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Dessin – Gabonews
RecalĂ©s du BAC 2013 : les « terminale-grĂ©vistes » de Sainte Marie ont fait le siège du Parti DĂ©mocratique Gabonais Ă Louis (#Libreville) toute cette journĂ©e du 23 mail 2013. En tant que SecrĂ©taire politique de l’UPG, nous ne nous y sommes pas rendus bien entendu. Qu’il soit cependant retenu qu’aujourd’hui 23 mai 2013 nous disons intuitivement que le Gouvernement gabonais se trompe gravement  dans sa nĂ©gligence de ce « petit » dossier qui pourrait entrainer la perte de tout un Gouvernement, s’il persiste dans une inhumanitĂ© sans fondements. Ceci est notre dernier avertissement prĂ©monitoire au pouvoir gabonais : chacun devrait se souvenir que nous  avons  dĂ©montrĂ© plus d’une fois son sens de la prĂ©monition ou de l’intuition en politique. Et ceci depuis 2008/2009 dès notre Lettre Ouverte Ă Omar Bongo du 8 dĂ©cembre 2008.Â
Dans le dossier de « recalés du baccalauréat 2013 » au Gabon, l’ensemble de la presse nationale semble prendre des distances vis-à -vis du Ministre gabonais de l’éduction nationale. Le quotidien officiel l’UNION pro-gouvernemental a publié deux articles « prudents » au sujet des dernières décisions improvisées de ce Ministre. Il est désormais clair pour tous qu’il est obligé de reculer pour respecter la loi gabonaise et de traiter ce dossier au cas par cas, à moins de vouloir porter un coup à la cohésion sociale du pays. Le Gabon n’a pas besoin de cela aujourd’hui !

Plusieurs rendus de presse dĂ©montrent que la dĂ©cision improvisĂ©e et impopulaire du Ministre de l’Ă©ducation nationale ne rencontre pas un Ă©cho favorable dans l’opinion.

Une mini-marche de protestation a Ă©tĂ© organisĂ©e par un groupe de jeunes ce 22 mai 2013 Ă travers la VallĂ©e sainte Marie. Sous la surveillance d’une voiture noire (en arrière-plan no 151) de l’Ă©tat gabonais.

C’est la première fois au Gabon que des adolescents et des post-adolescents s’organisent pacifiquement pour revendiquer leurs droits sur une si longue durĂ©e.

L’impopularitĂ© d’un Ministre-clĂ© du pouvoir gabonais a atteint des records ces derniers jours, multipliant par 5 le ressentiment de la jeunesse contre les autoritĂ©s gabonaises.

La jeunesse jadis sacrĂ©e ne l’est plus depuis belle lurette !

Le groupe des marcheurs de la Vallée Sainte Marie a rejoint les grévistes de la faim un peu avant 12 h de Libreville.

Les jeunes grĂ©vistes de la faim sont rĂ©gulièrement surveillĂ©s par des vĂ©hicules immatriculĂ©s « ministère de la dĂ©fense ».

Les représentants de la communauté internationale ont été saisis par courrier.
La décision no 0037 / MINDUC/HCEN/ICEN/DGEP/DE1/

Au matin du 21 mai 2013 : les élèves qui contestent leur ministre étaient toujours devant la Cathédrale Sainte Marie alors que demain 22 mai, certains auront déjà passé une semaine sans s’alimenter dans l’indifférence des autorités gabonaises.

Il faut favoriser au Gabon une gĂ©nĂ©ration pacifique mais combattante pour ses droits : la vocation du Gabon est de montrer la voie au continent africain : nous ne serons jamais la CĂ´te d’Ivoire ou le Mali car de notre pays la lumière de la vĂ©ritĂ© peut jaillir.


Une jeune de terminale explique ce matin du 21 mail que les Ă©lèves privĂ©s de BAC 2013 ont refusĂ© de s’inscrire Ă l’examen inique du probatoire (bac de 1ère) alors mĂŞme que le Ministre expliquait samedi matin dans le quotidien l’UNION qu’on peut ĂŞtre rĂ©trogradĂ© en 1ère l’annĂ©e prochaine et passer le Bac incomprĂ©hensible de 1ère dès 2013.

Un jeune explique que les inscriptions des « terminale » en bac de 1ère sont un piège du Ministre.

Des élèves issus pour la plupart des milieux défavorisés et désemparés.

Myra a été évacuée inconsciente à l’hôpital dans la nuit du 20 au 21 mai et est revenue poursuivre sa grève de la faim ce 21 mai.

Les jeunes gabonais (dans un contexte d’hyper-violence dans le pays) commencent Ă comprendre l’importance de la non-violence dans les combats en Afrique.

