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M. Guy-Bertrand MAPANGOU se prend pour le Nicolas Sarkozy du Gabon et fait dans l’agitation

 

Lire sur GABON LIBRE : http://www.gabonlibre.com/307-pecheurs-ouest-africains-brievement-interpelles-a-Port-Gentil_a26183.html

Extraits : « Â Ces immigrés vivaient tranquillement dans un camp informel appelé village de pêcheur au quartier Matanda dans le 4e arrondissement de Port-Gentil sur la plage de la capitale économique du Gabon.  Alors qu’ils dormaient encore à point fermés, les résidents du village Lip ont été réveillés par les bruits de bottes de la police gabonaise qui a investi les lieux dès quatre heures du matin. L’opération coup de poing a été dirigée par le ministre de l’Intérieur en personne qui était accompagné pour la circonstance du Commandant en chef de la police nationale, le général Athanase Nzamba Paga, du patron du CEDOC (service d’immigration), le général Embinga et des éléments de l’Office centrale de lutte anti drogue (OCLAD). 

La fouille du village a permis de saisir une quantité importante de stupéfiants et des fusils de chasse. Tous les adultes du village, hommes et femmes en situation irrégulière ont été brièvement interpellés et rassemblés sur la plage où ils ont écouté le ministre de l’Intérieur venu de Libreville pour la circonstance. 

« Comment pouvez-vous vous installer dans un pays au mépris des lois et règlements qui régissent le fonctionnement de ce pays », a vociféré le ministre s’exprimant en présence des responsables des communautés étrangères résidant dans la ville du sable.

« Vous avez mis sur pied tout un village, véritable zone de non droit avec des enfants qui au lieu d’aller à l’école s’adonnent à la pêche », a fait constater pour le regretter le ministre gabonais … « 

On dirait que le Ministre gabonais de l’intérieur M. Guy-Bertrand MAPANGOU se prend pour le Nicolas Sarkozy du Gabon et fait dans l’agitation avec les résultats en moins : il s’occupe des trottoirs de la capitale gabonaise et il va réparer lui-même les toits des maisons sinistrés à Mouila dans le sud du Gabon, entre autre. Il y a quelques jours, il a arrêté quasiment tout seul des centaines d’immigrés clandestins dans la ville de Port-Gentil prétendument infiltrés par des éléments de la secte islamiste de Boko-Haram, rien que ça.

Dans les faits, le Ministre gabonais de l’intérieur adore se vanter et faire le « Sarkozy show » télévisuel devant les caméras et les journalistes, alors qu’il sait bien que cela ne sert à rien, en termes d’efficacité politique au Gabon :

1) Sans les « sans-papiers » qui travaillent sans cadre légal dans notre pays des pans entiers de l’économie gabonaise s’effondreraient ;

2) Les autorités gabonaises priorisent depuis des décennies les expatriés contre les populations autochtones depuis la prise de pouvoir d’Albert-Bernard BONGO en 1967 et ce n’est pas prêt de changer ;

3) La hausse de la criminalité est d’origine expatriée comme le montrent les chiffres mais nos Forces de Sécurité sont gangrenées par la corruption et le manque de civisme ;

4. Les régularisations massives de l’année 2012/2013 ont gonflé les poches de quelques politiciens au pouvoir mais ont créé un appel d’air qui fait en sorte que le Gabon est littéralement envahi de l’extérieur sans aucune norme. Et demain, nous la paierons tous comme en République Centrafricaine.

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Il faut que notre super Ministre de l’intérieur arrête : le futur garant des élections présidentielles de 2016 est si impartial qu’il a lui-même remis au nom de de la « Ngounié forte » 10 millions de francs CFA cueillis sur un « arbre magique » du Département de La Dola. Un peu d’argent de poche pour un « pauvre » Président et futur candidat du parti au pouvoir nommé Ali BONGO ONDIMBA, habitant dans les bidonvilles d’Akanda le quartier le plus misérable du Gabon.

