Gabon Actu / Le texte intégral de la nouvelle ambassadrice des USA à l’attention des acteurs politiques

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’ambassadeur des USA au Gabon, Cynthia Akuetteh a publié lundi à Libreville une déclaration exprimant la fermeté de son pays contre le changement de gouvernement par des moyens extraconstitutionnels.

Gabonactu.com publie l’intégralité de ce texte.

Avec l’Ambassadeur des USA à Washington en novembre 2014

J’ai l’honneur et je suis extrêmement ravie d’être l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en République gabonaise. Je tiens à exprimer ma reconnaissance au Président Barack Obama et au Secrétaire d’Etat John Kerry pour la confiance qu’ils ont placée en ma personne pour représenter le peuple américain. Tout au long de ma carrière, je me suis attelée à élargir et renforcer la coopération déjà solide ainsi que le partenariat entre les Etats-Unis et l’Afrique, et je suis honorée d’avoir l’opportunité de travailler étroitement avec vous, le peuple gabonais, afin de construire et promouvoir les multiples valeurs et intérêts communs à nos deux nations.

A cet égard, je rappelle que les Etats-Unis observent attentivement la scène politique au Gabon. Nous soutenons et encourageons le débat politique sain, et nous croyons qu’un échange raisonnable et un dialogue constructif sur les questions de fond sont un atout majeur pour la démocratie. Les Etats-Unis condamneront fermement toute tentative de changement de gouvernement par des moyens extra-constitutionnels. Le Gabon a longtemps été un modèle de stabilité dans une région fragile, et je sais que le peuple gabonais est fier de cet héritage. Toutes les parties ont la responsabilité de travailler pour préserver cette stabilité. Les appels à une insurrection ou à la violence sont répréhensibles et inacceptables.

Au contraire, toutes les parties devraient œuvrer à un dialogue ouvert et inclusif, et j’ai été encouragée au cours des dernières semaines de constater des appels publics allant dans ce sens par un certain nombre de personnalités gabonaises. Tout changement politique devrait être fait par voies démocratiques. Le Gabon organisera des élections en 2016. Ceux qui aspirent à diriger le Gabon dans la prochaine phase de son histoire devront se concentrer sur le processus électoral et se préparer à la compétition sur la base d’une vision positive pour l’avenir et le respect des lois gabonaises et des normes internationales de transparence.

Les Etats-Unis expriment leur amitié aux Gabonais de toutes les obédiences politiques qui partagent notre engagement à la démocratie et à la résolution pacifique des différends politiques.

 Cynthia Akuetteh, ambassadeur des USA au Gabon

 

http://www.gabonactu.com/2015/01/declaration-explosive-de-lambassadeur-des-usa-au-gabon/

Gabon Review / Les USA ne soutiendront qu’un changement qui respecte la Constitution …

Gabon – France / Méditations métaphysiques sur la « Marche Universelle » de Paris du 15 janvier 2015

La une du Charlie Hebdo du mercredi 14 janvier 2015

 (A priori, voici la « Une » à suivre de CHARLIE HEBDO)

Devant la « première marche universelle » du 11 janvier 2015 qui, depuis Paris, a parlé au monde entier, nombreux sont ceux qui n’ont toujours pas compris « le problème théologico-politique » induit par le fait religieux en général et en particulier par le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam.

Au-delà du concept de « choc des civilisations », nous sommes pourtant devant un phénomène de grande ampleur. La crise universelle du manque de leadership mondial ne permet pas à l’humanité de voir où nous allons. Même si le monde est désormais entre les mains de « petits esprits », le temps est venu d’analyser sur un plan métaphysique (entre autre) le contenu fondamental commun à tous nos jugements d’existence, autrement dit nos « actes de foi », y compris de la part de ceux qui s’imaginent sans foi alors qu’ils n’ont foi qu’en la logique des marchés.

 Au fond, il ne s’agit pas de remettre en cause le « fait religieux » pour le simple plaisir de le remettre en cause comme le croient par erreur un certain nombre d’individus. En abordant un des trois niveaux de la conscience humaine (conscience intellectuelle, conscience mystique et conscience politique), les « leaders d’opinion » de ce temps doivent bien être au fait du genre de forces psychiques auxquelles ils ont affaire. Juger la religion est un droit mais encore faudrait-il le faire de manière lucide. Pour exemple, qu’est-ce donc que nous avons conscience de connaître lorsque nous jugeons catégoriquement de l’existence d’un fait religieux quelconque : Moïse a vu la terre promise, Jésus est ressuscité ou Mahomet a vu l’ange Gabriel ?

