Gabon / De l’émergence à la gabonaise sans limites ni recul !

Vraiment le ridicule ne tuera jamais les envoûtés du Parti Démocratique Gabonais (ici, ce week-end, sur le site de Ndendé où ils ont perdu toute crédibilité. Alors qu’ils voulaient en faire le Vatican de la sorcellerie politique sur le dos de feu le Président Pierre MAMBOUNDOU). Ils en sont réduits à déplacer des acteurs de ville en ville pour faire le nombre, comme on dit.

Quelle bande de gens nuisibles pour l’idée même de progrès ! Ali BONGO et les siens sont une tragédie nationale !

Le Gabon‬ est à genoux et il ne se passe pas une semaine sans que n’éclate un scandale autour de la matrice du pouvoir gabonais. Si ce n’est pas l’avion bloqué, c’est l’héritage … Quand on a pas les glaces de X, nous voyons surgir les écoutes de Y … Et quand on croit avoir atteint le fond avec le partage de l’héritage, c’est un baron du pouvoir qui vient démonter toute la politique de l’émergence … On commence à se rapprocher du ravin et du point de non retour, sauf votre respect Mister President. N’en déplaise à celles et ceux qui vous maintiennent dans l’illusion que vous auriez encore une parcelle de pouvoir dans le pays. Le pouvoir ne se décrète pas tant que ça et la puissance ou la force ne suffisent pas à donne une essence au pouvoir de quelqu’un. Mais de toutes les manières, vous êtes quasiment un dieu … Que pouvons – nous vous apprendre, pauvres diables que nous sommes ? Bon vent !

Mr. Ali AKBAR ONANGA ou le symbole parmi d’autres d’une émergence  à la gabonaise sans limites ni recul :

« Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les écoutes téléphoniques contre les présidents gabonais, Ali Bongo Ondimba et malien Ibrahim Boubakar Keita dit IBK révèlent un esprit néocolonialiste, a affirmé samedi à Libreville, un très proche collaborateur du président gabonais ».

http://www.gabonactu.com/2015/05/les-ecoutes-telephoniques-contre-ali-bongo-et-ibk-sont-neocolonialistes-selon-un-proche-de-bongo/

Ndendé / L’émergent ridicule illustré par Patrick Essono

Nous disons que  les populations ont trop enduré une vie qui ne vaut pas la peine. Il est temps de normaliser notre pays pour donner un sens aux souffrances de tous ceux qui ont trop souffert. Tel est le sens de notre engagement pour la paix et la dignité des gens. Il faut tourner la page du Système Bongo – PDG. UPG – Communication.

Gabon – Africa – America / Long Is The Road … malgré les croix et malgré les prières (JJ Goldman)

Au-delà de nos vents, passée notre frontière / Dans ces pays soleil de sable et de pierre / Là ou malgré les croix et malgré les prières / Les dieux ont oublié ces maudites terres / Dans sa pauvre valise, ses maigres affaires / Une histoire banale, d’homme et de misère / Il tient dans sa chemise ses ultimes richesses / Ses deux bras courageux, sa rude jeunesse …

Long Is The Road (JJ Goldman)

Une des traces du « génocide lent » que les Bongo et le Parti Démocratique Gabonais ont organisé au Gabon se trouve dans l’habitat indigne d’un être humain. D’ailleurs si les Gabonais en étaient conscients, ils feraient la révolution parce que la vie sous le Système BONGO PDG ne vaut pas la peine d’être vécue. Et il est le temps de la réaliser … Les parents du monsieur au tee-shirt jaune ont survécu, lui-même ne fait que survivre mais son bébé ne pourra pas survivre. Les Gabonais ne sont pas des mendiants. Tel est le sens de notre combat. 

Gabon / Le « Peuple de l’UPG » doit rester serein dans les circonstances actuelles

S’ils ont vendu leur propre parent feu le Président Pierre MAMBOUNDOU (qui leur avait tout donné), est-ce donc le très modeste Bruno Ben MOUBAMBA (qui n’est pas leur parent) qu’ils n’auraient pas sacrifié sur l’autel des intérêts maléfiques ? Qu’ils sachent que malgré tout ce qu’ils racontent, il est déjà trop tard pour eux. La vérité va de l’avant et le temps que vous invoquez à tous propos n’attend personne !

