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J’ai le désagréable regret d’annoncer à mes sympathisants, que mes assistants en informatique et moi-même, avons préféré suspendre jusqu’à nouvel ordre l’outil twiter de ce site internet : www.moubamba.com. Après avoir usé de quelques méthodes d’intimidation (d’ailleurs rapportées aux autorités compétentes) contre nos modestes activités, certains « mercenaires » ont choisi de s’attaquer au compte twiter de notre blog, avant d’y prendre un contrôle relatif. Leur but ? Nous empêcher de parler et diffuser certaines informations  de temps en temps.  C’est pourquoi notre compte twiter sera suspendu provisoirement et la surveillance de notre réseau facebook qui compte des milliers de membres sera renforcée également. Bruno Ben MOUBAMBA.

Ali Bongo distribuant des "cadeaux" à des populations de l'interieur du pays.

L’actualité de ces derniers jours amène l’Union Nationale, après analyse minutieuse, à faire la déclaration suivante :L’Union Nationale tient à rappeler au peuple gabonais que Ali Bongo Ondimba, dans sa volonté de vouloir mystifier l’opinion qui commençait à s’interroger sur les capacités réelles des nouveaux dirigeants à conduire les affaires du pays, s’était engagé à dresser le premier bilan de l’action gouvernementale à la date butoir du 1er juillet 2010.

Alors que les Gabonais restent dans l’attente de ce bilan, le gouvernement, après avoir évoqué la fumeuse théorie du « retard utile », se lance dans une campagne de désinformation et d’intoxication dirigée contre l’Union Nationale et destinée à détourner l’attention du peuple gabonais de ses propres réalités pourtant connues de tous. Il n’a pas de guerre de leadership au sein de l’Union Nationale. L’Union Nationale se porte bien. Elle va poursuivre la campagne d’implantation de ses structures  de base sur l’ensemble du territoire national.

Les dissensions supposées entre responsable de l’Union Nationale abondamment évoquées dans Gabon Matin ces derniers temps nous surprennent car elles n’existent pas. Ce sont des affabulations monstrueuses qui ne grandissent pas leurs auteurs.

Tenter de diaboliser et de diviser les leaders de l’Union Nationale, et voué à l’échec, cela ne trompe pas les Gabonais qui ont voté en toute connaissance de cause et des hommes pour l’alternance le 30 août 2009.

L’agitation actuelle du pouvoir n’est donc en réalité que la quête frénétique d’une impossible légitimité. L’illégitimité est le péché originel de ce pouvoir.

En créant, de l’Union Nationale les responsables ont su faire la différence entre les contradictions somme toutes secondaires  opposant, à l’époque  telle ou telle personnalité.

En réalité la contradiction fondamentale oppose les forces du changement aux forces du conservatisme (le PDG). Les responsables de l’Union Nationale ne sont ni amnésiques ni revanchards. Le seraient-ils devenus parce qu’ils ont eu, eux, le courage de rompre avec ce système.

Le pouvoir illégitime essaie de faire croire à grands renforts médiatiques que les dirigeants de l’Union Nationale sont seuls comptables de la situation chaotique du pays.

Faut t – il lui rappeler que le procès de ce régime a été initié par Omar Bongo Ondimba lui-même dans son discours bilan du 1er décembre 2007. Il était revenu sur le même thème le 6 janvier 2009 lorsqu’il déclara : « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire.»

Pourquoi alors chercher des boucs émissaires là où Omar Bongo lui-même a reconnu la faillite du système qu’il a mis en place. Il convient de rappeler que, conformément à la Constitution, que le président de la République est le premier responsable de la conduite des affaires de la Nation.

La personnalisation excessive du pouvoir présidentiel au Gabon est une évidence. Ancien vice président du Gouvernement et ancien Premier ministre, Léon Mébiame avait déclaré – les Gabonais s’en souviennent encore – qu’il n’avait jamais gouverné. Cette sortie de l’ancien numéro 2 du régime avait été abondamment commentée en son temps par le microcosme politico médiatique.