Quatre choses à priori pourtant :

- Premièrement, des catégorie conceptuelle » du « réel » : d’abord nous affirmons que tel fait figure dans ce qu’on peut appeler (plus ou moins proprement) une « catégorie conceptuelle » du « réel » (au sens fort et actuel de ce mot). Car on peut considérer (du moins en un certain sens) que tout jugement d’existence (acte de foi) attribue à un objet déterminé la qualité d’ »existant« , à la manière d’une espèce de prédicat. A ce titre on peut parler (si du moins on s’en tient à un aspect superficiel des choses) d’une « catégorie conceptuelle » du « réel » ou de l« existant« , dans laquelle nous classons tous les objets de nos jugements d’existence, comme nous classons dans la catégorie conceptuelle de croyant toutes les personnes qui partagent la même foi dans l’existence d’un Dieu.

- Deuxièmement, des phénomènes réels: proclamer qu’une chose est ou que Dieu est, c’est encore et surtout connaître que cette chose ou ce Dieu fait partie d’un système unique et cohérent de ces « phénomènes », ainsi qualifiés de  « réels ».   Cette seconde  affirmation va beaucoup plus  loin  que la précédente ; et l’on pourrait même montrer que la première n’était exacte  que  comme  un symbole   imparfait  de  ce  qu’exprime  la seconde.

Remarquons en effet qu’un «réel» n’est nullement un «prédicat» assimilable aux autres « réels ». Car  quand  on dit  que  Moïse est le prophète d’Israël, Jésus est le Christ ou que Mahomet est le Messager de Dieu, on les classe bien chacun dans une catégorie conceptuelle, mais non dans un système concret dêtres.

Pour exemple, le Dôme du Rocher, sur le Mont du Temple des Juifs est l’un des monuments les plus célèbres de Jérusalem. Pour l’Islam, Mahomet s’y est envolé vers le paradis, traversant les 7 ciels, sur son cheval ailé Bouraq, pour rencontrer Allah ; lors de la Passion de Jésus, d’après les Évangiles, le rideau du Temple s’est déchiré au moment même de la mort du Christ ; les Juifs religieux quant à eux, s’abstiennent de mettre le pied sur l’Esplanade des Mosquées, site du Temple, pour éviter fouler l’emplacement sacré du Saint des Saints.

Si,   on juge que telle hypothèse existe véritablement, on exclut l’autre hypothèse relative au Mont du Temple. Si on prononce que celui-ci appartient aux Musulmans, on exclut l’hypothèse qu’il serait aux Juifs, etc. Affirmer un fait, c’est  donc  poser qu’il  est, pour tout le reste des faits, une   condition dont il est nécessaire qu’ils tiennent compte sous peine d’irréalité.  C’est donc ranger ce fait dans un système  concret d’­objets réels de pensée, où aucune incohérence n’est admissible.

Troisièmement, proclamer qu’une chose est, ou que Dieu est, c’est du même coup, proclamer que ce phénomène possède en lui-même une foule de déterminations précises, qui, pour la plupart, nous échappent, mais n’en sont pas moins objectivement requises en elle, comme des éléments du réseau intelligible  complexe qui doit la relier et l’harmoniser avec tout l’ensemble des autres faits. Tant que, par exemple, nous envisageons simplement en elle-même l’idée de « pèlerin à Jérusalem », ou même de « pèlerin dans tel lieu de Jérusalem », ou que nous nous bornons à dire « un pèlerin pourrait être  en ce lieu de pèlerinage à Jérusalem », il n’y a pas à se demander si le « pèlerin de Jérusalem »  dont nous parlons est déterminément un chrétien, un musulman, ou un juif. II n’est déterminément  rien du  tout (c’est un croyant) et s’interroger sur ses particularités propres serait un non-sens.

Mais si nous disons : « un pèlerin est dans le Saint-Sépulcre« , devant le Mur des Lamentations ou sur le Mont du Temple, il faut absolument que,  pour y être, il soit d’une « espèce déterminée » de croyant,  et qu’il soit même déterminé jusque dans  les moindres détails, de ses traditions, etc.

