Gabon / Résumé des émeutes du 20 décembre 2014 à Libreville (Rio)

Gabon

Un étudiant gabonais a été tué samedi au cours d’une manifestation interdite de l’opposition réclamant le départ du président Ali Bongo Ondimba, qui a donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre, l’opposition parlant de trois morts.

Les circonstances exactes de la mort de ce jeune homme de 30 ans n’ont pas été précisées, mais cet incident ajoute aux tensions politiques croissantes. Avant la manifestation, l’ONU avait appelé pouvoir et opposition au dialogue pour éviter « une crise profonde ».

« Un jeune compatriote de 30 ans (…) est décédé »lors de la manifestation, a déclaré à la presse le procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé. Selon elle, il s’agissait d’un étudiant « qui a été mis sur le dessus d’un taxi » au milieu des manifestants.

Selon la médecin légiste, le jeune homme est décédé d’une blessure à la gorge probablement causée par « un objet tranchant ». « Il est mort des suites des blessures que j’ai examinées au niveau (…) du cou » et il présentait une autre blessure « juste au-dessous du menton », a indiqué le Dr Liliane Flore Pemba.

Sur les réseaux sociaux, l’opposition a, quant à elle, accusé le pouvoir d’avoir tué plusieurs manifestants. L’information n’a pas pu être confirmée officiellement dans l’immédiat.

« Trois morts et des centaines de blessés. Manifestation pacifique brutalement réprimée », a ainsi affirmé sur Twitter l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA) ayant rejoint l’opposition, Jean Ping, présent à la manifestation.

Des heurts ont éclaté à Libreville et au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de se rassembler au carrefour Rio, dans un quartier populaire, où des cortèges de plusieurs centaines de manifestants ont afflué de chaque côté de la place.

Un important dispositif de sécurité était déployé, avec camions et dizaines de policiers et gendarmes bloquant les accès au carrefour. Un hélicoptère survolait en permanence la manifestation.

En première ligne, plusieurs ténors de l’opposition, dont Jean Ping et le dernier Premier ministre du défunt président Omar Bongo Ondimba, Jean Eyéghé Ndong ont été pris sous les tirs de grenades lacrymogènes,

‘Comme des chiens’

« Ali, dégage! 50 ans, c’est trop long! », scandait la foule. Le président Ali Bongo Ondimba dirige le pays depuis la mort en 2009 de son père Omar, au pouvoir depuis 1967.

« On venait marcher pacifiquement, dire qu’on en a marre que le pays soit pillé, c’est tout, mais ils nous traitent comme des chiens », a lancé Jonas, un jeune Gabonais.

Plusieurs manifestants ont répondu aux forces de l’ordre par des jets de pierres et de bouteilles en verre.

Après une forte pluie, conjuguée à l’action des forces de l’ordre, le gros de la foule ,s’est dispersée en début d’après-midi. Des heurts ont alors éclaté dans les bidonvilles adjacents, comme les Akébés, où des barricades ont été errigées, des pneus et au moins une voiture brûlés.

Selon le procureur, il y a eu « des actes de vandalisme », notamment des boutiques « saccagées » et « des voitures incendiées ».

Vendredi, le ministère de l’Intérieur avait annoncé que la manifestation était interdite afin d’éviter d’éventuels « troubles à l’ordre public ».

A la veille du rassemblement, le chef du bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), Abdoulaye Bathily, s’était dit « vivement préoccupé par le climat ambiant » au Gabon, appelant « au calme et au dialogue » entre gouvernement et opposition.

La parution du dernier livre sur le pouvoir gabonais du journaliste français Pierre Péan, « Nouvelles affaires africaines », a suscité une grande polémique dans cette ex-colonie française.

Le journaliste accuse le président gabonais d’avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes.

Une plainte déposée en novembre par l’opposition sur l’état-civil du chef de l’Etat a été rejetée cette semaine par le parquet.

