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Logo de la campagne de BBM en 2009

Le conseil des ministres réuni à Port-Gentil le 04 mars 2010 a annoncé des mesures dont le caractère et l’importance nous obligent à y revenir comme nous l’avons annoncé dans notre déclaration du 5 mars 2010.

Sur la forêt, le Conseil a prévu les mesures d’accompagnement dans le processus d’industrialisation de la filière bois consistant en :

1- « La création d’un fonds de soutien à l’accélération de l’industrialisation du secteur bois, doté de 20 milliards de francs CFA provenant des droits de sortie perçus sur les grumes exportés en 2010, suite à la mesure de dérogation adoptée par le gouvernement »

« La mise en place d’avantages fiscaux pour les investissements réalisés au cours des trois prochaines années, dans le domaine de la transformation du bois »

2- « L’assignation à la SNBG d’acheter la production des petits producteurs gabonais réunis au sein au sein du projet des Petits Permis Forestiers Gabonais »

La création d’un fonds de soutien de 20 milliards perçus sur les droits de sortie ne dit pas si ces droits sont ceux qui ont été inclus dans la loi de finances 2010 au titre des recettes. Si tel est le cas, ils sont insuffisants car ces recettes y sont estimées à 17 milliards. Il manquerait ainsi trois milliards pour le couvrir en totalité. Le Gouvernement doit donc dire ce qu’il entend faire pour combler ce déficit. Serait-ce par l’augmentation des taxations sur les droits de sortie des bois en grumes ou par la création d’autres taxes pour équilibrer la dotation prévue au fond de soutien? Si la dotation est tirée du budget, elle entraînerait une diminution des recettes qui déséquilibrerait celui-ci de ce montant. Le Gouvernement doit dire ce qu’il fera pour couvrir le déficit qui en résulte.

Par ailleurs, nous doutons de la possibilité de tirer une telle somme des droits de sortie sur l’exportation des bois en grumes au cours des trois mois de dérogation de la mesure d’interdiction.  Nous y voyons l’abandon pur et simple d’une décision annoncée comme étant irrévocable, mais dont nous avons prédit l’échec.

D’un autre côté, il nous apparaît que même dans l’hypothèse où cette dotation est financée à la hauteur de la somme prévue, elle est insuffisante pour accélérer l’industrialisation de la filière bois. Cette industrialisation ne peut être obtenue par subvention. L’Etat doit créer les conditions propices à la réalisation de cette politique et laisser les promoteurs privés s’en charger. On peut se demander si le fameux fonds de soutien n’est pas en fait une dotation de l’Etat pour faire face aux conséquences financières de sa mesure d’interruption autoritaire et brutale des exportations des bois en grumes. Elle est alors le prix à payer par le contribuable du fait de la mauvaise gouvernance et de l’amateurisme de ceux qui gouvernent.

Sur les avantages fiscaux, il s’agit d’une mesure vague et imprécise. Le Gouvernement fait ainsi ce qui est sa marque de fabrique : l’effet d’annonce. Les avantages fiscaux, dans ce secteur  de base de l’économie gabonaise doivent être connus pour constituer des facteurs d’incitation à l’implantation d’industries de transformation. Ce sont là des métiers particuliers, ayant des marchés spécifiques distincts des métiers d’exploitants forestiers. Placés notamment au carrefour de la recette publique, de l’emploi, de la protection de l’environnement, l’incitation fiscale est un investissement sur l’avenir dont les éléments doivent avoir la clarté que commande le cheminement vers l’objectif à atteindre. Ceci ne paraît pas être la préoccupation de ce Gouvernement.

Sur l’assignation faite à la SNBG de racheter la production des petits producteurs gabonais, le Gouvernement oublie de préciser que cette obligation implique la continuation de l’exportation des bois en grumes qui constitue l’activité de la SNBG. Il oublie aussi de noter que cette entreprise est en difficulté et lui confier une telle obligation entraînera une charge susceptible d’aggraver un peu plus sa situation financière. Cette mesure n’assure pas le règlement des besoins récurrents de trésorerie des petits exploitants gabonais qui seront toujours exposés aux manœuvres spéculatives de certains opérateurs du secteur qui leur rachètent leur production à un prix largement inférieur au tarif officiel.