De ces déterminations particulières, concrètes, nous pouvons peut-être tout ignorer, selon ce que nous sommes mais nous ne pouvons douter qu’elles soient, en elles-mêmes, rigoureuses et précises, et le fait que nous les ignorons nous montre seulement qu’il y a là, pour nous, une infinité de problèmes d’ordre existentiel encore  irrésolus.

- Quatrièmement enfin, affirmer un fait (notamment religieux), ce n’est pas seulement le ranger dans le système objectif et cohérent des choses réelles et parfaitement déterminées en elles-mêmes, mais c’est du même coup, déclarer qu’il s’impose en droit à toute pensée particulière, comme une règle dont elle aussi doit tenir compte. Car c’est équivalemment prononcer qu’aucune pensée ne peut exclure ce fait du monde du « réel » sans s’exercer de travers, sans se tromper ; et qu’aucune pensée ne peut ignorer ce fait sans être, par là même inadéquate au réel total, et donc imparfaite.

Affirmer un fait religieux comme tel, c’est le classer dans un ensemble cohérent de choses réelles et parfaitement déterminées, auquel toute pensée ou tout acte de foi doit se conformer pour s’exercer comme il faut. Le risque est la multiplication des nouvelles guerres religieuses sur fond de guerre des civilisations : que l’on songe aux guerres multinationales en Afrique.

La religion est un des phénomènes les plus puissants de tous les temps et il ne faut pas le sous-estimer ou l’aborder à la légère même s’il peut et doit être abordé parfois avec légèreté.

En tous cas, nous les Africains savons désormais que des pays comme la République Démocratique du Congo[1] ou le Nigéria par exemple, sont devenus des terrains sur lesquels le conflit du Moyen-Orient déferle  par la Corne de l’Afrique sur le continent africain. Les hamites (Ethiopie, Rwanda, Ouganda, Erythrée) qui se considèrent comme les « descendants de la Reine de Saba » s’opposent en tant que force pro-occidentale depuis des décennies à une coalition hétéroclite entre autres des pays musulmans africains (le Soudan, le Tchad, le Centrafrique, l’Angola, le Zimbabwé …etc.).

Il est urgent qu’en tant qu’Africains nous maitrisions un langage commun : celui de la métaphysique. Le continent africain est menacé d’être emporté par une tension religieuse s’il ne résout pas lui-même le problème théologico-politique.

Bruno Ben MOUBAMBA

Secrétaire Général de l’Union du Peuple Gabonais (UPG, Libreville – Awendjè)

Auteur de « L’idée de permanence dans le problème théologico-politique » à l’ EHESS.

[1] Breakman, L’enjeu congolais, Fayard, 1999, p. 166.

Avec la fille de Malcom X (la Nation de l’Islam) aux USA,en novembre 2014

Gabon / France : Ben MOUBAMBA le Secrétaire Général de l’UPG (opposition) à la « Marche Républicaine » de Paris

Depuis les événements du 11 septembre 2001 aux USA, un certain nombre de tragédies mondiales ont été associés à la date fatidique du 11. Toutefois, le 11 janvier 2015 restera associé au « premier rassemblement universel » de toute l’histoire humaine. La soixantaine de chefs d’Etats et de gouvernements (y compris les plus controversés comme au Gabon) en sont une illustration mais le fait que le monde entier se soit senti concerné par les morts de Paris le prouve à suffisance.

En tant que Secrétaire Général de l’Union du Peuple Gabonais (UPG, opposition), j’ai été heureux de participer à cette « Marche » pour la liberté universelle et pour la paix mondiale.

J’ai été frappé par l’extrême gravité de l’atmosphère qui a entouré cette journée qui a rassemblé près de 4 millions d’âmes dans toute la France dont un million et demi dans la capitale française. En défilant dans une des villes les plus symboliques de l’humanité (culture, arts et autre), je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ces centaines de filles enlevées par la secte islamiste du Boko Haram et aux victimes de ce groupe qui se compte par milliers au Cameroun comme au Nigéria.