Gabon / Selon la LETTRE DU CONTINENT Ali et Pascaline Bongo s’affrontent comme deux panthères pour un héritage …

De gauche à droite : Sylvia, Ali, Omar Denis, Yacine, Pascaline … Au-delà de la querelle des héritiers qui les oppose, le « peuple » se demande si ces enfants ont la capacité de comprendre que les  choses doivent changer au Gabon. Avec ou sans eux … Les Gabonais souffrent trop !

On sait désormais, en parcourant la dernière publication de la (très informée) Lettre du Continent qu’il existe au cœur de la matrice gabonaise, une bataille que Mr. Ali Bongo Ondimba livre depuis plusieurs années à sa sœur Pascaline Bongo Ondimba. Dans la tentative de mutation du Système Bongo qui s’étale devant les Gabonais, il semble que le président Ali Bongo Ondimba serait parvenu à s’allier des soutiens de poids au sein de « la » seule famille qui compte au Gabon.

Pour exemple, les deux enfants gabono-congolais jadis très proches de leur sœur aînée Pascaline Bongo Ondimba, qui sont aussi les petits enfants du Président du Congo Brazzaville, Mr. Denis Sassou Nguesso, Yacine Queenie et Omar Denis, les deux enfants issus de l’union entre Edith Lucie et Omar Bongo, auraient entamé depuis quelques mois un rapprochement avec l’actuel chef de l’Etat gabonais. Et l’on apprend que dès qu’ils séjournent à Libreville, les deux jeunes enfants de l’ex Première Dame Edith Lucie Bongo Ondimba retrouvent Ali Bongo Ondimba illico presto à son domicile du nord de la capitale gabonaise. Signe que les temps changent ?

Mr. Omar Bongo Ondimba, en mourant en 2009, aurait laissé une fortune plus que colossale : plusieurs milliers de milliards de francs CFA soit quelques dizaines de milliards d’euros. Quand on sait que  le Président Omar Bongo a reconnu officiellement 53 enfants, il va sans dire que le gâteau à partager reste très important. Plusieurs frères et sœurs de la dynastie Bongo  – d’Alex-Bernard à Frédéric ou de Fabrice à Landry, Flore, Arthur Hermine …, ont adopté un même comportement. Ils s’éloignent de plus en plus de la grande sœur Ya Pascaline, à laquelle ils reprochent de manquer de transparence dans la gestion de l’héritage de leur père, décédé en 2009. En tous cas, Mme Pascaline Bongo Ondimba aurait manqué de sagesse et d’un bon discernement des situations, ces dernières années (et pas seulement avec ses frères et sœurs) et la balance tanguerait vers Ali Bongo … pour le moment. Il s’agit ici en fait, d’une des clés de lecture de l’histoire immédiate du Gabon.

La dernière LETTRE DU CONTINENT affirme que sieur Ali Bongo est à son aise avec tous les nouveaux renforts qu’il reçoit de certains frères et sœurs. Il persiste donc à dénier à sa sœur aînée le rôle d’intendante et de trésorière de la famille présidentielle. Et mieux encore : il  s’active de plus bel pour mettre sous son escarcelle tous les actifs financiers du défunt Président Omar Bongo et surtout, ceux qui se trouvent à l’étranger. Les choses marchent pour lui dans la mesure où de nombreux comptes bancaires à Monaco et au Japon notamment seraient désormais dépendants de son vouloir. Bon prince, la LETTRE DU CONTINENT de cette fin d’année 2014 révèle que le Président Ali Bongo ne s’est pas encore emparé de la fameuse holding familiale Delta Synergie.