Il n’y a pas longtemps, Jean François Ntoutoume Emane,  un autre ancien Premier ministre et non moins baron du régime, avait trouvé une formule qui résume la suprématie écrasante du président de la République sur toutes les autres Institutions de la République. Ses discours commençaient toujours par la formule sibylline : « sous la très haute inspiration du président de la République… » Ca aussi, les Gabonais s’en souviennent.

Certes, des responsables de l’Union Nationale ont été, pendant longtemps, des collaborateurs du Président Omar Bongo Ondimba.  En quoi sont-ils  plus comptables du bilan que décrivent aujourd’hui le nouveau pouvoir autoproclamé et ses chantres.

En plus de sa proximité familiale avec le défunt président, Ali Bongo Ondimba, sans aucune carrière administrative reconnue, a tout de suite occupé pendant de longues années de très hautes fonctions à la présidence de la République et au gouvernement, jouissant d’immenses privilèges. Peut-il se dédouaner à si bon compte?

Paul Biyoghe Mba a été l’un des plus proches collaborateurs du Président Omar Bongo Ondimba depuis le début des années 1980, avant même l’arrivée sur la scène politique nationale de André Mba Obame, Casimir Oye Mba et Jean Eyeghe Ndong. Peut-il se dédouaner à si peu de frais?

L’un et l’autre et leurs comparses ne peuvent donc se parer d’une quelconque virginité politique dès lors qu’ils étaient impliqués dans les décisions du régime qu’ils vouent aujourd’hui aux gémonies.

Toujours au sujet du bilan, le président de l’Union Nationale Zacharie Myboto en son temps avait demandé un débat public sur la question de la route au Gabon, dont le pouvoir voulait lui faire porter la responsabilité du mauvais état. Naturellement le pouvoir a refusé ce débat, préférant l’accusation démagogique.

Zacharie Myboto, André Mba Obame, Casimir Oye Mba, Paulette Missambo et Jean Eyeghe Ndong ne sont plus aux affaires et Omar Bongo Ondimba n’est plus de ce monde. Et pourtant et pourtant la gabegie et les détournements de fonds publics continuent notoirement :

  • L’acquisition non prévue dans le budget de l’Etat d’un hôtel particulier à Paris pour la somme faramineuse de 100 millions d’Euros, soit 65 milliards de francs CFA. N’est-ce pas là, la gabegie du nouveau pouvoir ?  ;
  • L’achat de 29 voitures de luxe, payées sur des chèques du Trésor public, pour un montant de plus de 14,882 millions d’euros, soit 10 milliards de F. CFA et immatriculées en plaques privées. Convention N°2010/01/PR du 27 janvier 2010. N’est pas là, la gabegie du nouveau pouvoir ?
  • Les rétro commissions versées à des amis politiques expatriés comme Roberto Tomazini, par le canal de HSBC suisse et la Société Générale. N’est pas là, la gabegie du nouveau pouvoir ?
  • Des dizaines de milliards de F. CFA engloutis en 9 mois dans d’incessants voyages à l’étranger, aussi somptuaires qu’inutiles. N’est-ce pas la gabegie du nouveau pouvoir ?
  • Aller suivre des matchs de football en catimini en Afrique du Sud tel un enfant qui va subtiliser du lait dans la cuisine la nuit, pendant que ces parents dorment. En utilisant les moyens de l’Etat. N’est-ce pas la gabegie du nouveau pouvoir ?

Non, les Gabonais ne veulent plus de cette politique spectacle qui masque mal le manque de vision, l’amateurisme et l’incompétence du gouvernement dont le seul programme est l’invective et l’insulte à l’endroit des  leaders de l’Union Nationale, relayé par le PDG et une certaine presse aux ordres. Pendant ce temps, Ali Bongo Ondimba fait du tourisme pour enfin découvrir le Gabon qu’il ne connaît pas.