Tant que l’Afrique Centrale refusera de faire évoluer la gouvernance générale vers les populations et non vers l’oligarchie, tant qu’elle refusera de pratiquer l’immigration qualitative, tant que nous allons négliger la zone économique (CEEAC) en achetant de la viande de bovins en Argentine au lieu du Burundi, tant qu’on ne rationalisera pas la gestion du Gabon et qu’on ne donnera pas du sens à la « Loi sur la Biométrie » qui permet de savoir entre autre, qui est dans le pays ou qui ne l’est pas … bref, tant que nous aurons des politiciens qui ne savent pas ce qu’ils font (à l’image du Ministre gabonais de l’intérieur), nous ne nous en sortirons jamais. C’est évident.

Le sérieux et l’imagination au pouvoir ! C’est tout ce dont le Gabon a besoin. Comment un Ministre de l’intérieur peut-il donner 2 mois à des immigrés clandestins pour régulariser tous seuls leur situation dans le contexte gabonais ?  Cela signifie, ni plus ni moins, que ce Ministre n’est pas sérieux et donne dans le spectacle à la Nicolas Sakorzy au lieu de faire de la politique au sens noble du terme.

Dans 2 mois rien n’aura changé, la corruptibilité de nos gens sera passée par-là et le Ministre aura fait dans l’illusionnisme. Cette question de la population du Gabon en général  doit être traitée avec plus de vision et ne saurait souffrir d’improvisation, fut-elle médiatique. Le « Sarko Show » permanent est terminé, même en France, M. le Ministre de l’intérieur. Ressaisissez-vous et ayez un vrai plan au lieu de distraire les populations avec vos faux emportements télévisuels, il n’y a pas de gens à passer au karcher au Gabon, pour assurer la visibilité d’un Ministre de l’intérieur. Vous vous trompez d’époque et de lieu.

Union du Peuple Gabonais – UPG    

Suite à une plainte du Secrétaire Exécutif de l’Union du Peuple Gabonais, le procès entre la Direction de l’UPG conduite par M. Mathieu MBOUMBA NZIENGUI et une aile dissidente du Parti conduite pas Jean-de-Dieu MOUKAGNI-IWANGOU aura lieu devant le Tribunal de Libreville ce mercredi 30 juillet 2014 à partir de 14 heures.

Mathieu MBOUMBA NZIENGUI le Secrétaire Exécutif de l’Union du Peuple Gabonais 

Il s’agit de dénier la qualité de « Président » de l’UPG à M. MOUKAGNI-IWANGOU suite à un faux « Congrès » soutenu par d’autres états-majors que son propre Parti  et de lui interdire de parler au nom de l’UPG. Le rendu du Tribunal sera annoncé après les plaidoiries des différents avocats le jour même ou alors quelques jours plus-tard. Il est clair que si la décision est en défaveur de M. MOUKAGNI, les ennemis de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) seront privés de l’accès qu’ils recherchent vers la base électorale qu’est le « Peuple de l’UPG ». Ce qui est l’enjeu politique de ce procès historique. Ce procès est le deuxième du genre après celui ayant opposé M. Sébastien MAMBOUNDOU MOUYAMA à Pierre MAMBOUNDOU après le retour d’exil au Sénégal e ce dernier, dans les années 90.

Un Congrès avait été financé dans les mêmes conditions qu’en juin 2014 par le « parti au pouvoir » aux fins de retirer la qualité de Président de l’UPG au fondateur de l’Union du Peuple Gabonais, Monsieur Pierre MAMBOUNDOU. Le faux Congrès s’était tenu à la Cité de la Démocratie et suite à cela, l’affaire avait opposé Mathieu MBOUMBA NZIENGUI (déjà) à M. Sébastien MAMBOUNDOU MOUYAMA devenu Ministre puis membre du PDG au pouvoir, entre temps. Force devait rester à la Loi et Pierre MAMBOUNDOU gagnât le procès via Mathieu MBOUMBA NZIENGUI. On sait ce qu’il advint par la suite du Parti UPG : Pierre MAMBOUNDOU remportât plusieurs élections présidentielles dans les urnes et fit progresser le Gabon, notamment au travers d’un Loi sur la Biométrie acceptée par tous désormais.