Delta Synergie est le cœur du Système Bongo, voilà ce que les populations sont loin de savoir, car tout ceci les dépasse et c’est trop d’argent pour être compris de tous : le management de la misère fonctionne à la perfection. Pendant que « les gens » se débattent contre la faim, le chômage, les maladies, les crimes divers ou les débats stériles personne n’a le temps de dénoncer le fait que le Président Ali Bongo soit l’un des multiples actionnaires de Delta Synergie, une holding familiale placée sous la supervision de Pascaline Bongo. Pour combien de temps encore ? Delta Synergie est dans les conseils d’administration de nombreuses entreprises qui rapportent un argent monstre pendant que le pays souffre : Total-Gabon, BGFIBank, Compagnie du Komo …

Delta Synergie dispose d’un volumineux parc immobilier au Gabon et en Europe. Et, Le gestionnaire de Delta Synergie s’appelle Jérôme Andjoua, un Inspecteur des impôts de formation, qui est aussi le petit neveu d’Omar Bongo. Il y en a qui ont vraiment de la chance quand on sait que personne n’a hérité au Gabon et que les Gabonais sortent tous de la forêt équatoriale. A moins de changer l’histoire en inventant une aristocratie multi-séculaire en Afrique Centrale.

Pour insister sur Jérôme Andjoua, il est toléré au poste de « super gestionnaire » de Delta Synergie (le cœur du Système Bongo) alors qu’il est un petit protégé de Dame Pascaline Bongo. Ce qui prouve à suffisance que malgré les déboires familiaux et même après 50 ans de pouvoir d’une même famille au Gabon, notre pays n’est pas dans une situation facile en réalité : les Bongo ont tellement d’argent qu’ils sont en situation de rester des siècles encore, à la tête de l’Etat, d’une manière ou d’une autre. La reconfiguration de la « Matrice » au Gabon sera une tâche très difficile et va demander plus que de la volonté ou la proclamation des  bonnes intentions. Il faut quelque chose d’inédit dans un monde nouveau et en perpétuelle mutation.

Tous les Gabonais sont Gabonais mais les « maîtres du Gabon » doivent changer de mentalité comme le disait d’ailleurs feu Omar Bongo dans un des ses fameux slogans : « J’ai toujours dit, que le changement de mentalité …etc. » Est-ce pour aujourd’hui ou pour demain en définitive ?

Gabon : pénurie de carburant à Libreville

La grève des agents du secteur pétrolier, lancée il y a plus d’une semaine, commence à impacter négativement l’activité de transport dans la capitale gabonaise, où le carburant se fait de plus en plus rare.

A Libreville,

La grève lancée il y a plus d’une semaine par les membres de l’organisation des employés du pétrole (ONEP) commence à influer négativement le marché du carburant. Depuis quelques jours, certaines stations d’essence sont à sec, à Libreville. De nombreux véhicules particuliers sont garés, alors que les chauffeurs de taxis se livrent de véritables batailles de fauves pour avoir le précieux liquide. A la station d’essence de Nkembo par exemple, dans le 2e arrondissement de Libreville, deux conducteurs, qui se disputaient la place pour acheter le carburant, dimanche matin, n’ont pas hésité à passer aux coups de poing. « Des bagarres comme celle-là, on en compte une dizaine par jour dans les stations d’essence, depuis le déclenchement de la grève de l’ONEP », a raconté Clément Obiang, taximan.

Depuis trois jours, les tarifs de taxi ont doublé, voire triplé, à Libreville. Il faut proposer un billet de 1 000 francs CFA ou plus pour se faire transporter. De nombreux écoliers, lycéens, étudiants et travailleurs battent le bitume pour se rendre soit à l’école soit au lieu du travail. Beaucoup de transporteurs ont garé leurs véhicules, faute de carburant.

« Si rien n’est fait d’ici vendredi pour arrêter cette grève sauvage de l’ONEP, les Gabonais ne pourront plus se déplacer. L’Etat et les employés du secteur pétrolier doivent reprendre les négociations pour libérer l’économie. Le pays est bloqué », a déclaré Jean Pemba, fonctionnaire gabonais.

Rappelant que l’ONEP est rentré en grève illimitée depuis le début du mois de décembre. Les syndiqués réclament entre autres la levée des sanctions infligées à leurs collègues par leur hiérarchie en raison de leurs activités syndicales et le départ des travailleurs expatriés en situation irrégulière au Gabon.

http://www.afrik.com/gabon-penurie-de-carburant-a-libreville

Gabon / Sénatoriales : Bruno Ben Moubamba tacle Yves-Fernand Manfoumbi

Selon le secrétaire général d’une des branches de l’Union du peuple gabonais, le directeur général du Budget est arrivé dans la commune de Ndendé le week-end dernier «en hélicoptère». En soutien aux militants du Parti démocratique Gabonais (PDG), il aurait distribué des billets de banque à tour de bras.