Cette étrange tournée, où se mêlent la distribution de dons à des populations croupissant dans la misère et des rencontres mystico fétichistes avec des monarques bricolés par une certaine presse ne trompe personne, car il n’y a jamais eu de royauté chez les Babongo (Pygmées). Les Gabonais sont extrêmement indignés et choqués de l’instrumentalisation de ce peuple digne et de la « monarchisation » rampante de la République.

A ce sujet, une séquence mémorable a retenu particulièrement l’attention des gabonais : l’audience en tête à tête que Sa Majesté le Roi des Babongo (pour paraphraser le reporter du jour) a accordée dans sa demeure traditionnelle, à son hôte. Etait-ce la rencontre de deux Rois ? Ah la monarchie est tenace.

En vérité, Ali Bongo Ondimba, pour qui l’idée d’instauration d’une monarchie au Gabon est toujours d’actualité, en dépit de la tentative avortée du projet malencontreusement baptisé « Akoma Mba » dont il était l’inspirateur principal, le fervent défenseur et le bénéficiaire exclusif, est plutôt allé passer la nuit chez les Babongo (Pygmées) à des fins fétichistes et mystiques. Mais les Pygmées du Gabon en rient. Ils savent qu’il s’agit là d’un populisme rétrograde.

A la vue des images retransmises par la télévision de service public, Ali Bongo Ondimba, s’est comporté comme un Colon qui rend visite aux indigènes et découvre leur folklore, distribuant au passage postes téléviseurs, machettes et  limes, pelles et brouettes avec un rire amusé.

Mobiliser la République toute entière pour partager à nos compatriotes de l’arrière pays des cartons des médicaments sortis de l’Office pharmaceutique national est tout, sauf de la générosité. Il s’agit là d’un détournement public des biens de l’Etat à des fins de politique politicienne ce n’est pas le rôle d’un chef d’Etat que de distribuer des médicaments en lieu et place des organismes publics compétents. C’est surtout une irresponsabilité flagrante que de remettre entre les mains de villageois, sans prescription médicale des produits dont l’utilisation peut s’avérer dangereuse pour leur santé. Quel pitoyable exemple de la rigueur dans la gestion de la chose publique

Il eut été responsable pour des localités qui en sont dépourvues d’y créer d’abord des dispensaires et d’y affecter du personnel.

L’Union Nationale dénonce la perpétuation de la sacralisation du don, qui consacre le recul de l’Etat et choque la dignité des Gabonais. Le pouvoir continue à inculquer au peuple la culture de la facilité et de la mendicité, alors qu’il doit se résoudre au travail et à l’effort. Distribuer des postes de téléviseurs dans des zones où il n’y a ni électricité, ni couverture des émissions de télévision est un acte non seulement irrationnel mais moqueur et trompeur. C’est petit !

Faire semblant d’épouser la condition des gabonais démunis est une plaisanterie de très mauvais goût car les milliers de gabonais souffrent de faim et éprouvent de plus en plus de mal à donner du pain à leurs enfants. Pire, certains se nourrissent même à la décharge publique de mindoubé. Non, la misère n’est pas un jeu.

On le voit bien, le pouvoir est aux abois. Le matraquage médiatique fait autour des pseudo projets ou réformes vient de montrer ses insuffisances à l’épreuve des faits.

Tenez à propos des travaux de bitumage de la route Tchibanga-Mayumba et du pont sur la lagune Banio, lancés récemment dans la Nyanga, l’Union Nationale remarque qu’il n’y apas eu d’appel d’offres et qu’il n’y a aucun financement prévu dans la loi des finances 2010 à cette fin. Sur quelle base ces travaux ont-ils été confiés à une certaine entreprise SERICOM pour un coût de 167 milliards ?

Il s’agit là encore d’une opération scabreuse de financement hors budget qui vient grossir la dette publique et ne garantit pas la réalisation de ces ouvrages.