Sur un continent ravagé par les guerres, les atrocités, les destructions et où la vie humaine ne vaut rien, nous pouvons inaugurer au Gabon une nouvelle conscience et de nouvelles valeurs.
Alors qu’une ambiance menaçante est comme tombée sur le camp de fortune des bacheliers privés de BAC en 2013 qui font la grève de la faim depuis le mercredi 15 mai, Ben MOUBAMBA de l’Union du Peuple Gabonais a poursuivi son soutien aux grévistes dans la nuit du lundi de Pentecôte pour des raisons humanitaires. Il est clair que la jeunesse gabonaise issue des milieux défavorisés (la majorité) fait face au Gabon à une indifférence des gouvernants dans ce dossier. Il est également évident que les jeunes Gabonais sont les principales victimes d’une gestion irrationnelle du pays et de la destructivité humaine qui l’accompagne. Les ballets des limousines et autres Rolls Royce officielles en contre-bas (de la cathédrale Sainte Marie le lieu de la grève de la faim) souligne plus que jamais ceci : le Peuple Gabonais ne vit pas dans le même monde que certains nantis.

Dans la nuit Ă©quatoriale sans Ă©toiles : une discussion animĂ©e avec Marcel LIBAMA le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral adjoint du syndicat CONASYSED : le gouvernement gabonais fait preuve dans ce dossier d’une duretĂ© exceptionnelle – Ă Libreville.

Une jeunesse dĂ©semparĂ©e et laissĂ©e Ă elle-mĂŞme malgrĂ© une obligation de l’Ă©tat d’assurer ses tâches rĂ©galiennes dans l’intĂ©rĂŞt de tout le monde.

La dureté de la vie des jeunes gabonais est inimaginable. Avec Georges Mpaga du réseau ROLBG – à  Libreville.

Visite de reprĂ©sentants d’ONG et discussions autour du prochain New-York Forum Africa (14/16 jui 2013) auquel l’acteur Spike Lee pourrait renoncer sous la pression de la SociĂ©tĂ© Civile gabonaise – Ă Â Libreville.

En arrière-plan : certains jeunes grévistes ne sont encore que des mineurs – à  Libreville.

Après 6 jours de privation, les organismes soufrent mais les jeunes n’ont reçu aucune visite mĂ©dicale.

Des responsables du syndicat des enseignants CONASYSED assistent les jeunes bacheliers en étant conscients de l’extrême inhumanité du système gabonais – à  Libreville.
COMMUNICATION – UPG
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Ceux qui pensent dans le monde que la « violence en Afrique » en général et les crimes sacrificiels dits rituels au Gabon sont une preuve que les Africains sont des « primates à peine évolués » qui se comportent selon leur nature propre se trompent à plus d’un titre. La violence d’un individu contre sa propre espèce n’est ni une signature animale, ni une spécificité africaine pour dire les choses clairement.