Cette mesure aurait dû attendre la restructuration de la SNBG pour conforter son assise financière et recentrer ses missions.

Sur la création de  la direction générale de la dette et la réorganisation du Trésor le Conseil des Ministres procède à une réorganisation opportuniste et subjective des services financiers de l’État.

En effet, la chaine de la dépense concerne l’engagement, la liquidation et l’ordonnancement. Ces trois étapes en constituent le principal goulot d’étranglement. Le paiement des dépenses par le Trésor public n’étant que l’étape ultime du processus.

Plus qu’une nouvelle organisation des services, la rationalisation de la chaine de la dépense publique appelle plutôt une revue des procédures d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement des dépenses, qui nécessitera l’adaptation des dispositions législatives et réglementaires propres à cette matière.

Ce qui est annoncé par le conseil des ministres est un désaveu du Ministre du Budget à qui on retire la gestion de la Dette pour la confier au Ministre en charge de l’Economie. Or la logique et la pratique habituelle observée dans la plupart des pays veulent que ce soit le ministère qui gère la dépense qui soit aussi en charge de la gestion de la dette. En fait, il s’agit d’un accommodement des techniques aux personnes en présence pour mieux organiser le pillage à huis clos.

De même la réorganisation de la Direction générale des services du Trésor à travers la multiplication des comptables principaux est en réalité destinée à émietter les responsabilités du Trésorier Payeur Général dans le but de conduire des opérations financières à l’abri de tout contrôle. Quant à l’unicité de caisse, elle constitue le rappel d’un principe décidé par la conférence nationale, maintes fois préconisé par les institutions financières internationales, et mis en œuvre avec des fortunes diverses par les gouvernements précédents. En l’absence de toute mesure nouvelle, la pétition de principe du Gouvernement actuel sur ce sujet ne permet pas de présager de son succès.

Sur la création d’une caisse des dépôts et consignations, l’Union Nationale est dubitative quant à l’opportunité et à la faisabilité d’une telle mesure.

En effet, une caisse de dépôts et consignations est un organisme public chargé de recueillir les dépôts fiscalement aidés, en vue de financer les investissements d’intérêt général, notamment immobilier.

Pour assurer le rendement et la liquidité des fonds qui lui sont confiés elles les placent sur le marché financier et en emploi de trésorerie, contribuant ainsi au développement et  à la régulation du marché des capitaux.

Or en l’absence d’une épargne abondante et disponible, et de l’inexistence d’un véritable marché des capitaux au Gabon, la fameuse caisse de dépôts et consignations annoncée ne restera qu’une coquille vide, encore une autre idée fumeuse.

Sur le Financement des arriérés de l’état dus aux créanciers publics ou privés,

L’union Nationale s’étonne de l’existence de tels arriérés dans la mesure où les lois de règlement des exercices budgétaires 2007 et 2008 présentent des soldes excédentaires. Au vrai, c’est dans l’exécution du budget de l’État au quatrième trimestre de l’année 2009, notamment  depuis le mois d’octobre 2009, qu’il faut chercher leur source. Nombreux sont les exemples de dépenses dispendieuses non prévues au budget et qui ont eu pour conséquences de faire exploser plus que de raison le niveau des engagements financiers de l’État. Une part de ces dépenses est venue accroitre la dette publique ainsi que nous l’avions révélé lors de la présentation du budget 2010. La persistance de telles pratiques montre la permanence des dépenses hors budget qui contredit celui qui a promis de ne pas y recourir et qui prétend faire ce qu’il dit. Les ressources de l’État ne sauraient continuer ainsi à financer impunément les caprices d’un pouvoir qui confond trop souvent les deniers publics à une caisse privée.

Sur la création de la societé nationale petroliere

L’Union Nationale prend acte de la volonté exprimée de créer cette société. L’idée n’étant pas entièrement nouvelle, elle aurait du être précédée par un débat de fond sur la gestion du pétrole dans notre pays. Le Gouvernement ne pourra d’ailleurs y échapper dans la mesure où  la création d’une société nationale se fait part la loi conformément à l’article 47 de la constitution. L’opacité et les mystères entourant cette gestion ont souvent permis des libertés dans la manipulation des recettes pétrolières et il convient dès aujourd’hui de s’en préserver.