Ils n’ont même pas eu la décence de rendre hommage à leur ancien ancien compagnon décédé il y a quelques temps : feu Jean-Joël MOUSSOUNDA et devraient parler une fois pour toutes ou se taire à jamais.Le Peuple de l’UPG doit demeurer calme et serein dans les circonstances actuelles.

En mémoire de feu le lobby – 1.

Gabon – Port-Gentil / Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu malgré leur argent malhonnête !

Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu. Et l’idée d’enrichissement généralisée des populations que l’Union du Peuple Gabonais défend à travers le canal de ses nouveaux dirigeants ne sera jamais stoppée par les comportements d’un autre âge pourtant révolu : celui du management par la misère et qui a été mis en place depuis un demi-siècle. Mr. Ali BONGO se trompe en liant son sort à celui d’une voyoucratie en cols blancs dont le sort est déjà scellé par l’Histoire.

La malédiction du Parti Démocratique Gabonais en une image prise à la Foire Municipale de Port-Gentil au cours du week-end. N’est-ce indécent cette exhibition d’argent ?  Ici un ancien bandit (le maire de Port-Gentil Bernard Aperano) devenu grand baron du pouvoir dans la capitale économique du Gabon‬ continue dans le management de la misère et l’humiliation des gens, à la mode depuis un demi-siècle. Lui, ce n’est pas un jeune instruit, certes,  mais comment peut-on donner des responsabilités en termes de management d’une collectivité à des gens qui n’ont aucune imagination et aucune vision ? Voilà tout le mystère d’iniquité qui entoure le parti au Pouvoir. Et c’est avec des gens comme cela qu’on a voulu que l’Union du Peuple Gabonais s’acoquine à Port-Gentil. Tristes tropiques … l’argent, l’argent, l’argent …. comme si l’argent avait plus de poids qu’une idée dont le temps est venu. Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu et ceux qui gouvernent avec des méthodes d’un autre âge l’apprendront à leur désavantage.

Gabon / Mais que faire du Parti Démocratique Gabonais après son demi-siècle de pouvoir sans partage ?

La « marche des 47 ans du Parti Démocratique Gabonais » à Bitam, le 16 mai 2015. On marche pour son tortionnaire par dépit et parce qu’on aime le mouvement dans un pays ou tout le monde s’ennuie. La « marche » des survivants sans doute … car les marcheurs voient bien dans quelle misère est plongée la ville de Bitam. (Photos Patrick Essono). 

Lorsque les objectifs de développement d’un pays ne sont pas atteints, l’échec est attribué au corps politique sensé le réaliser : au Gabon, c’est le Parti Démocratique Gabonais, parti au pouvoir personnifié par son Distingué Camarade Ali Bongo Ondimba. L’échec du Parti au pouvoir au Gabon provient de la défaillance du système politique en vigueur à prendre en compte ou à relever les défis du développement. Pourquoi leur donner une chance supplémentaire ? On ne comprend pas comment un citoyen gabonais peut se lever un matin, en 2015, pour revêtir une tenue vestimentaire du Parti Démocratique Gabonais. Que peuvent-ils faire de mieux qu’ils n’auraient pu faire auparavant ? Et pourtant, il est clair pour tous, que la politique passée et actuelle du Gabon n’est pas au service de la population, mais au service d’un groupe de sans foi ni loi intéressés par l’argent à tous prix, pour qu’ils se maintiennent au pouvoir indéfiniment.

1. LE PARTI DÉMOCRATIQUE GABONAIS EST A L’ORIGINE DU SOUS-DÉVELOPPEMENT

En 1967, lorsque le président Omar Bongo Ondimba (OBO) succède à Léon Mba, premier président du Gabon, il trouve un cadre politique imparfait mais pluraliste. Le besoin de conserver le pouvoir le conduit à détruire le multipartisme. Il fonde en mars 1968 son fameux Parti Démocratique Gabonais (PDG), parti unique. Puis, pour asseoir son pouvoir et pour les besoins de son « unité nationale» à lui, à travers la désignation des membres du gouvernement et de la haute fonction publique, il met en place un système ethno-géopolitique qui étend sa sphère d’influence à un réseau fiable d’amis. Le système politique qui s’instaure prend appui dans la politique de l’équilibrisme ethnique et le régionalisme. Et, ce Système Bongo devient le cadre de légitimation de l’autorité politique de l’État.