Yves Fernand Manfoumbi. © fr.africatime.com
Yves Fernand Manfoumbi. © fr.africatime.com

 A Ndendé, la notoriété d’Yves-Fernand Manfoumbi est incontestable. Et l’homme semble fortement s’en réjouir. Pourtant, depuis les élections locales de décembre 2013, celui que d’aucuns présentent comme «le bras-droit d’Ali Bongo» est sujet à de nombreuses accusations qui font de lui une sorte d’épicurien doublé d’«un distributeur infatigable de billets de banque». Et ce n’est certainement pas Bruno Ben Moubamba qui dira le contraire. Le secrétaire général d’une des branches de l’Union du peuple gabonais (UPG), est d’ailleurs perçu comme le principal pourfendeur du «célèbre» haut fonctionnaire.

Manfoumbi, à gauche, avec la veuve Mamboundou et Ben Moumbamba, lors de la rentrée politique de l’UPG en octobre 2014. © D.R.
Manfoumbi, à gauche, avec la veuve Mamboundou et Ben Moumbamba, lors de la rentrée politique de l’UPG en octobre 2014. © D.R.
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Gabon / Le Secrétaire Général de l’UPG annonce un 1er Congrès pour fin janvier 2015

La « déclaration » du Secrétaire Général de l’UPG (Bruno Ben MOUBAMBA) sur le 1er Congrès du Parti à suivre  fin janvier 2015. Les commentaires introductifs du journaliste de Gabon TV n’engagent que lui-même (Je ne m’y reconnais pas) afin que nul n’imagine que l’UPG est contre le FRONT. L’UPG se défend en rendant coups pour coups comme annoncé  … Cela ne veut pas dire que l’UPG est contre le FRONT à priori ! Bruno Ben MOUBAMBA.
https://www.youtube.com/watch?v=xm6-9nBaASg&feature=youtu.be #gabon

Gabon / Nous avons parlé du problème d’Ali Bongo au monde en 2009 au prix d’une humiliation et d’un traumatisme diplomatiques. Dont acte !

Au siège du Front du Refus qui devait devenir celui de l’Union Nationale  / Nous avons toujours parlé ouvertement dès 2009, y compris dans la principale enceinte diplomatique du pays (une humiliation et un traumatisme). Nous avons dit ceci : « Ali BONGO ne serait jamais Président (légitime) du Gabon » pendant que beaucoup se cachaient et bien à l’abri. Donc, nous supportons difficilement aujourd’hui les leçons de ceux qui n’ont pas porté le fardeau de 2009 sur les épaules. 

Pourquoi n’avons-nous aucune leçon de morale à recevoir de qui que ce soit pour le moment au sujet de notre positionnement politique ? Parce que dans un long article signé le 8 octobre 2009, nous avons annoncé tout ce qui s’est passé pendant plus de 5 ans avec le Président actuel. Certains se réveillent maintenant mais nous, nous avons toujours été lucide et c’est une chose à rappeler aux plus jeunes d’entre nous qui s’éveillent à la politique ! Bruno Ben MOUBAMBA.

LIRE NOTRE ARTICLE DU 8 DÉCEMBRE 2009

http://moubamba.com/2009/10/09/ali-bongo-ne-sera-jamais-le-president-des-gabonais/

EXTRAITS /

Selon une opinion généralement admise au Gabon et dans le reste du monde, M. Ali Ben Bongo Ondimba sera le troisième Président de la République Gabonaise. Il se dit d’ailleurs que les préparatifs de son investiture vont bon train à Libreville et que toutes les mesures ont été prises pour faire en sorte que cet événement se déroulecomme le système PDG (Parti Démocratique Gabonais) l’a choisi depuis des mois.