Arrêtez de divertir le peuple et d’essayer de se donner bonne conscience avec des slogans creux et fumeux comme l’émergence. Avec vous l’avenir n’est pas en confiance le pays immerge.

Enfin, s’agissant de l’arrestation du Maire de MOANDA, M. Jean Remy Lepemangoye, l’Union Nationale rappelle le principe de la présomption d’innocence qu’une presse aux ordres notamment Gabon Matin bafoue allègrement.

L’Union Nationale note, pour le regretter les auditions des prévenus dont M. Lepemangoye tardent à venir.

L’Union Nationale s’inquiète des comportements enregistrés qui pourraient ressembler à des machinations politiciennes qu’elle condamne et qu’elle n’acceptera pas. L’Union Nationale demande que seul le droit prévale.

L’Union Nationale est aujourd’hui, comme tous les Gabonais, préoccupée par l’avenir du pays.

Le Gabon est malade de la mauvaise organisation des élections, malade de la mauvaise gouvernance économique et financière, malade d’un climat social délétère et malade de la faillite de l’Etat de droit.

C’est pourquoi l’Union Nationale exige un débat public sur la transparence électorale, avec la mise à plat du fichier électoral et l’introduction des données biométriques dans l’établissement des listes électorales, seuls gages de légitimité et de stabilité politique et de paix.

Je vous remercie.

Quelque soit l’ascendant moral qu’a pu avoir la République Française aux yeux des nouvelles générations africaines, il est évident que celui-ci n’existe peut-être plus depuis le 14 juillet 2010. Ce jour-là, certains d’entre nous ont fini par se dire que « la Civilisation » s’arrêtait  pour les  « Françafricains » au sud de la Méditerranée, voire pire au sud du Sahara  !


Dans tous les cas, le défilé des « Armées africaines »Â  le 14 juillet à Paris  nous  a rappelé la gravité naguère des propos du  romancier camerounais Mongo BETI : « L’Afrique est dans les chaînes pour ainsi dire depuis l’éternité, « , cf.   BETI, M., « Longue est la nuit par T. Tchivéla », in Peuples noirs, Peuples africains, n°18, novembre décembre, 1980, p.145.

De la rencontre  « diabolique » à souhait  de l’Élysée (une « messe noire » pour certains) un 13  juillet, qui a vu le Président Nicolas Sarkozy  (tel un héritier des âges infernaux de la colonisation) accueillir un « syndicat » de 13 dirigeants africains francophones décriés (comme des  démons d’un autre temps, celui de la Guerre Froide entre l’URSS et l’Occident) au fameux défilé des Champs-Elysées (sous un ciel pleurant des trombes d’eau), il est apparu évident que le déclin Français en la circonstance est avant tout  d’ordre éthique : Fallait-il recevoir des tyrans le jour qui célèbre la fin de la tyrannie en France ? Rien n’est moins sûr !

On sait que le 14 juillet est le date symbolique qui a vu le Peuple Français se libérer d’une monarchie dont plus personne ne voulait. Pourtant, Nicolas Sarkozy (A vrai dire le Cardinal Guéant, Secrétaire Général de l’Élysée, Mazarin ou Talleyrand (c’est selon) de l’actuel monarque républicain a choisi de trôner, ce jour « sacré » pour les droits-humains aux côtés du symbole des successeurs monarchiques en Afrique  francophone : Ali Bongo Ondimba fils d’Omar Bongo Ondimba et auteur d’une répression sanglante entre le 3 et le 4 septembre 2009 au Gabon. La monarchie de droit africain sur les Champs-Elysées, c’était également Faure Eyadéma du Togo qui a massacré des centaines de Togolais pour accéder au « trône » de son père mais aussi la présence du Président Abdoulaye Wade du Sénégal suspecté par un ambassadeur de France à Dakar crédible (il en existe) de vouloir imposer son fils Karim Wade aux Sénégalais. En attendant le Centrafrique, le Cameroun, la Guinée Équatoriale, le Congo Brazzaville, le  Tchad dirigé par Idriss Déby un fou sanglant.  France, fille aînée des droits  de l’Homme, qu’as – tu fais de ta Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ?