Avant l’avènement du régime de Parti Unique, la désignation politique se fait sur une base de listes de candidats. En fonction du pourcentage de vote obtenu par chacune des listes, le pouvoir est confié au parti dont la liste obtient le plus grand pourcentage de suffrages exprimés. Les alliances faites entre les leaders politiques les plus en vue de toutes les régions du pays conduisent le Bloc Démocratique Gabonais (BDG) du président Léon Mba à remporter les premières élections pluralistes. Fort des appuis dans l’ensemble des ethnies du pays, le BDG forme le Gouvernement et fait reposer sa légitimité dans la reconnaissance par toute la population des leaders politiques de son Parti.

En instaurant le Parti Unique en mars 1968, le président Bongo Ondimba veut donner au PDG le même type de légitimité que celui détenu jadis par le BDG. Pour assurer son autorité, puisque la désignation des représentants politiques sur la base de la pluralité de candidats et de la concurrence politique est prohibée, il désigne les représentants politiques dans les structures de l’État par cooptation. Les leaders ou les intellectuels de chaque région susceptibles de bénéficier d’une certaine notoriété auprès de leur ethnie sont approchés pour intégrer le parti et manifester leur soutien au chef de l’État. Ceux qui n’appuient pas le parti et sont chef sont persécutés. En revanche, ceux qui adhèrent au PDG bénéficient de nominations au gouvernement et dans la haute fonction publique et parapublique. La capacité de mobilisation de leur ethnie et de leur région dans l’expression de la fidélité au chef de l’État deviendra l’enjeu de l’action politique des candidats cooptés.

Ainsi, le jeu politique ne vise pas le service du peuple ou du pays, mais celui du Président Bongo Ondimba en consolidant sa légitimité politique. C’est par l’attachement au chef de l’État et par la louange de sa gloire que l’on mérite la reconnaissance politique et sociale. Le recours aux siens, à son ethnie et à sa région est dans ce contexte une stratégie d’ascension politique, économique et sociale. Pour cette ascension et le maintien aux plus hautes fonctions de l’État, le chef ethnique ou régional promu s’approprie les prérogatives, les ressources et les privilèges de sa fonction. Cette accumulation primitive de la parcelle de l’autorité politique et administrative de la fonction que le chef ethnique ou régional détient est assortie d’une redistribution concomitante auprès des siens, des membres de son ethnie et de sa région à des fins d’actions et de stratégies politiques pour détenir le monopole de la représentation politique de son ethnie ou de sa région.

Dans ce processus, il importe moins au chef ethnique ou régional d’assurer le fonctionnement de l’État conforme aux principes de management que de préserver l’appui des siens, de son ethnie et de sa région à sa personne et par ricochet au chef de l’État. Conséquemment, le PDG établit un cadre de l’économie de l’affection. Le fonctionnement de l’État se caractérise par des affections spontanées où la survie politique est synchronique à l’efficacité de l’appropriation à des fins personnelles des ressources de l’État en vue des redistributions clientélistes. Il s’instaure dès lors des vices dans le fonctionnement de l’État favorisant des pratiques de mauvaise gouvernance qui entraînent une gestion calamiteuse des ressources de l’État et plongent la population dans la pauvreté et le sous développement.

Le Parti Démocratique Gabonais (PDG) est définitivement impopulaire dans le fond et la forme comme ce 16 mai 2015 à Bitam. (Photos Patrick Essono). Alors Mr. le Distingué Camarade du Parti au Pouvoir, dans ces conditions,  on gagne ou on gagne ? 

2. LE PARTI DÉMOCRATIQUE GABONAIS A FAVORISÉ LA DISPARITION DES PETITES ETHNIES ET LA STAGNATION DES TERRITOIRES  

Il faut effectivement noter que ce ne sont pas toutes les ethnies ou toutes les régions du pays qui ont « bénéficié » du système de redistribution clientéliste des prébendes. Le Gabon compte plus d’une trentaine de groupes ethniques d’importance inégale. Les plus petites ne peuvent faire valoir une forte représentation dans leur région. Elles sont mises en marge par les ethnies de plus grande importance. De mêmes les régions qui comptent le moins d’instruits ont une faible représentation au sein de l’appareil d’État. Il est difficile pour les ressortissants de ces ethnies d’accéder aux services et ressources de l’État. Dans la mesure où l’État est le garant des conditions d’existence, de nombreuses ethnies, de nombreuses personnes sont exclues de la redistribution des ressources collectives. Malgré un PIB de 14000 $ (presque 9 à 10 millions de francs CFA), on retrouve ainsi auprès des ethnies qui comptent entre 300 et 800 individus, des conditions de vie d’une grande précarité. Ces conditions sont la cause de la disparition lente de plusieurs de ces ethnies.

