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Environnement
Etat des lieux
Eau
Selon l’UNICEF, près de 70% des gabonais ont accès à l’eau potable. Mais il existe de fortes disparités. Ainsi, en milieu urbain, 80% des habitants utilisent de l’eau potable contre 30% en zone rurale. Les disparités entre les provinces sont également fortes. En effet, 80% des ménages de l’Estuaire y ont accès, alors que 53% de ceux de l’Ogooué Maritime et moins de 20% de ceux de la Ngounié et de la Nyanga sont dans ce cas.
Au Gabon, une seule société s’occupe de la distribution de l’eau mais aussi de l’énergie dans les centres urbains : la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG). Privatisée depuis 1997, elle est détenue par Véolia Water (51%), et l’Etat Gabonais (49%). Concrètement, et en ce qui concerne le domaine de l’eau, les Gabonais font face à des coupures intempestives et régulières (déficit moyen de 30 000 m3/jour). De plus, le réseau d’adduction, déjà très insuffisant comporte de nombreuses fuites régulièrement détectées le long des conduites.
A Libreville (420 000 habitants), comme dans d’autres villes, il existe de nombreux bidonvilles dans lesquels vivent des familles dĂ©favorisĂ©es. InstallĂ©es sur des sites non viabilisĂ©s, celles-ci vivent dans des maisons insalubres, sans accès direct Ă l’eau courante. Pour s’approvisionner en eau potable, elles sont obligĂ©es de parcourir plusieurs centaines de mètres pour se rendre chez des voisins, qui sont eux reliĂ©s au rĂ©seau de distribution. Elles repartent ensuite chez elles avec quelques litres, obtenus contre de l’argent, souvent Ă un prix bien plus Ă©levĂ© que le prix officiel.
Dans les milieux ruraux, l’accès à l’eau est encore plus difficile que dans les villes. Il n’existe pas de réseau de distribution d’eau ou celui-ci est très limité. La distribution se fait via des fontaines publiques dans lesquelles les Gabonais peuvent puiser librement. Mais les fontaines n’existent pas en nombre suffisant, et de nombreuses familles puisent l’eau directement dans les fleuves ou dans des puits ouverts. Par ailleurs ces fontaines sont bien souvent mal entretenues et leur nettoyage n’est pas réalisé assez régulièrement, ce qui entraîne l’apparition de maladies.
Déchets
Au Gabon, seuls 20% de la population bénéficie d’un service de collecte des ordures ménagères et les zones rurales sont en très grande majorités démunies de tout ramassage. Dans les villes, la collecte des déchets s’effectue de manière très irrégulière et insuffisante, en particulier dans les quartiers périphériques. Par conséquent, les poubelles débordent, et les décharges sauvages se multiplient le long des routes.
Au Gabon, la gestion des déchets est sous la responsabilité des municipalités. Le plus souvent, les communes assurent directement cette tâche par le biais d’agents municipaux. Mais l’insuffisance des budgets municipaux consacrés à la gestion des déchets et l’augmentation des coûts de collecte, limitent souvent cette pratique dans le temps. Certaines communes ont choisi quant à elle de confier la collecte et l’élimination des ordures à des opérateurs privés. Ainsi, suite à la signature d’une convention en 2002, la SOVOG (SOciété de Valorisation des Ordures du Gabon) est l’entreprise chargée de collecter et de traiter les déchets ménagers à Libreville. L’exemple de la capitale gabonaise est révélateur de l’ensemble des villes du pays. La municipalité ne dispose pas de moyens financiers suffisamment importants pour collecter intégralement les ordures. De plus, de très nombreux quartiers de Libreville sont totalement inaccessibles aux camions de collectes en raison de l’inexistence de route goudronnées dans ces secteurs de la ville. A ceci, s’ajoute aussi les mauvais réflexes des citadins gabonais, en particulier ceux vivant dans les quartiers pauvres de la ville, et le nombre insuffisant de grandes bennes collectrices non proportionnel à la population. Tous ces éléments expliquent pourquoi le ramassage des ordures ménagères est peu performant au Gabon. A Libreville, une fois collectées, les ordures sont transportées jusqu’à la décharge de Mindoubé. Elles sont alors prises en charge par une autre entreprise (la SOBEA) et connaissent leur seule forme de traitement : l’étalage et le compactage.
