Gabon – USA – Kenya – Obama: l’Afrique doit être «un futur centre de la croissance mondiale»

Obama: l’Afrique doit être «un futur centre de la croissance mondiale»
mediaLe président américain Barack Obama et son hôte et homologue kenyan Uhuru Kenyatta ce samedi matin lors d’une table ronde organisée dans le cadre du Sommet de l’entrepreneuriat.REUTERS/Jonathan Ernst

Les Kényans attendaient sa visite depuis des mois. Barack Obama est donc arrivé vendredi soir à Nairobi, première escale dans le pays natal de son père en tant que président des Etats-Unis. Il a prononcé ce samedi matin un premier discours devant le Sommet mondial de l’entrepreunariat, un forum économique important, à l’occasion duquel il a vanté un continent « qui va de l’avant ».

« C’est merveilleux d’être de retour au Kenya, a lancé le président américain. Je suis fier d’être le premier président américain à visiter le Kenya, et bien sûr cette visite a des aspects qui me touchent personnellement, parce que si je m’appelle Barack Hussein Obama, c’est pour une raison. Mon père vient de ces contrées, j’ai de la famille et des amis ici, et au fil de mes visites ici dans les rues de Nairobi, j’ai appris à connaître et à apprécier la chaleur et l’esprit du peuple kényan. »

L’Afrique en marche : écoutez le président américain25/07/2015 – par Nicolas ChampeauxÉcouter

« Je voulais venir ici parce que l’Afrique va de l’avant. Le taux de croissance de l’Afrique est l’un des plus robustes du monde. Les gens commencent à sortir de la pauvreté, les salaires augmentent, la classe moyenne s’élargit, et des jeunes comme vous embrassent les technologies pour changer la façon dont les Africains font des affaires », s’est réjoui le président américain.

« Cela crée des opportunités pour les Africains et pour le monde, a continué M. Obama. Cela génère plus de croissance, plus d’échanges, plus de commerce, et cela crée des emplois dans tous nos pays. C’est bon pour nous tous. Ce continent doit être un futur centre de la croissance mondiale, et pas seulement au service de la croissance africaine. »

Barack Obama, dans son discours résolument optimiste, a loué les vertus de l’entrepreunariat, qui offre une alternative positive, aux idéologies de la violence et de la division, idéologies qui, trop souvent, a ajouté Barack Obama, comblent le vide des jeunes qui ne se voient pas d’avenir. Une allusion à peine voilée à la radicalisation de certains jeunes au Kenya qui ont choisi de rejoindre les rangs des insurgés al-Shebab.

Deux des trois invités avec qui ont Obama et Kenyatta ont conversé, devant les mille délégués, étaient des femmes. Barack Obama leur a dit que les femmes, malgré les bâtons trop souvent glissé dans leurs roues, étaient des entrepreneurs en puissance et a ajouté qu’elles reversaient davantage de dividendes à leur communauté. A ce sujet le président américain a annoncé l’ouverture d’un troisième centre pour accompagner les femmes chefs d’entreprises en Afrique, sera bientôt ouvert au Mali. Il en existe déjà deux : un au Kenya et un autre en Zambie.

Les présidents américain et kenyan ont témoigné d’une convergence de vue sur nombre de sujets et Uhuru Kenyatta a répondu à la chaîne de télévision câblée CNN, qui avait déclaré que Barack Obama se rendait dans un foyer de terroristes, que le Kenya était au contraire «le foyer d’une culture vibrante, le foyer d’un peuple merveilleux, le foyer d’une beauté naturelle spectaculaire ». « Lorsque vous rentrerez chez vous, et lors de vos voyages, partagez votre expérience en Afrique et dites à tout le monde que l’Afrique est ouverte et prête pour le business» a lancé le président kenyan à son homologue.

Le président américain s’est recueilli devant le Mémorial des victimes de l’attentat de 1998 revendiqué par al-Qaïda, contre l’ambassade américaine de Nairobi.REUTERS/Jonathan Ernst
 http://www.rfi.fr/afrique/2min/20150725-obama-kenay-afrique-centre-croissance-mondiale-kenyatta/

Kenya – USA – RFI / Franc succès pour le président américain à Nairobi

Kenya: Obama remporte un franc succès devant les étudiants de Nairobi
mediaFranc succès pour le président américain ce dimanche lors lors de son allocution dans le stade de Nairobi.REUTERS/Jonathan Ernst

Ce sont les dernières heures de la visite au Kenya du président américain. Après les rendez-vous formels d’hier, Barack Obama est allé ce dimanche à la rencontre de la population kényane. Il s’est retrouvé notamment devant 5 000 personnes, en majorité des jeunes, au stade couvert Safaricom Arena, en périphérie de Nairobi.