En 1984, le Centre International de Civilisation Bantou (CICIBA) recense au Gabon environ une soixantaine de groupe ethnolinguistique. En 2003, une étude de l’Institut Pédagogique Nationale (IPN) (2003) dénombre seulement une quarantaine de groupes ethnolinguistiques au Gabon. La diminution constante du nombre des groupes ethnolinguistique est le fait d’un génocide socioculturel qui résulte de l’incapacité des individus qui les composent d’accéder aux conditions minimalement décentes que l’on s’entend de recevoir de son État. Faut-il noter chez ces groupes l’absence d’une éducation de qualité, l’accès à des soins de santé viables, des logements décents ; une alimentation adéquate ; un cadre d’épanouissement socioculturel ; la possibilité de détenir un emploi pour subvenir aux besoins élémentaires, etc.

La malédiction du Parti Démocratique Gabonais / Ici un ancien bandit (e maire de Port-Gentil Bernard Aperano) devenu grand baron du pouvoir dans la capitale économique du Gabon ‬continue le management de la misère à la mode depuis un demi-siècle. Lui, ce n’est pas un jeune instruit mais comment peut-on donner des responsabilités en termes de management d’une collectivité à des gens qui n’ont aucune imagination et aucune vision ? Voilà tout le mystère d’iniquité qui entoure le parti au Pouvoir. Et c’est avec des gens comme cela qu’on a voulu que l’Union du Peuple Gabonais s’acoquine à Port-Gentil. Tristes tropiques … l’argent, l’argent, l’argent …. comme si l’argent avait plus de poids qu’une idée dont le temps est venu. Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu et ceux qui gouvernent avec des méthodes d’un autre âge l’apprendront à leur désavantage.

Par ailleurs, même au sein des groupes ethniques d’importance, il existe des ghettos, des individus qui ne sont pas pris en compte dans la redistribution clientéliste des prébendes. Sans bénéficier de courroies de transmission politiques, plusieurs Gabonaises et Gabonais appartenant aux groupes ethniques d’importance n’accèdent pas aux services et ressources de l’État et sont abandonnés à des situations qui les condamnent à la misère. Le pluralisme politique a été une solution inopérante. Plusieurs analystes politiques présentent le multipartisme comme solution au problème de mauvaise gouvernance du pays et la pauvreté galopante que subissent de nombreuses Gabonaises et de nombreux Gabonais au quotidien.

En vérité, pendant longtemps on a attribué au monopartisme le fait de la mauvaise gouvernance du pays. Les leaders politiques qui revendiquent le multipartisme à la fin des années quatre-vingt-dix ont en effet fait cru qu’en instituant le pluralisme politique, le pays instaurerait des formes de gestion politique de l’État plus saines, plus équitables pour l’ensemble des populations et plus efficaces pour le bien-être commun. Malheureusement, les déterminants qui instaurent le pluralisme politique n’ont pas gommé les logiques politiques clientélistes du parti unique. En 1989, le président Bongo Ondimba convoque la tenue d’une Conférence nationale pour sortir le pays de la crise politique dans laquelle il avait été plongé. Tout comme au Benin, en faisant le procès du régime monopartiste, la Conférence nationale est un cadre de discussion pour permettre l’essor d’un régime politique pluraliste. Contrairement au Benin, un retour en arrière des événements montre que la Conférence nationale a failli à sa tâche quant à l’instauration d’un régime pluraliste réel. En effet, au Benin, la crise politique et sociale qui prévalait était telle que le président Mathieu Kérékou ne disposait pratiquement d’aucun rapport de force pour résister aux changements politiques que lui réclamait la société civile. II lui importe avant tout de sauver sa tête. La Conférence nationale béninoise s’instituant souveraine, démantela en profondeur les mécanismes du régime politique du parti unique.