Comment oublier les nombreux morts en Centrafrique, au Congo, au Mali ou au Niger ? Comment ne pas penser au mal qui ronge mon pays le Gabon où la neutralité religieuse de l’Etat est devenue un vain mot par les temps qui courent ? Il ya de quoi s’inquiéter des engagements de la République Gabonaise vis-à-vis des Etats du Golfe persique qui financent la violence internationale.

(Avec une famille gabonaise)

Bien entendu, je fais partie de ceux qui ont défilé avec la foule des anonymes pendant que le Président Gabonais essayait de tirer partie d’un événement qui n’aurait jamais du concerner les autocrates qui combattent la démocratie dans leurs pays respectifs et violent la liberté d’expression. Il  y avait de quoi rire en apercevant un « Président » dont les sbires ont juré d’atteindre à la vie d’un opposant et qui se mêle à la foule des citoyens de France ou du monde qui ont marché pour la paix, la liberté et la démocratie. Pour être clair, la journée du 11 janvier est un moment pour l’Histoire mais il faut craindre que les uns ou les autres ne retiennent pas la leçon de ce qui s’est passé en France ces derniers jours :

  • D’abord, le monde souffre d’un vrai problème de leadership à toutes les échelles : la société civile, les religions, les institutions, les Etats …etc. Il faudra bien que nous retrouvions les chemins du leadership à l’échelle universelle tout comme au plus bas de la réalité ;
  • Ensuite, il faudra bien que le monde trouve tous les antidotes nécessaires pour guérir l’humanité du poison du « choc des civilisations ». Pour exemple, lorsque l’Occident élève les places financières au rang de « temples » de l’argent et de ce qui va avec, des pays du Golfe Persique sont plus attachées à une logique de civilisation universelle selon leurs vues. Le monde n’a plus le temps de réfléchir et c’est précisément ce sens de la réflexion que j’ai cru percevoir sous les visages des millions de marcheurs qui se sont levés au cri de « Je suis Charlie ». La mort de journalistes est aussi synonyme de « pensée ». Et si ces morts signifiaient aujourd’hui la possibilité d’une nouvelle naissance universelle ?
  • Enfin, la sacralité de la vie devrait devenir une préoccupation pour tous et dans le monde entier. Pas seulement en Occident.

Je sui heureux d’avoir représenté l’Union du Peuple Gabonais (UPG) à Paris pour cette Marche Républicaine du 11 janvier 2015, la première marche universelle de l’histoire du monde.

 Bruno Ben MOUBAMBA

Secrétaire Général de l’Union du Peuple Gabonais (UPG, Awendjé)

(La présence de Présidents qui ne respectent pas la liberté dans leurs pays a choqué)

 

 

Marche Républicaine de Paris : Viktor Orban, Ali Bongo, etc : ces invités (un peu gênants) de la marche républicaine qui créent la polémique

Viktor Orban, Ali Bongo, etc : ces invités (un peu gênants) de la marche républicaine qui créent la polémique

BÊTES NOIRES – L’annonce de la venue de certains chefs d’Etats étrangers controversés, comme le premier ministre hongrois Viktor Orban, dimanche 11 janvier à Paris lors de la marche républicaine en hommage aux victimes des attentats fait réagir Twitter.

Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, président du parti populiste et conservateur Fidesz.

Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, président du parti populiste et conservateur Fidesz.Photo : SVEN HOPPE / DPA / AFP

La présence de certains chefs d’Etat critiqués pour leur vision plutôt étroite de la liberté d’expression – et pourtant si chère à Charlie Hebdo – ou de leurs représentants, pour participer à la marche républicaine, dimanche 11 janvier en hommage aux 17 victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier en Ile-de-France serait-elle souhaitable ? C’est en tout cas la question qui agite des internautes sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de la venue à Paris de certains invités polémiques, à l’image du premier ministre hongrois Viktor Orban, du président de la République gabonaise Ali-Omar Bongo ou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Sur Twitter, des voix commencent à s’élever pour railler et critiquer des présences inappropriées : « Viktor Orban et M. Rajoy viendront défendre la liberté d’expression avec Ali Bongo et Erdogan. Des nouvelles de Poutine? » ironise le sociologue Eric Fassin, professeur de sciences politiques à l’université Paris VIII. « L’unité internationale (Orban, Rajoy, etc.), c’est comme l’unité nationale: si nous sommes tous Charlie, alors, beaucoup sont des Charlots » dégaine-t-il quelques minutes plus tard.