Avec notre envoyé spécial à Nairobi,  Nicolas Champeaux

Le discours assez personnel d’Obama a visiblement conquis les jeunes Kényans, qui sont sortis de cette rencontre revigorés. Tout au long de son intervention, dans une ambiance électrique, le président américain a fait le lien entre le chemin parcouru par le Kenya et sa propre histoire. Il a rappelé que son grand-père kényan était un domestique pour les colons britanniques.

Barack Obama a fait part des nombreux progrès qu’il a relevés au Kenya à chacune de ses visites. Il a insisté aussi sur les méfaits du tribalisme, qui a failli jeter le pays dans l’abîme en 2007 et 2008. Avant d’articuler son discours autour de trois autres axes majeurs.

D’abord la jeunesse : « You’re in the lead », « vous êtes en tête », a dit Obama, citant John Fitzgerald Kennedy. « Vous n’avez plus besoin d’étudier à l’étranger pour trouver une bonne éducation, comme l’a fait mon père. Tout est ici », a ajouté le président.

Barack Obama: les traditions qui traitent les femmes comme des citoyennes de seconde zone sont des «mauvaises traditions»26/07/2015 – par Nicolas ChampeauxÉcouter

Au sujet des femmes, il a formulé cette mise en garde : « Le Kenya ne réussira pas s’il les traite comme des citoyennes de deuxième classe ; l’excision, le mariage forcé, le fait d’empêcher les filles d’aller à l’école… ces traditions n’ont pas leur place au XXIe siècle », a déclaré Obama, qui contrairement à hier, a presque occulté la question du droit des homosexuels.

Le président américain a également encouragé les autorités à ne pas marginaliser des communautés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Elles doivent aussi lutter contre la corruption. Les Etats-Unis seront à vos côtés tout au long des étapes de votre chemin », a dit Obama, qui a aussi remercié les Kényans. « Grâce à vous ici, je continue de me sentir chez moi. »

Barack Obama devait ensuite s’envoler, en début d’après-midi, pour Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Il prononcera mardi un discours devant l’Union africaine.

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Gabon – Goal.com / « L’UPG » redevient le premier Parti d’opposition le temps d’une polémique !

 

« Messi est venu sale, mal rasé et les mains dans ses poches » s’indigne le parti d’opposition du Gabon.
23 juil. 2015 16:51:43

Le principal parti d’opposition du Gabon a vivement critiqué la visite de star argentine dans son pays, pour le prix que ça a coûté, mais aussi pour l’attitude du joueur.

Il y a quelques jours, alors qu’il était en vacances, Lionel Messi avait fait un périple insolite. Invité par le président Ali Bongo, il s’est rendu au Gabon pour poser la première pierre du nouveau stade de Port-Gentil, l’un des sites retenus pour la CAN 2017 organisée par le pays, avant de rendre visite aux jeunes d’un centre de formation ouvert par Samuel Eto’o à Libreville.

Mais sa visite, loin de ne faire que des heureux, a surtout soulevé un vent de polémique sur le pays.L’Argentin aurait en effet participé à d’autres évènements plus politiques, et Bongo est soupçonné d’avoir monnayé sa venue au prix fort, quand d’autres problèmes d’ordre social beaucoup plus importants ne sont pas traités. La somme de 3 millions d’euros aurait ainsi été l’argument principal pour financer la venue de la star du Barça.

« Messi est venu au Gabon comme s’il venait dans un zoo »

Et même si la Présidence a réfuté ces accusations via un communiqué officiel, le parti d’opposition reste persuadé que l’Argentin n’est pas venu au Gabon par courtoisie.

Le parti de l’Union populaire gabonais, parti d’opposition, a également publié aujourd’hui un communiqué condamnant la visite du joueur, et l’attitude qu’il a adopté : « Messi est venu au Gabon comme s’il venait dans un zoo: sale, mal rasé et avec les mains dans ses poches, comme quelqu’un qui cherche à jeter des cacahuètes ».

Selon le parti, malgré sa célébrité et la fortune qu’il possède, Messi n’a pas le « droit d’apparaitre avec des hommes politiques, comme avec la banane, les mains dans ses poches. Le Gabon n’est pas un zoo. Nous ne savons pas pourquoi l’Argentin est venu, mais nous avons le droit de dénoncer un manque de respect des normes et des principes. »

http://www.goal.com/fr/news/70/afrique/2015/07/23/13829942/messi-est-venu-sale-mal-ras%C3%A9-et-les-mains-dans-ses-poches

Gabon Review / La «révolution culturelle» dans le projet de l’UPG !

|  PAR UNION DU PEUPLE GABONAIS – UPG

La «révolution culturelle» dans le projet de l’UPG

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur dimanche 19 juillet 2015

Déplorant une acculturation à dessein des populations par le système, l’Union du peuple gabonais (UPG) entend bien renverser la vapeur… une fois au pouvoir.