L’investiture d’Ali Bongo semble être tellement inévitable que le Peuple Gabonais est entré dans un désarroi profond et une dépression collective qui valide, une fois de plus, l’adage bien connu au Gabon : « on va encore faire comment ? ». Ajoutons à cela la foule des courtisans de « l’héritier du trône », anciens et nouveaux, qui se lève actuellement au Gabon comme dans la diaspora gabonaise et ne cesse de préoccuper puisque cette assemblée d’affreux démontre une fois encore aux yeux de certains que le Gabonais n’aurait, apparemment, niéthique, ni conviction. Mais c’est inexact bien entendu.

Certains gabonais face à la réalité politique d’un régime liberticide en phase d’éclosion

Des personnes qui, il y a quelques mois, clamaient partout qu’ils étaient opposés au bongoïsme et qui,aujourd’hui, parce que « le fils » d’Omar Bongo Ondimba serait aux portes du pouvoir, clament ses louanges au mépris des familles de ces dizaines de gabonais massacrés. Car l’Histoire retiendra le 4 septembre comme le Jeudi Rouge au cours duquel on tira sur des manifestants pacifiques, exprimant leur désaccord face au coup d’Etat électoral, comme sur de vulgaires chimpanzés dans la forêt équatoriale.

Que penser également de ces hommes et de ces femmes qui, en continuant à soutenir le régime au delà de la mort du vieux président, qui nous aura gâché la vie pendant 42 ans ? Ils se sont entêtés dans le choix de la malédiction : l’argent, les postes, la trahison, la mauvaise foi, le crime, au lieu de se tourner enfin vers la bénédiction : l’éthique, la morale, l’abnégation, la lutte pour le droit et la justice.

Déjà en juillet et en août 2009, durant la « campagne électorale », on pouvait voir les fruits que les Bongo Ondimba cueillaient de leur management de la misère : les gabonaises et les gabonais courant après les enveloppes de leur propre argent détourné par l’oligarchie prédatrice, acceptant sandwichs ou morceaux de viande distribués ici ou là par la « future première dame », renonçant à leur honneur pour de vulgaires Tee-Shirts buvant ainsi la coupe de leur propre condamnation.

Mais ils étaient loin de se douter que le pire serait à venir. Certes, nous les avions alertés sur le coup d’état électoral à venir, notamment par une grève de la faim de 2 semaines, nous avions tenté de les sensibiliser sur les dangers de la sorcellerie politique et nous avions défié les forces de sécurité gabonaises en nous opposant à la répression le 7 août 2009 lors de la fameuse manifestation de Rio qui devait aboutir à la mise à l’écart provisoire de celui qui était alors ministre de la défense.

LIRE TOUT NOTRE ARTICLE DU 8 DÉCEMBRE 2009

http://moubamba.com/2009/10/09/ali-bongo-ne-sera-jamais-le-president-des-gabonais/ 

Gabon – Sénatoriales – Ndendé / Yves Fernand Manfoumbi le Directeur du Budget a humilié volontairement la veuve du Président Pierre Mamboundou …

En tant que « Conseiller Municipal » élu de la ville de Ndendé, je me suis rendu la semaine dernière dans le Département de la Dola, pour soutenir la candidature de Madame Augustine veuve Mamboundou au poste de « Sénatrice » de la commune de Ndendé.

Les Elections Locales de décembre 2013 avaient permis une débauche de moyens de l’Etat au profit de Mr. Yves-Fernand Manfoumbi à Ndendé. Il a alors beau jeu puisqu’il camoufle ses crimes en se cachant derrière une étiquette  soi-disant familiale …
  1. Madame Augustine Mamboundou ne veut pas leur offrir une victoire trop facile après la mort suspecte de son époux en 2011