 Le ministre délégué à la Fonction publique, Raphaël Ngazouzé, cité dans une affaire d’assassinat d’un ressortissant camerounais à Ndjolé au Gabon
Pour ne citer que le docteur Freud, le fondateur de la psychanalyse  a considéré la sexualité (libido) et l’instinct de conservation comme les deux forces dominantes de l’inconscient psychique. Dans le Moi et le ça, il introduit une nouvelle dichotomie, celle de l’instinct de vie (Eros) et celle de l’instinct de mort. Si l’instinct de vie tend à conserver la matière vivante et à l’agréger en unités toujours plus grandes, le second tend à dissoudre ces unités et à les ramener à leur état primitif, c’est-à -dire à leur état inorganique. Pour Fromm, un autre psychanalyste, l’instinct de mort est dirigé contre l’organisme lui-même et constitue aussi une pulsion autodestructrice ; ou bien il peut être dirigé vers l’extérieur et, dans ce cas, il tend à détruire les autres et non plus soi-même. Quand il est mélangé à la sexualité, l’instinct de mort se transforme en pulsions moins nocives par le sadisme et le masochisme.
Cependant, Freud postulait que l’instinct de mort est une force biologique qui existait dans tous les organismes vivants. Or cette affirmation est réfutée par les données de la psychologie animale : l’agressivité et le destructivité ne sont nullement des pulsions biologiquement déterminées dont témoignerait universellement le comportement des animaux, en particulier, celui des chimpanzés qui sont génétiquement les plus proches de l’Homme noir, blanc, rouge ou jaune.
- 1.    L’HOMME EST – IL UN PRIMATE AGRESSIF COMME LES AUTRES SINGES ?
C’est ici qu’il convient de critiquer la thèse d’un Konrad Lorenz (L’agression, Flammarion, Paris, 1969) qui pense que l’agressivité humaine est une excitation interne « incorporée » qui est appelée à se libérer, parfois même en l’absence de stimuli extérieurs, en réponse à une pression comme dans les systèmes hydrauliques. Mais on peut lui opposer avec Tinbergen que certes l’Homme est semblable à de nombreuses espèces animales en ceci qu’il combat sa propre espèce. Cependant, l’espèce humaine est la seule à se livrer à des massacres, à des tortures ou à des crimes sacrificiels, la seule où l’individu ne s’adapte pas à sa propre société. Est-il exact que « la pulsion qui conduit à tuer (et qu’on peut observer chez certains poissons et certains oiseaux), à moins d’être réorientée, agit également chez l’Homme ?
L’erreur principale de certains est d’établir une analogie entre l’agressivitĂ© animale – dĂ©finie comme pulsion instinctuelle qui appelle nĂ©cessairement Ă se rĂ©aliser, quoique ces soit de façon conservatrice de l’espèce –  et l’agressivitĂ© humaine.
Selon les spécialistes du comportement animal, l’agressivité entre les animaux de la même espèce se caractérise par les traits suivants. Chez la plupart des mammifères, elle n’est pas sanguinaire, elle n’a pas pour but de tuer, de détruire ou de torturer, mais consiste essentiellement en une attitude de menace qui sert d’avertissement. Dans l’ensemble, on trouve chez les mammifères beaucoup de chamailleries, de querelles, de querelles et de comportements menaçants, mais très peu de combats sanglants et destructifs, contrairement à ce que l’on constate dans le comportement humain.
- 2.    LA DESTRUCTIVITE HUMAINE N’EST PAS NATURELLE
Le comportement destructif n’est habituel que certains insectes, poissons et, parmi les mammifères, chez les rats. L’étude de l’agressivité chez les animaux, chez les primates en particulier, conduit à distinguer leurs conduites selon qu’ils vivent en liberté dans leur environnement naturel où qu’ils sont enfermés en captivité dans les zoos.  Cette distinction est importante pour comprendre les raisons de l’agressivité humaine en Afrique en général et au Gabon en particulier. Pour les spécialistes, l’Homme civilisé a toujours vécu en « zoo », c’est-à -dire plus ou moins en captivité et non en liberté et tous les « zoos » ne se valent pas. Ils ont pu constater l’incidence des actes agressifs est deux fois plus fréquente chez les femelles et dix-neuf fois et demi chez les mâles que dans les bandes qui vivent en liberté.
La réduction de l’espace et, plus encore, les changements apportés aux relations sociales du fait de l’arrivée de nouveaux animaux, sont les principaux facteurs de l’accroissement de l’agressivité chez ceux qui sont enfermés dans un espace clôt par rapport à ce que l’on observe chez les animaux laissés en liberté dans un espace naturel bien plus vaste. Les deux principales causes de l’agressivité chez les animaux en captivité sont donc la réduction de l’espace et la destruction de la structure sociale. Chez les babouins, si l’ensemble de la structure sociale n’est pas troublée, le comportement agressif est restreint ; s’il existe, il se manifeste surtout par des gestes et des attitudes de menace. S’agissant des primates comme les chimpanzés qui sont les plus proches de l’Homme, les querelles impliquant une vraie bataille ou des manifestations de menace ou de colère peuvent être constatées en bande mais aucune ne dure plus de quelques secondes.
Une des meilleures présentations de l’agression chez les animaux, qui sont génétiquement les plus proches de nous, est l’ouvrage de l’éthologue de renommée mondiale, Frans de Waal (De la réconciliation chez les primates, Paris, Flammarion, 1992). Il montre bien que les primates soient sujets à des comportements agressifs, parfois sanglants, voire même destructeurs, quoique ces derniers soient rares, les confrontations sont le plus souvent suivies de toutes sortes de stratégies pour faire la paix et réassurer l’unité et l’harmonie du lien social.
En conclusion, les données de l’anthropologie contredisent l’idée que l’Homme (y compris africain) est naturellement méchant et agressif et que les « pseudos primitifs africains » du point de vue occidental (jusqu’à une période récente en tous cas) se comportent naturellement comme de cruels prédateurs en guerre permanente (cf. les crimes sacrificiels dits rituels) les uns contre les autres. Les relations sociales de domination aussi bien que de l’institutionnalisation de l’agressivité proprement destructrice sont, en réalité, des apparitions tardives, qui étaient ignorées durant près de 90% de l’histoire de l’humanité. Et il s’agit là de réalités proprement humaines, elles ne sont pas inscrites dans les  déterminations génétiques, mais tiennent à certains bouleversements sociaux liés à l’émergence des civilisations urbaines. Plus d’espace de liberté et plus d’état de droit, c’est naturellement moins d’agressivité.
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