Symbole culturel : Mackjoss, le baobab de la musique gabonaise, membre de l’AAPG. © Gabonreview

Symbole culturel : Mackjoss, le baobab de la musique gabonaise, membre de l’AAPG. © Gabonreview

À l’invitation de l’Association des artistes plasticiens du Gabon (AAPG), l’Union du peuple gabonais (UPG – aile dite Légaliste) a animé, le 18 juillet à Libreville, une rencontre sur le thème des arts et de la culture. D’entrée, le président de ce parti de l’opposition a affirmé que le système Bongo est une contre-culture (sic) : un crime contre la mémoire et l’identité. «Lorsque le président Bernard Bongo est arrivé au pouvoir, ce dernier avait compris l’importance d’instrumentaliser les artistes et la culture comme moyens de dominationNotamment en salissant la cosmogonie gabonaise, en achetant la conscience des détenteurs de la cosmogonie de ce pays, en s’emparant de toute la richesse culturelle des peuples du Gabon», a affirmé Bruno Ben Moubamba. Toute chose d’autant plus regrettable, note-t-il, que«même que la culture et les arts sont un moyen de développer la créativité, la responsabilité et le dynamisme des êtres humains», a-t-il poursuivi

Les responsables de l’UPG avec (de gauche à droite) Brant Kombila (secrétaire général), Bruno Ben Moubamba et Roger Mouloungui (secrétaire exécutif)

Les responsables de l’UPG avec (de gauche à droite) Brant Kombila (secrétaire général), Bruno Ben Moubamba et Roger Mouloungui (secrétaire exécutif)

Et l’orateur d’ajouter un aspect sociopolitique à l’anti-culture qu’il prête au pouvoir en place. En effet, a déploré Ben Moubamba, «ce système s’est appuyé sur la destruction culturelle des femmes. Au lieu d’encourager les danses traditionnelles, le système Bongo a pris des mères de familles, des épouses, des sœurs… et les a fait exceller dans les groupes d’animations : le Kunabélisme, qui n’est autre qu’une forme de prostitution socioculturelle. Et cela doit cesser ! Car il s’agit ni plus ni moins que d’un concept de chosification de la femme gabonaise». Au-delà de cet aspect, a-t-il poursuivi. «Les artistes ont été réduits à la misère, conformément au management du système Bongo : Réduire les artistes à la misère, les affamer, afin de les amener à chanter les louanges d’un homme, d’un système dont le pays ne voulait pas et ne veut toujours pas». Pour le président de l’UPG, «cela participait d’un complot de destruction de l’âme gabonaise : car détruire l’Homme, c’est détruire la culture».

À en croire Ben Moubamba, la destruction de la culture gabonaise s’est également manifestée par son exclusion du système éducatif. «Nos enfants vivent dans les quartiers sans éducation culturelle, avec la perte de nos langues et de nos valeurs culturelles, pour ne citer que ces exemples. Toute chose qui participe de la destruction de l’identité gabonaise à des fins de prédation économique de notre pays, étant entendu qu’en dehors ressources naturelles, la vraie matière première est la matière grise», a-t-il commenté. D’où la nécessité d’une révolution culturelle. «Celle-ci commencera lorsque nous allons diriger ce pays et nous le dirigerons», a promis le leader du parti avant d’assurer qu’«il y aura un super ministre de la Culture et ce département deviendra un des plus grands postes budgétaires de ce pays. Car il n’y a pas d’identité nationale sans la culture». Ladite révolution s’articulera ainsi en trois dimensions : cosmogonique, politique et intellectuelle.

Selon Ben Moubamba, «toutes les traditions gabonaises seront valorisées et l’une des priorités sera l’urbanisme, l’architecture made in Gabon». Sans oublier un programme pour la musique, aussi bien traditionnelle que moderne ; l’ouverture de bibliothèques dans chaque quartier ; la création d’une académie des langues traditionnelles, de conservatoires d’arts et des métiers. Aussi, a-t-il conclu, «il nous faudra décentraliser la culture, avec un rôle fondamental dans ce que nous appelons le Gabon d’après, impliquant une rupture avec la démonologie du système Bongo».

 http://gabonreview.com/blog/la-revolution-culturelle-dans-le-projet-de-lupg/

"Nous disons que les populations ont trop enduré une vie qui ne vaut pas la peine. Il est temps de normaliser notre pays pour donner un sens aux souffrances de tous ceux qui ont trop souffert. Tel est le sens de notre engagement pour la paix et la dignité des gens".