La lutte contre l’insalubrité passe nécessairement par la mise à disposition de moyens supplémentaires et par une meilleure organisation de la collecte et du traitement des déchets ménagers. Elle doit être une priorité afin d’améliorer le niveau sanitaire des Gabonais.
Assainissements
Aujourd’hui il n’existe pas de réseau d’assainissement véritablement fonctionnel au Gabon. De plus, comme décrites plus haut, les conditions d’approvisionnement en eau restent précaires, en ville comme en zone rurale, et les décharges sauvages sont très nombreuses. Tout ceci entraîne inévitablement l’apparition de maladies diverses (bilharziose, diarrhées, choléra… ). A Libreville, comme dans d’autres communes, des hôtels et des habitations situés sur le littoral déversent leurs eaux usées et leurs détritus de toutes natures directement dans la mer, à quelques mètres des lieux de baignade.
De même, de nombreux logements individuels, installés à proximité des cours d’eau sont régulièrement inondés suite à de grandes pluies. Ces habitations, n’étant pas reliées à un réseau d’assainissement, elles rejettent leurs déchets et leurs eaux usées en pleine nature. Les inondations emportent alors toute cette pollution dans le milieu naturel, au contact direct de la population. De cette façon, l’eau véhicule de nombreuses maladies dont les enfants sont bien souvent les premières victimes.
Energies renouvelables
Actuellement au Gabon la place de l’énergie renouvelable est infime. Tout reste donc à faire et les possibilités, en particulier en ce qui concerne l’énergie solaire, sont nombreuses.
L’énergie solaire semble être l’énergie renouvelable présentant le potentiel le plus intéressant au Gabon, en raison du bon ensoleillement dont dispose ce pays au cours de l’année. Qu’il s’agisse d’énergie solaire thermique (transformation du rayonnement solaire en énergie thermique) ou de l’énergie solaire photovoltaïque (production d’énergie électrique à partir du rayonnement solaire), celles-ci peuvent être utilisées dans les régions rurales pour fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement de nombreuses installations (éclairages, réfrigérateurs, pompes hydrauliques, télécommunications, etc…). Elle peut également être utilisée pour faire fonctionner des cuiseurs solaires
Concernant l’énergie éolienne, une étude datant de 2007 (commandée par la Banque Africaine du Développement au bureau d’études Hélimax) ne cite pas le Gabon comme un des 15 pays africains disposant d’un gisement éolien propice au développement de cette énergie. Cette information devra cependant être vérifiée par des études complémentaires, afin de savoir si cette voie peut être au final empruntée ou mise de côté.
Développer le secteur des énergies renouvelables est important à plus d’un titre : il permettrait de réduire la facture énergétique du pays, de désenclaver de nombreuses régions rurales éloignées des centres urbains et de limiter l’utilisation des ressources fossiles.
Biodiversité
La forêt équatoriale tient une place très importante au Gabon puisqu’elle couvre 85% du territoire du pays, soit 200 000 km2 et regroupe plus de 400 essences d’arbres. De plus, la diversité biologique au Gabon ne s’arrête pas là , puisque 8 000 espèces végétales (parmi de nombreuses plantes médicinales), 150 espèces de mammifères et 680 espèces d’oiseaux sont regroupées sur ce territoire. Cette faune et cette flore, sont d’autant plus remarquables que la forêt est pour le moment relativement bien préservée. Ceci est dû en grande partie à la faible densité de la population et par conséquent à la pression limitée que celle-ci exerce sur le milieu naturel et ses ressources.
Malgré sa bonne conservation, la biodiversité du Gabon reste assez mal connue, y compris par ses habitants. En effet, très peu d’inventaires complets ont été réalisés jusqu’à aujourd’hui. La population n’est pas assez impliquée et reste peu consciente de la formidable richesse du patrimoine naturel présent au Gabon.
Propositions
C’est aux collectivitĂ©s locales qu’il revient d’Ă©duquer les populations en ce qui concerne l’hygiène du cadre de vie, les dĂ©chets, le tri etc.. Plus la gestion par une collectivitĂ© locale sera bonne, plus elle bĂ©nĂ©ficiera de moyens de l’Etat.