L’Union Nationale estime également que la création d’une société nationale pétrolière doit entraîner une réorganisation du rôle et des missions des différentes entités publiques intervenant déjà dans le secteur pétrolier. Elle devra enfin être précédée d’une revue du dispositif légal et réglementaire régissant l’activité pétrolière au Gabon.

A cet effet, l’Union Nationale demande l’adoption d’une loi pétrolière pour combler les nombreux vides juridiques constatés dans la gestion de cette activité.

L’Union Nationale demande par ailleurs que soit mis fin d’une part, à la fiscalité pétrolière à deux vitesses qui fait coexister deux régimes fiscaux aux fondements politiques opposés, rendant complexe la prévision et la gestion des recettes pétrolières. D’autre part, il est anormal que l’Etat gabonais n’ait pas la maîtrise des rouages de la commercialisation de la part du pétrole qui lui revient dans le cadre du partage de production. Il est temps aujourd’hui que le Gabon se dote de moyens adéquats pour vendre son pétrole et maximiser ses recettes.

L’Union Nationale tient à rappeler que conformément à l’article 2 alinéa 6 de la constitution, le français est la langue officielle de travail en République gabonaise. Elle ne comprend donc pas qu’un conseil de ministre, présidé par un chef de l’Etat, gardien de la constitution, ait attribué un nom anglais à cette nouvelle compagnie.

Sur la création de l’Institut Supérieur de formation aux métiers du pétrole et du gaz, Ali BONGO ONDIMBA ne fait que reprendre à son compte sans le dire, le projet d’université initié par feu le président Omar BONGO ONDIMBA, et dont les filières de formation, outre les métiers des hydrocarbures étaient axées sur les métiers de la mer. Ou en est-on aujourd’hui ?  En précisant par ailleurs que le financement de cet institut se ferait  par la Provision pour Investissements Diversifiés (PID) Ali Bongo Ondimba manque de nous dire le coût de cet institut, le délai de construction de celui-ci et sur qui ou quoi compte t-il s’appuyer pour doter l’institut d’un label qualité. On peut douter aussi de l’inexistence de ressources humaines suffisantes pour faire fonctionner cet établissement.

En ce qui concerne la banque gabonaise de développement, les mesures annoncées sont de fausses solutions à un vrai problème. La vérité est que la BGD est malade du fait d’une gestion approximative qui l’éloigne de sa mission première qu’est le soutien au développement.

L’Union Nationale doute fort qu’en intégrant à la BGD les deux coquilles vides que sont devenus le FAGA et le FODEX, elle puisse être pour autant renforcée et recentrée sur ses métiers traditionnels. En effet, les deux fonds ont arrêté depuis longtemps leurs concours aux PME. De plus, le FODEX est cours de liquidation. Dès lors la mesure d’absorption par une BGD déjà en difficulté consiste à lui faire supporter le passif, donc les dettes, de ces deux fonds.

Sur le Banque de l’Habitat, les transferts des ressources et des missions du Fonds National de l’Habitat (FNH), du Compte de Refinancement de l’Habitat (CRH) et du Fonds de Garantie Hypothécaire (FGH) à la Banque de l’Habitat n’apportera pas les ressources nécessaires à la réalisation de ses missions. Leurs ressources sont constituées principalement par des subventions de l’Etat qui ne peuvent qu’être insuffisantes dans un secteur qui requiert des moyens financiers colossaux. Cette banque ne peut donc permettre de réaliser les 5000 logements par an promis par Ali Bongo Ondimba lors de la campagne des présidentielles pas plus qu’elle ne pourrait permettre la réalisation des 3000 logements budgétisés pour 2010 et dont les travaux n’ont pas commencé au mois de mars. Une fois de plus, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA qui prétend faire ce qu’il dit ne pourra pas tenir cet engagement pris à la légère puisqu’au lieu des 5000 logements annoncés, il n’a pu budgétiser que 3000.

Sur les mesures spécifiques à la ville de Port-Gentil, Ali Bongo Ondimba ne peut se prévaloir du projet d’assainissement de la ville de Port-Gentil par la construction d’un grand canal financé par l’AFD à hauteur 42 milliards de francs CFA sur les 43,5 milliards que coûte le projet. Ce d’autant moins que ceci est l’aboutissement dans les délais normaux des négociations menées par les gouvernements précédents sous la direction du Président Omar Bongo Ondimba. Serait-ce là aussi un champ de ruines laissé par les gouvernants précédents ?