En décembre 2007 Rama Yade alors Secrétaire d’État aux droits de l’Homme  critiquant sévèrement les mauvaises manières du Colonel Mouammar Kadhafi s’était écriée : « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. » « La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort », avait ajouté la Secrétaire d’État,  qui avait aussitôt été convoquée à l’Élysée, où Nicolas Sarkozy l’avait personnellement rappelée à l’ordre.

Il faut croire que Rama Yade était visionnaire puisque le 14 juillet 2010, les Champs-Elysées ont été transformés en paillasson sanglant géant. Le jour anniversaire de la Révolution Française, nous pouvions  apercevoir goguenards 13 dirigeants dont certains sont passibles du Tribunal Pénal International. Ah, si les morts pouvaient parler ! En tous cas, du fond de leurs tombeaux, dans les cimetières, les forêts, les égouts, les déserts ou ailleurs quelques Africains ont eu le sentiment en voyant la pluie tomber sur les Champs, qu’ils criaient encore : Au secours !   Au secours !

Bruno Ben MOUBAMBA

bruno@moubamba.com

1940 : L'ARMEE NAZIE DESCEND LES CHAMPS-ELYSEES DEVANT DES FRANCAIS TRAUMATISES !

Dans le cadre du cinquantenaire des  « indépendances » des « Africains », la République Française devrait donc faire défiler les « armées » de nos pays africains sur les Champs-Élysées le 14 juillet 2010. C’est trop d’honneur mais était-ce bien utile ? Les armées européennes ont défilé la dernière fois ? C’était on ne peut plus compréhensible. Les chefs d’états et de gouvernements euro-  méditerranéens accourus à Paris précédemment représentaient l’espoir d’un Moyen-Orient pacifié même si on sait ce qu’il en est advenu de la constitution d’une Union Pour la méditerranée ! Personne n’en a voulu, ce qui a fait penser à certains que décidément, nous avons peut-être désormais affaire en France, à un déclin irréversible. Mais de là à faire défiler les troupes des dictatures africaines en 2010, on peut espérer que d’autres solutions étaient envisageables ! Surtout qu’en 1940, une armée dictatoriale est aussi passée sous l’Arc de Triomphe. Le parallélisme des dates est un peu gênant, tout de même !

Que fait la République Française chaque fois qu’elle va mal depuis un siècle, c’est-à-dire depuis la fin du rêve impérial correspondant au cycle napoléonien (fin des XVIIIe et XIXe siècles) ? Elle « sort » ses « Africains » ! Mais est-ce pour autant qu’existe en terre africaine, un pays francophone capable d’organiser un Mondial comme l’Afrique du Sud ? Est-ce pour autant qu’existe en Afrique francophone, l’équivalent du Ghana ?La réponse est évidement non, même au Togo supposé s’inspirer de son voisin ghanéen. Même les anciens ministres français des affaires étrangères Alain Juppé (droite) et Hubert Védrine (gauche) ont  dénoncé  une « vision très dangereuse » de la politique africaine de la France.

2010 : LES DICTATURES AFRICAINES DESCENDENT LES CHAMPS-ELYSEES ! PAS DE QUOI ÊTRE FIER !

UN CINQUANTENAIRE DÉSOBLIGEANT

C’est bien beau de nous sortir les « Africains » un 14 juillet 2010 mais pourquoi faire ? Pour chanter sur Champs-Élysées la chanson préférée de Jean-Marie Le Pen et de l’extrême-droite française « C’est nous les Africains » ? Certainement pas directement, mais indirectement probablement ! Voyons ce que disent les paroles de cet hymne colonial : C’est nous les Africains /Qui revenons de loin/Nous venons des colonies/Pour sauver la Patrie […] Car nous voulons porter haut et fier/Le beau drapeau de notre France entière/Et si quelqu’un venait à y toucher/Nous serions là pour mourir à ses pieds/C’est nous les Africains/ Pour le salut de notre empire/ Nous combattons tous les vautours…