Il sera instauré des labels écologiques, des labels de propreté, qui permettront d’établir des comparatifs entre la gestion des différentes villes et villages.
Eau
- Améliorer le réseau de distribution en eau existant
- Parvenir à une adduction d’eau « en continu », sans coupures intempestives et une stabilité de la pression délivrée, en ville comme en zone rurale.
- Réparation des fuites dans le réseau existant et un entretien régulier par la suite.
- Etendre le réseau d’adduction d’eau
- Multiplier les fontaines en milieu rural pour un accès plus facile à l’eau dans ces régions.
- Elargir le réseau de façon à relier les dizaines de milliers de nouvelles habitations qui seront construites,
- Développer de manière significative la collecte et la mise en réserve de l’eau de pluie dans ce pays où la pluviométrie est abondante à certaines saisons de l’année (1 500 à 2 500 mm de pluie par an, voire jusqu’à  4 000 mm/an dans la région nord-ouest).
- Améliorer et contrôler la qualité de l’eau distribuée
- Construire des stations d’épuration en quantité suffisante
- Equiper les familles dĂ©favorisĂ©es afin qu’elles puissent chauffer l’eau, la filtrer ou la dĂ©sinfecter avec certains produits antiseptiques inoffensifs pour l’organisme humain avant de la consommer
- S’assurer de la potabilité de l’eau distribuée et la contrôler régulièrement via la création d’un laboratoire spécialisé.
- Assurer un nettoyage régulier de toutes les fontaines publiques.
- Développer des systèmes de lagunages pour assainir l’eau à l’échelle individuelle ou de quartier (peu d’entretien, aucune consommation d’énergie…), en particulier en zone rurale.
Déchets
- Prévention
- Développer l’éducation et la sensibilisation de la population, en particulier des enfants et des jeunes adultes et des femmes, par des partenariats avec des ONG.
- Collecte et transport
- Augmenter le nombre de bennes dans les villes et mener une réflexion pertinente sur leurs positionnements en fonction des densités de population, des voies d’accès (existantes et futures).
- Mettre en place la collecte et le transport des ordures ménagères dans les zones rurales.
- Entretenir le réseau routier existant et le développer pour permettre le passage des camions de collecte dans tous les quartiers de Libreville et des autres zones urbaines mais aussi dans les autres localités du Gabon.
- Mettre en place et organiser le tri sélectif dans les zones les plus peuplées prioritairement et définir des plannings de ramassage en fonction de la nature des déchets collectés.
- Prévoir de nouveaux partenariats pour remplir les missions qui ne sont pas encore assurées par des entreprises ou les municipalités (balayage des rues, curage des caniveaux, ramassage des déchets industriels, etc.).
- Traitement
- Construire un centre de stockage des déchets produisant du biogaz et de l’électricité revendue directement à la SEEG.
- Poursuivre et terminer la construction de l’usine de traitement des déchets proche de Libreville.
- Construire au moins 2 autres nouvelles usines de traitement pour le reste du pays.
- Recyclage et valorisation
- Développer le compostage à l’échelle individuel dans les campagnes, pour permettre de réduire la quantité d’ordures ménagères (et l’utilisation de l’eau) mais aussi de limiter l’emploi de produits phytosanitaires dans les cultures.
- Initier une réflexion sur la manière la plus adéquate de recycler et valoriser les déchets à l’échelles provinciale et nationale.
Energies Renouvelables
- Développer l’énergie solaire
- Mise en place de centrales thermiques et/ou photovoltaïques, afin de fournir de l’électricité à des lotissements entiers, situés prioritairement dans des régions éloignées des centres urbains, afin de les rendre plus indépendants.
- Installation de panneaux solaires photovoltaïques sur les toits de nombreux nouveaux logements, en priorité ceux localisés dans des zones reculées, pour permettre à ces régions une relative indépendance électrique et éviter de coûteux travaux de raccordement au réseau électrique. Si de l’énergie est produite en surplus, sans être consommée, elle pourrait être revendue à la SEEG.