Au Gabon, voyant venir le danger, le Président Bongo Ondimba prend l’initiative de convoquer la tenue d’une Conférence nationale. II cherche à renouveler la légitimité du PDG mise à mal par la mauvaise gestion de l’État et les dénonciations à son égard. On veut faire remplacer l’ancien parti unique par une autre formation politique le Rassemblement Social Démocratique Gabonais (RSDG). Il s’agit de rassembler les sensibilités politiques qui dénoncent le PDG et celles qui encouragent la grogne politique. Les opposants au président Bongo désirant apporter des changements radicaux opposent une fin de non recevoir au projet d’un parti politique parapluie. Malgré la contestation de son autorité, le président Bongo Ondimba, contrairement au Président du Benin, dispose de réseaux clientélistes pour défendre son projet. Ils lui permettent de détenir un rapport de forces supérieur à celui de ses opposants.

Un  jeune nouveau prototype régionaliste du premier cercle du Distingué Camarade Mr. Ali Bongo, se lance dans le management ethnique et humiliant des Gabonais de Ndendé (Sud-Ouest) du Gabon. Et ce sont des gens instruits qui par facilité ou par amour de l’argent ont endossé un système usé et fatigué sous de tristes tropiques. On peut observer comme il est fier de se faire transporter comme un explorateur au temps des colonies. Un geste qui n’a aucune valeur traditionnelle.   

3. LE PARTI DÉMOCRATIQUE GABONAIS RESTE UN PARTI UNIQUE DANS LE FAITS ET LE PLURALISME POLITIQUE EST UN HABILLAGE

Les conclusions de la Conférence Nationale n’ont pas permis pas des changements fondamentaux dans le fonctionnement politique du pays. Le Président Bongo Ondimba et ses partisans conservent une mainmise sur les institutions de l’État. Elle leur permet d’acheter les consciences des femmes et des hommes politiques de l’opposition et la société civile. On note des clivages voire même des scissions au sein des partis politiques de l’opposition. La plupart des leaders délaissent leurs convictions politiques, s’associent ou épousent indirectement ou directement le projet du parti parapluie du président le Président Bongo Ondimba sous la forme de la majorité présidentielle : un regroupement du PDG et de diverses sensibilités politiques qui soutiennent l’action politique du Président Bongo.

L’adhésion des acteurs politiques de l’opposition à la majorité présidentielle, de même que la complicité tacite de certains intellectuels et membres des médias altèrent le jeu politique démocratique, bloquent l’alternance politique et perpétuent les pratiques de mauvaise gouvernance. Ainsi, la démocratie qui a pour vocation le renouvellement de la classe politique, les idées du développement pour insuffler le progrès social et politique établit un cadre de fonctionnement politique ou plus le temps change, plus la situation stagne ou empire.

L’appartenance ethnique, le régionalisme qui justifient le soutient de la population aux hommes et aux femmes politiques et duquel en retour est instauré la redistribution clientélisme sont les principaux facteurs de blocage d’une alternance politique, de la mauvaise gouvernance, de la misère et de l’appauvrissement du pays. Partout en Occident, la représentation politique et le mode de gestion de l’État répondent à des principes d’équilibre régionaux voir même ethnique. Il est vrai que les sociétés occidentales présentent une forme homogénéité plus dense dans leur composition sociale même si par ailleurs, avec les mouvements migratoires, on note de plus en plus la nécessité de représentativité des groupes ethniques dans l’appareil d’État : la discrimination positive.

Les formes et les règles de l’organisation politique dans la désignation politique, le respect de ces règles et l’esprit du consensus démocratique, le fait que les politiques et les hauts fonctionnaires rendent des comptes à la population, à leurs représentants et aux institutions de la justice garantissent une gestion efficace de l’État, favorise une alternance politique, une croissance de la richesse et du bien-être des populations. L’instrumentalisation de l’ethnicité et du régionalisme instaurés par le PDG n’obligent pas les gouvernants à rendre des comptes et à répondre de leurs actes de mauvaise gestion ou de malversation devant la justice. Il en découle une absence d’observation des règles de bonne gouvernance qui aurait pour effet de conduire à une gestion efficace de l’État, à l’accroissement de la richesse collective et au développement du pays. Au cours des 40 dernières années, le Gabon s’est fixé des objectifs politiques de développement ambitieux.