Sur le recrutement de jeunes dans les forces de défense et de sécurité, l’Union Nationale s’interroge d’abord sur l’utilisation rationnelle et optimale des effectifs actuels des forces de défense et de sécurité. Si elle comprend la nécessité d’en renforcer les capacités, elle réaffirme son attachement aux principes du mérite et d’égal accès des citoyens à la fonction publique et ce conformément aux lois et règlements en vigueur en République Gabonaise. Autrement dit, tout gabonais doit pouvoir accéder à la fonction publique en raison de ses capacités et non sur la base de son origine provinciale. Aussi, l’Union Nationale condamne t-elle le système de quota par province qui en réalité crée une discrimination entre d’une part, les gabonais possédant des capacités avérés mais qui ne seront pas retenus du fait que le quota de leur province serait atteint et ce qui d’autre part, seraient retenus simplement à la faveur du quota provincial. L’accès au concours doit donc être ouvert dans chaque centre provincial à tout gabonais remplissant les conditions requises. Le recrutement doit se faire alors sur la base du classement général des candidats.

L’Union Nationale condamne fermement le projet de manipulation ethnique et politicienne du recrutement dans les forces de défense et de sécurité comme cela s’est vu pour trois promotions successives sous l’autorité de pyromanes qui se présentent aujourd’hui comme des pompiers.

L’Union Nationale affirme que les forces de défense et de sécurité sont le creuset de l’unité nationale et de l’amour de la patrie. Elles doivent être déployées sur l’ensemble du territoire en fonction des seules nécessités du terrain.

Le déplacement de Port-Gentil s’inscrit dans la course à la recherche effrénée de légitimité engagée par le nouveau pouvoir sans égard pour les coûts que cela comporte sur les ressources publiques. C’est une imitation à peine feinte des dispendieuses fêtes tournantes. Il au demeurant étonnant que les préoccupations spécifiques de Port-Gentil n’aient que peu attiré l’attention. Il en est ainsi, des difficultés du conseil municipal de la ville, qui auraient pu donner lieu à une audience du président de la République, garant du règlement final de tout différent sur ce point. Il en est de même de l’alerte lancée par un groupe d’experts gabonais sur les dangers d’immersion à terme qui pèsent sur la ville de Port-Gentil si rien n’est entrepris pour y faire face.

Les Gabonais sont conscients du caractère irréaliste, inapproprié, et surtout démagogique des projets du Gouvernement. Ils savent par exemple que les photos de première page de certains journaux sont obtenues à prix d’argent. Ils savent que la présidence du conseil de sécurité n’est pas un événement qui nécessite le déplacement d’un chef d’Etat. Omar BONGO ONDIMBA sous le mandat duquel le Gabon a présidé deux fois le conseil de sécurité ne s’est jamais déplacé à New York pour ces occasions. Il savait bien comment et à quel niveau se gère ce mandat international. C’est l’ambassadeur du Gabon auprès des Nations Unies qui en a la charge principale. En quête de reconnaissance internationale à défaut d’avoir une légitimité au Gabon, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA  veut faire croire le contraire. De la même façon, le conseil des ministres veut faire croire aux gabonais que la rencontre avec Madame Hillary CLINTON vaut reconnaissance d’Ali Bongo Ondimba et appui de son action par le Gouvernement américain, ce que n’accrédite pas le contenu du site officiel du Département d’Etat américain, qui du reste, diffère du compte rendu qu’en a fait le conseil des ministres. Les gabonais ont su que le lendemain le président haïtien et le Premier Ministre grec ont été reçus par le Secrétaire d’Etat américain madame Hillary CLINTON avant de l’être par le président Barack OBAMA. Le tapage qui est fait autour de cette péripétie de la vie internationale prête à sourire.