Tous les amis de Pierre MAMBOUNDOU sont invités au Tribunal ce 30 juillet 2014 avant 14 heures  pour suivre l’histoire immédiate et en marche de l’Å“uvre de Pierre MAMBOUNDOU.

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Quand une femme met au monde un enfant, elle espère le voir vivre une vie meilleure que la sienne : la permanence du Système BONGO – PDG enterre les rêves de plusieurs générations. C’est pourquoi, tout doit être fait pour le démanteler dans tous les secteurs de la société gabonaise. Aucun être humain digne de ce nom ne peut accepter d’être humilié pour toujours. Enfin, en principe !    

Aux vues des résultats catastrophiques de BAC 2014, tout le monde a comme l’impression que la personnalité qui prendra la direction du Gabon à moyen ou à long terme, devra avoir la force nécessaire pour renouveler la « matrice gabonaise » sinon le moindre changement ne servira qu’à perpétuer un système qui ne marche plus au-delà de la personne du Président de la République Gabonaise. Tout nouveau « manager politique » du pays  prendra les choses en main à un moment délicat, un peu comme à l’Union du Peuple Gabonais (UPG) aujourd’hui où l’on devient Secrétaire Général du Parti de Monsieur Pierre MAMBOUNDOU au plus mauvais moment de son histoire. Seule une personnalité énergique pourra « faire bouger les lignes » du Gabon de demain … Et en aucune manière, cette personnalité ne devra avoir eu des connexions avec le futur ex-Système politique gabonais car comme le disent les jeunes du parti au pouvoir : «  on ne peut pas faire du neuf avec de l’ancien » sauf que le problème gabonais ne se résume pas aux âges ou aux personnes mais bien au Système politique.

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Le Président Ali BONGO est un « accident de l’Histoire » – Le vrai soucis est le Système BONGO – PDG qu’il a endossé. 

 

  1. 1.    Ali BONGO c’est qui ? Le sens de cette déclamation publique !

Certains comme l’actuel Secrétaire Général de l’UPG (Ben MOUBAMBA) ont déclaré haut et fort mais sans être compris : « ALI BONGO c’est qui ? »  S’il ne s’agit pas de paroles méprisantes lancées en l’air en direction du Président gabonais, de quoi s’agit-il donc ? En réalité, le combat du renouveau de la « Nation Gabonaise » n’est pas un combat contre la personne d’Ali BONGO ONDIMBA ou les personnes qui défendent le Système BONGO –PDG. Il ne s’est jamais agi d’en terminer coûte que coûte avec le Système Bongo – PDG parce qu’il a démontré son inefficacité depuis 1968. « Ali BONGO c’est qui » ? Cela veut dire que le renouveau du Gabon n’est pas un combat contre la personne d’Ali BONGO mais un combat contre le Système qu’il porte sur lui et un appel à une « révolution systémique » : Les Gabonais veulent le changement, c’est-à-dire la fin d’un système totalitaire dans leur pays.

Quand Albert-Bernard BONGO fonde le Système BONGO – PDG le 12 mars 1968, il enterre le pluralisme politique gabonais reposant sur la proportionnelle et le système des listes aux élections. C’est ce système qui a permis à Monsieur Jean-Hilaire AUBAME d’ethnie fang (opposant à Monsieur Léon MBA, premier Président du Gabon, lui-même d’ethnie fang) d’être élu à Ndendé dans une liste. Jusqu’à l’arrivée d’Albert-Bernard BONGO, les acteurs politiques étaient légitimes et le tribalisme était une farce car les politiques étaient tous issus de combinaisons liées aux listes pendant les élections et les accords entre politiques étaient donc interprovinciaux. C’est d’ailleurs le sud du Gabon qui a permis à Monsieur Léon MBA de diriger le Gabon aux approches de 1960, en l’emportant sur son opposant Monsieur Jean-Hilaire AUBAME.