En conclusion, il n’est pas possible d’observer ou de mesurer le succès d’aucune de ces politiques que ce soit en éducation où nous avons de salles de classe pléthoriques, des rendements scolaires faibles voire médiocres, un système de santé défaillant, des routes calamiteuses, un transport collectif urbain inexistant, une absence d’urbanisation des villes et des cités, l’absence d’un tissu diversifié et élargi, des petites et moyennes entreprises florissantes; d’un cadre culturel dynamique avec des bibliothèques, des salles de spectacles, des infrastructures sportives. En somme le développement du Gabon, le développement d’esprit pour voir grand et se donner des rêves n’a jamais pris d’envol malgré les discours et les slogans prononcés ici et là. C’est pourquoi, le démantèlement du Parti Démocratique Gabonais reste une priorité parmi les priorités.

Ils ont marché pour le regretté André Mba Obame mais cela ne les empêche pas de marcher quelques semaines plus-tard pour un Parti qui célèbre un demi-siècle de règne sans partage et de domination totale des âmes. C’est ce que l’on résume dans l’expression « les réalités gabonaises ». A Bitam (Photos Patrick Essono). 

Gabon / La « paix » des cimetières du pouvoir ou le renouveau de la « concorde » nationale ?

Mr. Ali BONGO ONDIMBA et son régime finissant n’ont que le mot « Paix » à la bouche par les temps qui courent. Ils parlent de « paix » sans « connaitre » la paix, du matin au soir, comme si on mangeait la paix aurait dit feu le Président Pierre MAMBOUNDOU. Ils devraient d’abord dire au Peuple Gabonais ce qu’est cette paix dont on lui rabâche les oreilles. D’abord, la paix gabonaise est-elle identique à « la concorde » évoquée dans l’hymne national de 1960 ? On aimerait bien le savoir !  – Ensuite, tout le monde désire t-il forcément la paix au Gabon avec des vies qui ne valent parfois pas la peine d’être vécues ? Les discours d’un certain nombre d’acteurs prouvent que ce n’est pas le cas. Même si la sorcellerie politique veut qu’on insulte Mr. Ali BONGO le jour et que la nuit on discute avec ses gens ou avec ses envoyés. Et puis, la paix peut-elle faire progresser réellement les fameuses réalités gabonaises ?  Et enfin, pour qui se prennent ceux qui marchent pour la paix ? Les pacifistes sont-ils plus vertueux que les autres citoyens sous d’autres cieux ? Pas toujours, hélas !

Toutes ces questions ont au moins le mérite d’être posées car le pouvoir de Mr. Ali Bongo semble faible à plus d’un titre, notamment au niveau de la théorie politique. Et, c’est un devoir de le dire ici et maintenant.  

  1. La « marche pour la paix » de début avril 2015 a-t-elle visé la « concorde » ou n’a-t-elle servi qu’à préparer l’opinion à l’annonce de la mort de Mr. André MBA OBAME ?

Les « augustiniens » savent bien que « la paix entre les hommes est la concorde dans l’ordre ». « Unis dans la concorde et la fraternité » ainsi qu’écrit Mr. Georges DAMAS ALEKA dans l’hymne national du Gabon et dans cet hymne national, il n’est question que de l’entente nationale entre les populations gabonaises qui doivent « repousser les armes ». Dans cette perspective, oui, la paix est donc identique à la concorde.

C’est pourquoi, un bon Président doit se mettre au service de « la concorde » et se donner pour mission, une certaine union des volontés dans le pays. Ce n’est pas ce qui se passe malheureusement. Pour Mr. Ali BONGO ONDIMBA et les siens, c’est « vous êtes tous avec ou contre moi ». De fait, la notion de paix c’est-à-dire de concorde nationale consisterait au Gabon en une union qui ne soit pas une allégeance au pouvoir mais une attitude de défense des principes de la République, rien d’autre. Selon Mr. DAMAS ALEKA, l’entente cordiale des Gabonais doit  « réjouir tous les êtres » qui vivent au Gabon, dans la concorde, et favoriser l’accord de tous en « encourageant l’ardeur qui vibre et nous soulève ». Et « c’est enfin notre essor vers la félicité » qui serait entrevue d’un temps à l’autre.  De ce point de vue, la paix est identique à la concorde. Et force est de reconnaitre qu’aujourd’hui comme jamais, le pouvoir travaille contre  la concorde nationale, et le Président n’est perçu que comme l’homme du désordre national. On a bien vu à Rio, début avril 2015, lors de sa « marche  pour la paix » que ceux qui sont les théoriciens politiques de Mr. Ali Bongo sont souvent des êtres sans foi ni loi, des bandits, des assassins et des voleurs. Ils ont portant fait la morale et donné des leçons de paix à ceux qui ne sont pour rien dans l’absence de concorde nationale qui règne au Gabon.