Au total, l’Union Nationale estime que, les mesures annoncées par le Gouvernement n’ont pas toujours l’intérêt, le contenu ou l’opportunité qu’il veut leur conférer.  Elle procèdera toujours a une analyse critique de telles annonces  pour éclairer le débat politique.  Elle n’a pas le temps pour la polémique stérile non pas tant qu’elle manque de termes  et de noms d’oiseaux  à opposer  a ceux que lui applique le Gouvernement mais parce que elle a une haute idée du débat public et l’action politique.   Elle fait  néanmoins remarquer  qu’en dénigrant les hommes et en invoquant le champs de ruines des Gouvernements précédents le Gouvernement actuel met en réalité en cause l’action du président Omar Bongo Ondimba dont il se réclame car c’est lui qui a sélectionné et conservé auprès de lui les hommes aujourd’hui vilipendés et qui, en tant que chef de l’exécutif était le comptable final de l’action du gouvernement.

L’Union Nationale est consciente que les tentatives d’occulter l’histoire, parfois très ressente ne peuvent pas distraire le peuple gabonais, peuple de l’oralité, donc de la mémoire.

La tenue du conseil des ministres à Port-Gentil ne ressuscitera pas Joseph RENDJAMBE.

Pour ceux et celles qui n’ont pas pu assister à la retransmission en direct de la conférence que nous avons donné M. Mba Obame et moi samedi dernier à Paris, voici quelques vidéos autour de cet événement. Je remercie le réseau My-Gab TV qui a permis la retransmission de cette rencontre aux quatre coins du monde et permis une interactivité  avec des compatriotes situés en différents lieux de la planète

Vidéo 1 – Présentation générale de l’Union Nationale par M. Bruno Ben Moubamba et M. André Mba Obame

Vidéo 2 – M. Mba Obame: « Restez déterminés, transformez votre colère » – Réactions de participants

Vidéo 3 – Questions des participants aux Intervenants

Le lancement international de l’UNION NATIONAL à Paris devrait être retransmis en direct sur la netradio du site www.ivoirenews.net. Vous aurez la possibilité où que vous soyez dans le monde de suivre toutes les interventions et si possible intervenir par mail directement. La retransmission est prévue à partir de 13 h de Paris et Libreville.

Paris le 9 mars 2010

Communiqué de presse

Mercredi 10 février 2010 l’Union Nationale (UN) est née à Libreville au Gabon au terme d’un processus de regroupement des forces politiques pour le changement consécutif à l’élection présidentielle du 30 août 2009.

Ce nouveau grand parti procède de la fusion de trois partis dont l’Union Gabonaise pour la Démocratie et le Développement (UDGG), le Mouvement Africain pour le Développement (MAD) et le Rassemblement National des Républicains (RNR) auxquels se sont associés cinq autres candidats à cette dernière élection…

Ce mouvement, établi dans une stratégie d’alternance démocratique au pouvoir, prône la devise « Le Gabon pour tous ».

Il regroupe plusieurs grandes personnalités du monde politique gabonais :

Zacharie Myboto le Président, Casimir Oye Mba, Jean Éyeghe Ndong, Pierre Claver Nzeng Ébome, Jean Ntoutoume Ngoua, Bruno Ben Moubamba, Paulette Missambo et André Mba Obame, entre autres.

Le Secrétaire Exécutif de l’Union National André Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur et candidat aux dernières élections présidentielles déclaré « officiellement » 3ème avec 25,33% du suffrage, séjourne actuellement à Paris.

Il entend profiter de cette occasion pour présenter l’Union Nationale à la presse internationale et à la communauté gabonaise de France.

Le Secrétaire Exécutif de L’Union Nationale, Mr André Mba Obame,

le Vice-Président de L’Union Nationale, Mr Bruno Ben Moubamba

convient la Diaspora gabonaise en France à une rencontre

le Samedi 13 Mars 2010 à Paris,

à partir de 13 Heures, dans la salle du MAS,

au 10 Rue des Terres au Curé 75013 Paris.

Métro Olympiades Ligne 14

Cette rencontre sera l’occasion de présenter l’Union Nationale et de répondre à toutes les questions de la communauté, suite au  »Coup d’État électoral » du 30 Août 2009.

Nous comptons, chers compatriotes, sur votre présence nombreuse.

Union Nationale

Le Gabon pour Tous

CONTACT PRESSE : 06 88 12 88 21 – bruno@moubamba.com

En cette journée de la femme, je voudrais profiter de cette modeste tribune pour souhaiter à toutes les femmes Gabonaises une Bonne fête de la femme.

