêve d’un autre Gabon. Plaise à Dieu que la classe politique gabonaise en finisse vite avec les archétypes d’un autre âge, en premier lieu l’Opposition.</p>
<p style="text-align: justify;">S’il faut être ostracisé pour ses convictions, il s’agit plus d’un honneur que d’un drame.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bruno Ben MOUBAMBA</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De l’UNION NATIONALE &#8211; REPUBLIQUE GABONAISE</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(33) 6 88 12 88 21 &#8211; <a href="mailto:bruno@moubamba.com" target="_blank">bruno@moubamba.com</a> &#8211; <a href="http://www.moubamba.com/" target="_blank">www.moubamba.com</a></em></p>
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