Quand des bandits s’assemblent pour parler de paix, ils ressemblent à des criminels qui s’assemblent dans la concorde pour commettre des larcins en sachant bien que les voyous ne s’attaquent pas entre eux. Un groupe de panthères noires peut très bien s’entendre entre elles pour dévorer de paisibles antilopes, n’est-ce pas ? Qui n’a jamais vu des méchants s’accorder pour faire le mal au Gabon (dans leur concorde à eux, comme le font les caïmans dans nos étendues d’eau) ? Et pourtant, selon les textes sacrés, Isaïe (48, 22),  » il n’y a pas de paix pour les méchants  » même s’ils sont membres d’une confrérie de sorciers politiques.

En réalité, on va dire que, la paix n’est pas identique à la concorde vue sous l’angle des caïmans des lacs et lagunes gabonais qui se mettent ensemble dans la « concorde » pour dévorer des faibles, tous courageux qu’ils sont. La concorde ne suffit donc pas à dire qu’il y a la paix : nuance !  Pensons – y quand on chante « la Concorde » à gorges déployées.

Première conclusion:

La paix comprend la concorde, certes, mais la concorde n’implique pas la paix automatiquement. En principe, partout où règne la paix, règne aussi la concorde, mais la réciproque n’est pas vraie, si du moins on prend le mot de paix au sens propre. En effet, la concorde proprement dite implique une relation aux autres : les hommes avec les femmes, les jeunes avec les anciens, les groupes ethniques avec les lignages des familles, l’opposition avec la majorité qui gouverne en attendant de passer son tour  …etc. De telle sorte que les volontés de plusieurs personnes s’unissent dans un même consentement à la Constitution ou aux intérêts supérieurs de la Communauté nationale.

Synthèse transitoire

Si on dit que le Gabon est un pays de paix depuis l’ère du Président Omar BONGO, on pense à de bonnes relations entre les Gabonais mais aussi, avec les autres citoyens du pays. Si c’est vraiment le cas, on devrait dire que les BONGO ONDIMBA ont bien emmené la « concorde » au Gabon. Mais pas n’importe laquelle: ce serait une concorde qui serait  » dans l’ordre « , c’est-à-dire où tout le monde est d’accord avec tout le monde sur une base commune et inébranlable : la CONSTITUTION.

Mais c’est faux : dans le Gabon du Système Bongo finissant, les uns, en effet, en s’accordant avec les autres, ne le font pas librement, mais comme poussés par la peur de la répression (et c’est valable dans tous les pays d’Afrique noire) des gens qui ont le pouvoir et qui réduisent tout le monde à la misère, par stratégie.

C’est que, la concorde par la peur ou la menace, n’est pas la paix véritable, parce que l’ordre n’a pas été observé entre ceux qui se sont mis ou ont été mis ensemble de gré ou de force, mais parce qu’on a peur du pouvoir pour plusieurs raisons : il a la force, il détient l’argent et il n’a aucune limite. La paix ou la concorde, « est-ce que c’est forcé » ? Nullement, c’est pourquoi le philosophe Augustin à écrit dans sa « Cité de Dieu » au Livre 19 :  » La paix est la tranquillité de l’ordre « ; et celle-ci consiste en ce qu’en chacune et chacun, tout se passe normalement et avec l’acquiescement des uns et des autres sans peur d’être tués, embastillés ou réduits à la mendicité comme c’est la spécialité de ceux qui possèdent le Gabon..

De toutes les manières, le Gabon n’est pas encore un pays de paix mais un Etat qui aspire tout simplement à la concorde comme l’ont compris les auteurs de l’hymne national. Le Gabon ne peut pas être défini comme un pays de paix car à la paix s’opposent deux sortes de dissensions : celle de chacun avec sa conscience, et celle d’un citoyen avec les autres citoyens. C’est l’opposition entre les individus qui est contraire à la concorde et non l’opposition vis-à-vis de sa conscience.