Pour des femmes politiques d'exception au Gabon comme Aung San Suu Kyi.


A vous nos mères, nos filles et nos sœurs d’un sommeil profond, l’Afrique se réveille nue. Dans le froid d’une trop longue nuit, vous serez sa couverture et son pagne. Au Gabon et n’en déplaise à tous ceux qui sont en train de se fourvoyer avec le Pouvoir d’Ali Bongo par amour de l’argent : le Système Bongo a laissé un Peuple haineux et déshérité, le Système Bongo a laissé un Peuple vidé de son essence, le Système Bongo a laissé un peuple de chair meurtrie, le Système Bongo a laissé un Peuple d’enfants et d’orphelins, le Système Bongo a tout pris en échange de belles paroles : nos familles, nos terres, nos danses et nos chants, notre culture diabolisée, notre fraternité, notre savoir…etc. Femme Gabonaise, tu le sais au plus profond de toi, le Système Bongo n’a jamais été et ne sera jamais compatible avec l’âme gabonaise.

Je plains mes frères et mes sœurs qui rejoignent le Système Bongo version ALI9 en jetant aux orties leurs convictions et leurs rêves. Jour après jour malgré les mensonges et les menaces de la fausse émergence, nous avons des yeux et nous voyons la fin très proche du Système Bongo. Quelques exemples :

- La société pétrolière Total Gabon, détenue en majorité par le groupe français Total, a réalisé en 2009 un bénéfice net de 141 millions de dollars (près de 103,5 millions d’euros), en baisse de 63% par rapport à 2008. Comment Ali Bongo le sauveur du Gabon fera t-il pour financer toutes ses promesses ?

- L’indice MACD est négatif et inférieur à sa ligne de signal. Cette configuration dégrade les perspectives sur le titre. Le RSI (analyse technique) n’indique pas encore une survente donc la poursuite de la baisse est techniquement possible. Inférieurs à 20, les stochastiques (Le calcul stochastique est l’étude des phénomènes aléatoires dépendant du temps) sont extrêmement bas. Je dis aux Gabonaises et aux Gabonais qui sont si faciles à manipuler, corrompre et trop prompts à céder facilement : Comment ALI9, le nouveau dieu du Gabon va t-il faire pour satisfaire vos intérêts dans un contexte aussi peu porteur ? Ayons donc une bonne lecture des événements pour une fois et cessons de nous fourvoyer au gré des discours hypnotiques.

Ce graphique indique que les recettes budgétaires à venir seront moindres.


Pour finir, les Gabonaises et las Gabonais doivent savoir que nous sommes seuls et que l’heure du courage est venue : être enfin libres ou rester des esclaves pour l’éternité. La question de l’Identité Gabonaise mérite d’être posée désormais clairement et publiquement. Qu’est-ce qu’être Gabonais ? Un citoyen d’un pays libre ou l’avatar d’un habitant de La Réunion ou de la Martinique, les droits y découlant en moins ? En effet, pour le site d’information www.rue89.com « le comble de la falsification historique vient d’être accompli tout récemment par Nicolas Sarkozy, face à des centaines de personnes, à Libreville, au Gabon ». (le 24 février 2010). Pour lui, le Gabon a en effet demandé la départementalisation en 1958. « Heureusement (a dit le Président français), il en fut autrement, parce que vous aviez compris que si l’amitié est précieuse, la liberté, elle, est vitale ». Comme le remarque de manière impressionnante Alexandre Gerbi dans sa tribune du 8 mars 2010 : « Aucune fraternité réelle entre la France et ses anciens territoires et populations d’Afrique ne pourra être sainement reconstruite sur d’autres bases que l’honnêteté face au passé et à l’Histoire. Il est bien triste que même la gauche et l’extrême-gauche, en France, soient incapables de le rappeler à Nicolas Sarkozy ».

Bruno BEN MOUBAMBA
Vice-Président de l’Union Nationale
bruno@moubamba.com

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J'ai été candidat pour l'élection présidentielle du 30 aout 2009 au Gabon. J'ai décidé de me battre jusqu'au bout pour un avenir meilleur des peuples de l'Afrique Francophone. Vous trouverez ici l'actualité de mon engagement et les informations d'Afrique et d'ailleurs.






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