http://www.metronews.fr/info/charlie-hebdo-vincennes-viktor-orban-ali-bongo-etc-ces-invites-un-peu-genants-de-la-marche-republicaine-qui-creent-la-polemique/moaj!Mr2xmNKVsi2p2/

France – Attentats / Sans un vrai leadership mondial nous allons vers une époque d’hyper violence

Prise d’otages en Seine-et-Marne : « Ils m’ont demandé d’appeler la gendarmerie »

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/prise-d-otages-en-seine-et-marne-ils-m-ont-demande-d-appeler-la-gendarmerie-7776167271
RÉACTION – Le gérant de l’établissement où se sont retranchés les frères Kouachi ce vendredi raconte avoir parlé près d’une heure avec eux. Il leur a notamment menti plusieurs fois, pour protéger son employé dans l’usine.

Le gérant de l’imprimerie, Michel Catalano, raconte avoir vu les deux frères arriver avec une kalachnikov et un lance-roquette. « J’ai marché calmement, j’ai été voir Lilian (un employé, ndlr), je lui ai dit de se cacher en croyant bien faire », explique-t-il.

Il a ensuite entendu Chérif et Saïd Kouachi monter l’escalier et comme il ne pouvait pas se cacher, il leur a parlé. Et cela pendant près d’une heure. Une « scène assez incroyable », confie-t-il, d’autant qu’il leur a offert le café.

Ils m’ont dit : « Ne vous inquiétez pas, appelez la gendarmerie, ça va se terminer maintenant »

Michel Catalano, gérant de l’imprimerie

Les frères Kouachi lui ont alors demandé de contacter les gendarmes. « Ils m’ont dit : ‘Ne vous inquiétez pas, appelez la gendarmerie, ça va se terminer maintenant' ». Et lorsque les forces de l’ordre sont arrivées, ils leur auraient même fait signe de ne pas tirer tout de suite que le gérant ne soit pas blessé.

« Après ils sont descendus et ils ont tiré, raconte Michel Catalano. Et là je me suis réfugié dans mon bureau. [Chérif Kouachi] est rentré. Il saignait. Je lui ai dit : ‘Si vous voulez je peux vous soigner’. Il m’a dit oui ». Après quoi il lui a dit d’y aller.

Le gérant a pu quitter les lieux. Trois fois les deux frères lui ont demandé s’il y avait quelqu’un d’autre, il a répondu que non, pensant bien faire. Michel Catalano se dit aujourd’hui soulager que son employé n’ait rien eu.

Nigeria : une bombe sur une fillette tue au moins 20 personnes

Les explosifs avaient été fixés sur une petite fille d’une dizaine d’années, ils ont explosé en plein cœur du marché bondé de Maiduguri, au nord-est du pays. La porteuse de la bombe et une vingtaine d’autres victimes ont péri. Boko Haram est suspecté.

 La méthode est brutale, violente, inhumaine. Au moins 19 personnes ont péri samedi matin dans une explosion, provoquée par une bombe artisanale. La personne qui portait cette bombe est morte elle aussi : une petite fille d’une dizaine d’années, qui ne savait sans doute même pas qu’elle transportait des explosifs. C’est en tout cas ce qu’explique un membre local d’un grupe d’auto-défense, persuadé que ce n’était pas un acte délibéré.

Je doute forte qu’elle savait véritablement ce qui était fixé à son corps. En fait, elle était contrôlée à l’entrée du marché, et le détecteur de métaux a signalé qu’elle portait quelque chose. Malheureusement, la charge a explosé avant qu’elle n’ait pu être isolée.

 Le marché était bondé au moment de l’attentat. Depuis, le nom de Boko Haram est dans tous les esprits. Depuis une semaine, le groupe islamiste progresse dans le nord du Nigeria, massacrant et brûlant les localités du secteur. En juillet dernier, ils avaient déjà tenté d’envoyé une petite fille de 10 ans dans l’État de Katsina, elle aussi portait un gilet bourré d’explosifs.

Par France Inter avec agences, | 10 Janvier 2015
http://www.franceinter.fr/depeche-nigeria-une-bombe-sur-une-fillette-tue-au-moins-20-personnes