Le bal de la fausseté autour du plus mauvais Président du Gabon jusqu’ici ….

  1.  Peut-on définir le Gabon comme un havre de paix alors que ses citoyens survivent au lieu de vivre ?

Beaucoup sont enragés par l’envie d’en finir avec le pouvoir, y compris par la guerre et le repli identitaire est un indicateur des facteurs de dissension nationale, à suivre, si le leadership qui vient n’est pas éclairé. Donc, au Gabon, tous ne désirent pas la paix. On ne mange pas la paix et la paix ne donne pas du boulot ! D’ailleurs, des Chrétiens disent qu’il y a une paix qui est mauvaise, autrement le Seigneur n’aurait pas dit:  » je ne suis pas venu apporter la paix  » (Mt 10, 34).

Les gens veulent la concorde parce qu’elle signifie « le bien pour tous » avec la même valeur. Le fait de désirer quelque chose implique le désir d’entrer en sa possession et donc de voir disparaître tout ce qui pourrait y mettre obstacle : les mauvaises conditions d’existence et les inégalités entre une minorité de nantis et la majorité de miséreux qui vivent mal. Or l’obtention du bien désiré, la concorde ou le « bien pour tous », semble empêchée par un désir contraire venant soit d’une famille ou d’une oligarchie dirigée par une voyoucratie en cols blancs soit du pouvoir de Mr. Ali BONGO ONDIMBA.

Ce dernier et les siens se trompent lourdement en accusant les partisans du chaos au Gabon de dangereux citoyens qui seraient contre la paix. Considérant la hargne des opposants du FRONT au Gabon, les penseurs politiques savent que même ceux qui cherchent les guerres et les dissensions ne désirent en réalité que la paix, qu’ils estiment ne pas posséder, y compris ceux qui souhaitent les pires malheurs à Mr. Ali BONGO ONDIMBA et aux siens. C’est le pouvoir qui ne comprend rien à rien dans notre pays le Gabon.

Comme nous venons de le dire, une entente forcée entre les Gabonais, c’est-à-dire, une entente conclue contre les préférences personnelles des gens n’est pas la paix. Malgré tout le cinéma fait à Rio, début avril 2015. Les partisans de l’insurrection au Gabon, cherchent à rompre la fausse concorde unilatérale, y compris en faisant la guerre même s’ils disent qu’ils n’ont jamais fait rentrer des armes dans le pays. Des ententes ou des concordes faussées, ne sont que des paix défectueuses aux yeux de ceux qui veulent en découdre. Ceux qui ont recours à la violence veulent aussi  parvenir à une paix où rien ne sera plus contraire à leur volonté. Voilà pourquoi tous ceux qui veulent le chaos n’ont d’autre but que d’arriver à une paix plus parfaite que celle qu’ils avaient auparavant. Il faut comprendre leurs motivations.

Deuxième conclusion

Dans un pays où des esprits les moins éclairés animent le débat au nom de la raison du plus fort ou du plus mauvais cœur, comme on l’a vu à Rio, ils ne sont pas nombreux à avoir compris qu’on peut posséder un vrai bien c’est-à-dire la stabilité en effet de deux façons : parfaitement ou imparfaitement. Il y a deux sortes de paix : une paix parfaite, qui consiste dans la compréhension intellectuelle et donc spirituelle des vérités premières qui président au « gouvernement » du monde, et c’est le rôle des forces intellectuelles, culturelles et morales d’un pays de la cultiver, d’une part ; et d’autre part,  une paix imparfaite, qui est celle que l’on possède au plan purement politique autrement dit matériel et qui n’est jamais permanente malheureusement, et c’est le rôle des forces sociopolitiques d’emmener toujours ce genre de paix précaire au juste point « zéro » de la balance de la vie … le point d’équilibre.

Bruno Ben MOUBAMBA   

"Nous disons que les populations ont trop enduré une vie qui ne vaut pas la peine. Il est temps de normaliser notre pays pour donner un sens aux souffrances de tous ceux qui ont trop souffert. Tel est le sens de notre engagement pour la paix et la dignité des gens".