Le Système BONGO – PDG a renversé les cartes et le pluralisme a disparu au profit du Parti unique, de la pensée unique et de la caporalisation des esprits que l’on retrouve aujourd’hui dans toutes les organisations gabonaises : Qui n’est pas avec celui-là est contre celui-ci. Les Gabonaises et les Gabonais sont devenus des clones et des clowns au service d’un homme, d’une famille et d’un groupe. Tout le système étant organisé autour de la satisfaction des désirs de cet homme et de ce groupe : toutes les poules et tout ce qui existe dans la basse-cour étant à ce groupe, à vrai dire, à cet homme-là de 1967 à 1990.

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  Le crash définitif en 2014 du système éducatif au BEPC, au BAC ou à l’Université illustre clairement que le Système BONGO – PDG est à bout de souffle et qu’il faut le changer. Il faudra nécessairement changer la personne d’Ali BONGO ONDIMBA puisque tout le monde voit bien qu’il ne peut pas changer le Système BONGO – PDG.    

 

  1. 2.    La Conférence Nationale de 1990, une occasion ratée de rétablir un vrai pluralisme

Les opposants gabonais vont rater une occasion en or de faire changer la matrice gabonaise à la Conférence Nationale non souveraine malheureusement de 1990. Au lieu de tout faire pour conserver le caractère souverain de cette dernière, ils vont tous plier l’échine devant Albert-Bernard BONGO, la corruptibilité des mœurs et la mort de l’intraitable Joseph RENDJAMBE (Secrétaire Général du Parti Gabonais du Progrès, PGP) aideront le pouvoir à garder la main en dépit des évolutions constatées dans le monde entier.

  En mars 1990 Monsieur RENDJAMBE est retrouvé mort dans un hôtel de Libreville, le pays flambe mais il est trop tard : la Conférence Nationale non souveraine ne s’est pas imposée à Omar BONGO, l’opposition a rendu les armes en acceptant d’accompagner le Parti unique comme des supplétifs, sauf l’Union du Peuple Gabonais (UPG) la grande absente de la Conférence Nationale. Lorsque Pierre MAMBOUNDOU le fondateur de l’UPG rentre de son exil sénégalais bien après 1990, il a beau jeu de devenir le « nouvel espoir » du Peuple Gabonais et c’est ce qui passera dès 1998 aux élections présidentielles, qu’il remportera dans les urnes mais pas dans les faits. Cette « victoire » ne passera pas car le Parti unique et le Système BONGO – PDG sont plus virulents que jamais : les opposants de 1990 ont « vendu leurs âmes » au diable en renonçant à la souveraineté de la Conférence Nationale dont les décisions aurait pu envoyer le Président BONGO aux oubliettes de l’Histoire.  Pierre MAMBOUNDOU peut gagner les présidentielles de 2005 par la suite, cela sera également sans conséquences dans le cadre du verrouillage d’un Système cadenassé.

Il y a deux façons jusqu’ici de déverrouiller un Système réputé cadenassé : la méthode « Gorbatchev » d’évolution à l’intérieur de la matrice et la méthode « MANDELA » de choc frontal maitrisé en permanence.

C’est autour de la « présidentielle anticipée » du 30 août 2009 que ces deux stratégies de démantèlement du Système BONGO vont être mises sur la place publique : la première stratégie, celle de Pierre MAMBOUNDOU, consiste à mettre fin au Système BONGO – PDG et ses satellites de l’extérieur (malgré leurs nombreuses tentacules dans l’opposition et à l’extérieur du pays) en comptant sur la mobilisation populaire dans les urnes d’une part ; et d’autre part, la deuxième stratégie, celle d’André MBA OBAME et apparentés, va apparaitre comme une doctrine gorbatchévienne (prendre le pouvoir à partir du dedans) en changeant le Système BONGO à partir d’une révolution du dedans par la reconfiguration et le repositionnement des bases du pouvoir créé par Albert-Bernard BONGO en 1968.