Pour être crédible, le défilé du 14 juillet 2010 aurait pu avoir lieu dans une autre configuration, c’est pourquoi je le condamne à titre personnel avec la dernière énergie. Un pas en avant avait été fait sous Jacques Chirac mais surtout grâce à la Guyanaise Christiane Taubira : la condamnation de l’esclavage. Ce dernier est aujourd’hui un crime contre l’humanité. Si Nicolas Sarkozy avait fait pour une fois un grand discours visionnaire sur le colonialisme et posé des actes de repentance comme M. Chirac dans son Discours du Vel d’Hiv en 1995, peut-être que nous aurions aujourd’hui un peu de considération pour son défilé avec ses « Africains » comme il les aime. Enfin …Comme le Cardinal Guéant les aime !!

PEUT MIEUX FAIRE !

Avouons tout de même, qu’en termes d’effet de défilé, passer des principaux leaders européens et  méditerranéens à une bande de psychopathes incapables de penser un état africain à une échelle raisonnable, il n’y a que les délires colonialistes qui puissent permettre des contorsions politiques d’une telle hardiesse. De Richelieu à Guéant, de Mazarin à Talleyrand, chaque fois qu’un « Cardinal » se loge dans la tête d’un « monarque » français, les choses finissent mal et pour lui et pour son pays. Et, malheureusement pour le reste de ses sujets, y compris ses esclaves. Or, nous les « vrais Africains », demeurons les authentiques otages des rêves de grandeur d’une Nation qui a voulu dominer le monde.

Il y a tant de malentendus entre ces nostalgiques de l’empire et les nouvelles générations africaines qu’ensemble tout devient impossible désormais ! Pour le moment ! Pour eux, un Africain qui ne se comporte pas comme un esclave doit être éliminé par tous les moyens possibles et pour nous, il est hors de question qu’après Lumumba, Sankara et bien d’autres, l’Afrique francophone poursuive sa lente descente aux enfers. Ceux qui se sont trompés tout le temps en Afrique, de Mobutu à Bokassa, de Sassou à Déby ou de Bongo à Eyadéma ne sont pas conscients d’une chose : LA PUISSANCE NE SUFFIT PAS ! Si c’était le cas, les Soviétiques seraient toujours en Afghanistan, les Américains encore au Viêt-Nam et bien entendu les Français en Algérie.

Qui aidera la France à comprendre ? Qui permettra aux dirigeants français à ne plus penser que  seule le sacrifice des AFRICAINS sur l’autel des puissances de l’argent empêchera leur modèle systémique de s’écrouler définitivement ?  Dans tous les cas, le défilé des AFRICAINS à venir est un mauvais signal de plus !

Et je veux le dire de manière très simple encore à mes compatriotes Gabonais et Africains :

Face à l’exaltation de la force armée par nos adversaires, devant  l’impunité des potentats Africains qui vont encore s’exhiber à Paris avec mépris et arrogance pour ceux qu’ils ont supposés diriger avec efficacité, j’imagine votre chagrin permanent et votre désarroi.

Mais laissez-moi vous dire une chose pour finir : oui, Il se peut qu’un jour le courage des vrais AFRICAINS  disparaisse définitivement. Ils exhibent bien leurs marionnettes au Gabon comme ailleurs et  effacent  jusqu’à la mémoire des grandes figures qui pourraient faire notre fierté, pour qu’à nos propres yeux, nous acceptions notre animalisation ! Ils ont des armes, de l’argent et des réseaux. Un jour peut-être nos cœurs cesseront de rêver d’une autre AFRIQUE ! C’est possible ! Mais, je vous le jure sur nos ancêtres CE JOUR N’EST PAS ENCORE VENU !

Bruno Ben MOUBAMBA

bruno@moubamba.com

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J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.


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