- Equiper les familles des zones rurales en cuiseurs solaires. Il en existe de plusieurs types (boîtes, à panneaux, paraboliques). Ces systèmes permettent de réchauffer, mijoter, faire cuire des aliments et bouillir de l’eau. Cette solution efficace ne demande aucune alimentation en bois, ce qui permet de lutter contre la déforestation et de libérer du temps pour d’autres activités.
- Lancer des projets d’électrification de villages utilisant l’énergie solaire en partenariat avec des ONG.
- Estimer le gisement éolien au Gabon, pour envisager ou non le développement de l’énergie éolienne dans le pays.
- Possédant 885 km de côte littorale, le Gabon pourrait également estimer la possibilité de créer de l’énergie à partir de la puissance du mouvement des vagues (houle).
Biodiversité et patrimoine naturel
- Multiplier les partenariats avec des ONG (actions de conservation, d’éducation et de sensibilisation, de promotion de la biodiversité gabonaise à l’étranger…)
- Promouvoir la recherche universitaire dans le domaine de l’écologie afin de mieux connaître la biodiversité animale et végétale du pays.
- Recevoir des chercheurs internationaux et tout faire pour leur faciliter l’étude et la découverte de la biodiversité du Gabon.
- Développer la sensibilisation de la population et l’inciter à s’impliquer d’avantage dans les processus de conservation et de gestion des ressources naturelles.
- Créer des partenariats avec d’autres parcs nationaux à l’étranger.
Investissements
Eau
A court terme (2 ans):
- Fournir aux familles (plusieurs milliers) des quartiers défavorisés, l’équipement nécessaire pour rendre l’eau potable.
- Nettoyer toutes les fontaines publiques déjà existantes.
A moyen terme (4/5 ans):
- Construire 200 fontaines supplémentaires en milieu rural.
- Construire des locaux abritant le futur laboratoire de contrôle de potabilité de l’eau et mettre à disposition l’équipement adapté.
- Former le personnel technique chargé de contrôler régulièrement la potabilité de l’eau ainsi que le personnel administratif.
- Contrôler et réparer tous les conduits d’adduction d’eau déjà mis en place.
- Installer 20 000 systèmes de collecte d’eau de pluie pour de nouvelles habitations en zones rurales (comprenant 20 000 citernes en béton à enterrer).
A plus long terme :
- Mettre en place plusieurs centaines de kilomètres de nouvelles conduites afin de relier les habitations nouvelles au réseau d’eau potable.
- Installer plusieurs centaines de kilomètres de conduites acheminant les eaux usées vers les stations d’épuration.
- Equiper progressivement 20 000 logements en système de récupération d’eau de pluie, en particulier ceux qui sont éloignés des centres urbains.
- Construire 2 stations d’épuration supplémentaires, en fonction de la capacité de traitement de chaque station.
Déchets
A court terme :
- Répartir 500 nouvelles bennes (fermées, pour limiter la propagation des nuisances olfactives et constituer une protection contre certains animaux) sur tout le territoire.
- Acheter une centaine de camions supplémentaires.
A moyen terme :
- Acheter 100 000 bacs Ă compost pour les zones rurales.
- Installer des systèmes de lagunage.
- Construire 2 nouvelles usines de traitement des déchets (à Libreville, qui rassemble la moitié de la population gabonaise, environ 400 tonnes de déchets ménagers sont collectés chaque année).
- Construire un centre d’enfouissement des déchets (produisant du biogaz, puis de l’électricité).
A long terme :
- Mettre en place et organiser le tri sélectif.
- Mettre en place et organiser la collecte des déchets industriels.
Energies Renouvelables
A court et moyen terme :
- Mettre en place plusieurs dizaines de centrales photovoltaïques et/ou thermiques d’1MWc pour fournir suffisamment d’énergie à de très nombreux villages en zones rurales.
- Acquérir plusieurs centaines de panneaux solaires à disposer sur les toits.
- Lancer des appels d’offre à l’échelle internationale dans le but de déterminer le potentiel éolien du pays.
- Lancer des recherches sur l’énergie marine (houle).
Biodiversité et patrimoine naturel
A moyen terme :
- Construire des hébergements d’accueil pour des chercheurs internationaux,
- Construire des logements universitaires pour les doctorants gabonais,
- Lancement d’une campagne de promotion de la recherche en écologie auprès des jeunes gabonais.
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J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.
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