En réalité, le Système PDG-BONGO a été pensé dès la fin du coup d’état militaire raté de 1964 mais a été mis en place à partir de 1965, puis a été déployé dans tout le pays dès l’accession d’Albert-Bernard BONGO à la Présidence de la République sous l’aile protectrice de Jacques Foccart de la « cellule africaine » de l’Elysée en France.  Ce système se résume en peu de choses à ceci : une pyramide dont l’extrémité de la pointe est occupée par le Grand Camarade (en fait, un Grand Timonier à la façon de Mao Tse TOUNG, car le Système BONGO – PDG est calqué sur le Parti Communiste chinois), une féodalité à la gabonaise puisque la dictature est fragmentée à tous les étages par le contrôle d’un « Petit BONGO », un « roitelet » tribal qui règne dans chaque département du Gabon et soumet chaque communauté gabonaise, au nom du Système PDG – BONGO et sur des bases ethniques et régionales.  Voilà pourquoi, défendre la « géopolitique à la gabonaise » c’est forcément défendre le Système BONGO – PDG qui est présent dans toutes les mentalités que feu Omar BONGO a toujours voulu changer. Tous les opposants accompagnent ce système car la misère des uns et la souffrance des autres ne leur permet de remettre en cause véritablement la perversité d’un tel  système. Seul Pierre MAMBOUNDOU et son Union du Peuple Gabonais (UPG), grands absents de la Conférence Nationale non souveraine de 1990 prétendent en terminer réellement avec le Système et ce ne sont pas les démissions fracassantes de piliers du Système BONGO et leur passage dans l’opposition qui y changeront grand-chose.

Monsieur Pierre MAMBOUNDOU veut créer une « nouvelle République » selon sa propre expression jusqu’en 2009 et André MBA OBAME voudra favoriser l’alternance selon les néo-opposants issus du Système BONGO – PDG à partir de la mort d’Omar BONGO en 2009. Les deux stratégies ont été objectivement battues en brèche par la volonté de puissance de M. Ali BONGO ONDIMBA Ministre de la Défense pendant dix ans de 1999 à 1009 (et fil du Président Omar BONGO ONDIMBA qui meurt officiellement en juin 2009 mais probablement quelques semaines avant) qui en dépit de toutes les oppositions, contourne par l’usage de la force les velléités de Pierre MAMBOUNDOU le Président de l’UPG, au prix de nombreux morts dans la ville pétrolière et upégiste de Port-Gentil , usage de la force soutenu par l’avocat françafricain Robert BOURGI, on ne le rappellera jamais assez.

Dans un second moment, le Ministre de la Défense devenu Président de la République après sa prestation de serment de la mi-octobre 2009, encercle Monsieur André MBA OBAME et ses amis dans un étau juridico-coercitif, qui aboutit à la dissolution en août 2011, de l’UNION NATIONALE le Parti des néo-opposants issus du Système BONGO-PDG. Résultat des courses : Le Système BONGO-PDG pense se maintenir advitam aeternam  quand survient la mort de son plus dangereux ennemi au plan conceptuel et probablement au niveau politique : Monsieur Pierre MAMBOUNDOU le fondateur de l’UPG meurt dans des conditions non élucidées dans sa résidence le  samedi 15 octobre 2011 vers 22 heures, après avoir présidé toute la journée un dernier Conseil du Secrétariat Exécutif de son Parti au cours duquel il déclarera à ses amis politiques : « ma tête est mise à prix » et « certains d’entre vous veulent me trahir ».