Comme chacun le sait, des « élections sénatoriales » ont été programmées dans tout le pays le samedi 13 décembre 2014 et la Veuve du Président Pierre Mamboundou ayant accepté d’être « Candidate » malgré un rapport de forces défavorable (8 conseillers UPG contre 11 Conseillers du PDG au pouvoir plus une Députée du pouvoir gabonais), il était naturel que je soutienne celle que nous appelons affectueusement « la Présidente ». La campagne s’est ouverte dans un contexte morose fait de grèves dans tous les secteurs du pays et notamment dans le secteur des hydrocarbures. En effet, le Gabon est pratiquement en panne sèche tant le manque de carburant s’est fait criard désormais.
Plusieurs centaines de militants se sont rassemblés autour de la « Candidate » le jeudi 11 décembre 2014 sur la Place de la Paix qui jouxte la résidence du fondateur de l’Union du Peuple Gabonais (UPG).  Madame Mamboundou a, dans son propos de circonstance, expliqué le pourquoi de sa candidature en démontrant qu’elle ne pouvait abandonner le Parti et les « gens » pour lesquels son défunt époux a livré sa vie, sans faire de son mieux, pour que tout reste possible.
Le tour est alors venu au Secrétaire Général Bruno Ben MOUBAMBA d’expliquer les raisons pour lesquels, Ndendé (en tout cas, l’âme de la commune) ne peut « être vendu » à Yves-Fernand Manfoumbi le Directeur Général du Budget et patron du Parti au pouvoir dans la contrée. Ce dernier qui se targue d’être le neveu du « Président – Fondateur » de l’Union du Peuple Gabonais et le vrai « patron » de l’UPG pense avoir droit de vie et de mort sur tout un chacun de nous à cause de l’argent (?) du pays qu’il détourne sans se gêner depuis quelques années. Il fallait lui montrer qu’il peut tout acheter sauf l’honneur.
Justement, les gens du pouvoir avaient l’occasion, à travers un « vote de conscience et non négocié », de sauver leurs âmes perverties par la politique du pouvoir construit sur la corruption de l’argent sale. A Ndendé, nous n’en sommes pas à faire des alliances contre-nature.
Mme Augustine Mamboundou n’a pas été élue « Sénatrice » mais nous avons perdu dans la dignité. Nous estimons toujours avoir remporté les « élections locales » de 2013 à Ndendé mais que Mr. Yves-Fernand Manfoumbi (Directeur Général du Budget), a tout fait pour « prendre » Ndendé de force sur la forme (mais pas sur le fond) au nom de promesses faites à Mr. Ali Bongo Ondimba (Président du Gabon), du fait de sa connaissance supposée des projets funestes ayant accompagné la mort  du Président Pierre Mamboundou ou en vertu  du contrôle occulte non avéré de l’Union du Peuple Gabonais (UPG).
  1. Yves-Fernand Manfoumbi débarque en hélicoptère avec des sacs d’argent alors que le pays vit une grave crise sociale

Vingt (20) conseillers ont été appelés aux urnes : huit (8) de l’UPG (opposition), onze (11) du PDG au pouvoir sans oublier une Députée du pouvoir frauduleusement élue en décembre 2011. Craignant un basculement des conseillers de son Parti en faveur de l’UPG et subissant de la part de ces conseillers, un chantage à l’argent, Mr. Manfoumbi a donc débarqué à Ndendé le vendredi 12 Décembre d’un hélicoptère de l’Armée Privée des Bongo : la Garde Républicaine avec des sacs d’argent. Cet argent a été largement proposé aux grands électeurs du Parti au pouvoir et aux électeurs de l’Union du Peuple Gabonais.
Les Conseillers de l’UPG ont tous librement refusé de prendre l’argent sale venu de la Direction Générale du Budget et alors que le pays connait une crise financière sans précédent.
Le résultat du vote a donc été sans surprises : Les électeurs du pouvoir ont voté pour un « quasi illettré » qui deviendra le nouveau Sénateur de Ndendé et Mr. Yves-Fernand Manfoumbi a choisi d’humilier Dame Augustine Mamboundou la Veuve de Pierre Mamboundou qui a fait de lui ce qu’il est devenu matériellement : le Pouvoir gabonais a perdu la dernière chance qu’il avait dans le Département de la Dola, de se faire pardonner quelque peu l’humiliation qu’il fait subir à l’Union du Peuple Gabonais (UPG) depuis la mort de son fondateur le 15 octobre 2011.
Désormais, le Directeur Général du Budget (DGB) contrôle la commune de Ndendé, l’Assemblée Départementale, le Sénat de la commune, le Sénat du Département. Il a tout et rien en même temps … On souhaite bonne chance à Mr. Yves-Fernand Manfoumbi et un prompt rétablissement puisqu’il s’est brisé ou on lui a brisé la jambe … Même le surhomme de Doussala-Ndendé peut se briser une jambe ! On a peine à y croire …

