Gabon / Bruno Ben Moubamba : « Il faut arrêter jean Ping ! »

Ainsi donc, Monsieur Jean Ping, candidat malheureux à la dernière présidentielle gabonaise, s’est exprimé le 31 décembre 2016 comme « Président de la République élu », alors même que les Institutions de la République Gabonaise ont définitivement clos le débat.

Nous pouvons retenir des vœux du pseudo « Président » Jean Ping, qu’il réitère les allégations lancées par son camp depuis des mois et selon lesquelles le Président Ali Bongo Ondimba serait responsable du massacre, au départ, de centaines de personnes, puis, aujourd’hui, d’une vingtaine. D’autre part, le prétendu « candidat unique » de l’opposition aborde de manière fort légère pour un ancien Président de la Commission de l’Union Africaine, le délicat sujet des squatteurs  des sites querellés d’Angondjé et de Bikélé, sans en maîtriser les tenants et les aboutissants.

 

En 2017, Monsieur Jean Ping semble donc toujours rechercher la déstabilisation du Gabon en mettant par exemple le rapport de l’Union Européenne au-dessus de la Constitution gabonaise, ce qui est un mensonge inacceptable de la part d’un supposé homme « d’Etat ».

Il convient de rappeler au candidat malheureux Jean Ping, que le Gabon est un et indivisible. Il ne peut y avoir deux présentations de vœux présidentiels à la Nation et encore moins deux Chefs d’Etat. Quel est ce désordre ? Comment pouvons-nous l’accepter davantage ?

Sous prétexte que Monsieur Jean Ping n’aurait pas encore osé défier l’Etat en « prêtant serment », il aurait le droit de jouer sur les ambiguïtés en s’autoproclamant Président élu et « futur Chef Suprême des Armées », alors que ces propos et actes sont à eux seuls anticonstitutionnels ? Ils se suffisent à eux-mêmes.

Comment comprendre que Monsieur Jean Ping se permette de franchir autant de lignes rouges et que rien ne soit fait contre lui alors qu’il est indirectement responsable de tous les dégâts humains et matériels qui ont suivi la proclamation des résultats de la présidentielle le 31 août 2016, dont l’incendie de l’Assemblée Nationale ? Des gens sont morts, d’autres ont été arrêtés et les commanditaires ne seraient jamais inquiétés ?

Nous nous élevons contre ces faits et interpellons le Ministère Public afin qu’il prenne ses responsabilités face à ces graves provocations répétées contre l’autorité de l’Etat.

Il faut mettre fin au projet funeste de Monsieur Jean Ping : provoquer le chaos, peu importe si le Gabon met des décennies à s’en relever, rendre le pays ingouvernable et faire annuler la CAN 2017, tout ceci quitte à ce que des gabonais soient encore une fois sacrifiés sur l’autel de ses ambitions présidentielles. Lui qui refuse le Dialogue National, qu’a-t-il donc à proposer aux gabonais à part la violence et la mort ?

Il faut répondre à Monsieur Jean Ping dans les plus brefs délais.

Ce dernier mentionne le dossier des déguerpis d’Angondjé et de Bikélé alors qu’il n’en a aucune connaissance et qu’il ignore tout des revendications légitimes des ayants droits ainsi que des actions d’accompagnement qui sont mises en œuvre. Un acteur politique responsable ne peut pas soutenir la loi de la jungle ou du plus fort comme cela était le cas à Angondjé et à Bikélé. Il montre encore une fois que les populations ne sont que des instruments pour justifier sa théorie du « chaos à la gabonaise ».

 

Sur un autre plan, l’Etat ne peut se montrer faible face à ses citoyens et Monsieur Jean Ping est un citoyen comme les autres. Il est temps de lui faire solennellement un rappel à la loi et en l’espèce à la Constitution. S’il s’entête, il doit être mis en état d’arrestation dans les plus brefs délais. Force doit rester à la loi même lorsqu’il s’agit de l’ancien Président de la Commission de l’Union Africaine.

Le Gabon a déjà échappé ces derniers mois à un complot sans précédent. Par la mauvaise volonté de Monsieur Jean Ping, et surtout par son argent, les enfants des gabonais les plus défavorisés n’ont pas de scolarité normale et demain toutes les administrations seront peut-être paralysées.

Monsieur Jean Ping a élevé la haine dans notre pays à des niveaux jamais atteints. Il appartient  aux autorités compétentes de le stopper immédiatement au nom de la Constitution et du consensus national. Les actes posés par l’ancien candidat Jean Ping ne sont plus acceptables. Que chacun prenne ses responsabilités, y compris la Communauté Internationale derrière laquelle il se réfugie périodiquement pour maintenir ses troupes dans l’illusion.

Bruno Ben Moubamba

Président de l’Alliance pour le Changement et le Renouveau (ACR)

Président exécutif de l’Alliance Nouvelle de l’Opposition (ANO)

Singapour, le 3 janvier 2017

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