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Le Directeur Général du Budget Mr. Manfoumbi adébarqué à Ndendé le vendredi 12 Décembre 2014 d’un hélicoptère de l’Armée Privée des Bongo : la Garde Républicaine et avec des sacs d’argent. Or, pendant ce temps, la crise sociale s’aggrave dans le pays et les gens n’ont plus d’argent …
  1. Yves-Fernand Manfoumbi, un DGB pervers, manipulateur et psychopathe dans les rues de Ndendé … C’est l’archétype du Bongoïste cruel

Ayant appris pendant un dernier déplacement à Ndendé,  preuves à l’appui, que le « Pouvoir gabonais » avec Mr. Yves – Fernand Manfoumbi en tête et bien d’autres tapis dans l’ombre, cherchent toujours à éliminer le très modeste Bruno Ben MOUBAMBA (à la même manière de Mr. André Mba Obame ou de Pierre Mamboundou) avec des complicités diverses et variées, je déclare que le Directeur Général du Budget  est un vaux-rien qui devra d’abord ressusciter ses propres parents (pour lesquels son nom est souvent cité dans la disparition) avant d’atteindre Bruno Ben MOUBAMBA.
Et que, le pouvoir gabonais ou Yves-Fernand Manfoumbi ne peut éliminer des citoyens jusqu’à la fin des temps. Le pouvoir gabonais ou Yves-Fernand Manfoumbi se tromperait en pensant que tout le monde devrait se faire empoisonner ou égorger au Gabon sans réagir avec tous les moyens modestes à la disposition des plus faibles. Que le « Peuple » aura de moins en moins peur des vaux-riens et des voleurs qui polluent la Gabon depuis trop longtemps, car ceux-ci ne sont que des chanceux ou des pervers qui étaient au mauvais endroit et au mauvais moment, d’où leur appétence pour les projets funestes (l’assassinat, les crimes rituel, la psychopathie propres au Système Bongo …).
Que, nous méprisons profondément ce Directeur Général du Budget qui s’enrichit sur le dos du Mausolée d’un illustre personnage (Pierre Mamboundou) trop tôt disparu et qui ne mérite pas la bâtisse indigne qu’on a du mal à lui construire à Ndendé …  Que celles et ceux qui soutiennent Mr. Yves-Fernand Manfoumbi et l’invitent au cœur de notre Parti l’Union du Peuple Gabonais (lui qui déclare que l’UPG est dans la paume de ses mains), versent les premières gouttent de leur sang ou boivent les premiers millilitres de ses poisons avant de s’offusquer de mes attaques contre le « roi de Ndendé » car trop d’UPGistes sont morts à cause des Bongoïstes, à commencer par les plus illustre d’entre nous : Mr. Pierre Mamboundou.
Faites ce que vous avez à faire mais « je sais que l’Eternel est pour moi (Ps 56,10) » malgré votre satanisme Mr. Manfoumbi et que vous ne m’aurez jamais, puisque je m’en remets à Dieu. Vous avez choisi d’adorer le Veau d’Or et de tout sacrifier pour cela. Je vous conseille de changer au plus vite avant qu’il ne soit trop tard … pour ce Directeur Général du Budget qui se croit immortel décidément !
Bruno Ben MOUBAMBA