Comment peut-on mourir à la veille d’être nommé Vice-Président de la République avec des pouvoirs très élargis qui fait de vous un quasi Président de la République bis ? Comment peut-on décéder quand on a accepté de discuter avec le « Distingué Camarade » du Système Ali BONGO – ONDIMBA avec les garanties de protection de la République Française, alors dirigé par le Président Nicolas SARKOZY ?   Seule l’Histoire le dira mais la dissolution de l’Union Nationale, la maladie de son leader Monsieur André MBA OBAME et la mort suspecte de Monsieur Pierre MAMBOUNDOU ont pour résultat que le Système BONGO-PDG agonisant gagnera encore du temps.

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Monsieur Jean PING, un ancien hiérarque du Système et non des moindres, emboîte le pas à André MBA OBAME : « mutatis mutandis » ou la mutation du dedans !

  1. 3.    Le cœur du Système BONGO – PDG : tout pour quelques-uns et des miettes pour la population

Avec la mort de Pierre MAMBOUNDOU disparait la boîte à idées du microcosme politique gabonais et le Système BONGO – PDG qui s’en nourrissait est ipso facto en panne car Monsieur Pierre MAMBOUNDOU était devenu en dépit de tout, le vrai inspirateur conceptuel des progrès du Gabon et on en veut pour preuve sa « Loi sur la Biométrie » sur laquelle un consensus général a été observé au Gabon dès 2011, pour ne citer que cette proposition.

La dissolution de l’Union Nationale et la maladie de son Secrétaire Exécutif André MBA OBAME débarrassent artificiellement le Système BONGO – PDG  de ses ennemis du dedans mais mal leur en a pris : Des dissensions internes au Système contesté apparaissent au grand jour et seule la menace et le chantage empêchent encore que ce qui reste de piliers du Système BONGO – PDG n’abandonnent le navire qui prend de l’eau de toutes parts chaque jour.

Monsieur Jean PING, un ancien hiérarque du Système et non des moindres, emboîte le pas à André MBA OBAME ou apparentés et la fin de la matrice d’Albert-Bernard BONGO mise en place officiellement en 1968 se précise. Mais faut-il rappeler ici qu’aucune « révolution gorbatchévienne » n’a marché dans le monde ? Gorbatchev le dernier Président de l’URSS n’a pas réussi et aucune réforme du Communisme n’a sauvé le Système communiste à l’Est de l’Europe et là ou cette doctrine s’est maintenu comme à Cuba ou en Chine, cela a été au prix de la trahison des principes du Système : la conversion chinoise au capitalisme ! Est-ce la mutation que nous promettent les néo-opposants gabonais issus du Système honnis par tous ? Si c’est le cas, la démocratie sera mise entre parenthèse comme en Chine, en Biélorussie ou à Cuba ? Ce n’est pas ce que veulent les populations !

Quant à la « révolution systémique » venue de l’extérieur et représentée par le « mamboundouïsme » et l’Union du Peuple Gabonais (UPG), elle est à la croisée des chemins, c’est évident quand on regarde les choses avec lucidité : affaiblie par quelques divisions internes en voie de dépassement tout au moins et par les visées expansionnistes à son détriment, de la part des néo-opposants issus du Système BONGO – PDG ou par le Système toujours au pouvoir au Gabon, la doctrine MAMBOUNDOU pourrait entamer une mue salutaire si et seulement Dieu et le Peuple (c’est selon) le veulent. Dans ce cas-là seulement, l’UPG devrait connaitre contre toute attente, une métamorphose en revenant sur ses bases originelles qui consiste à rejeter tous contacts avec le Système BONGO – PDG, dans le but d’obtenir un changement systémique en un temps record au Gabon.

L’UPG ne s’oppose pas à la personne d’Ali BONGO ONDIMBA mais au Système BONGO – PDG qu’il a accepté d’endosser au prix d’actes condamnables et dont l’Histoire le rendra responsable pour l’éternité.  Pourquoi s’acoquiner avec un système condamné d’avance ? L’Union du Peuple Gabonais ne veut pas prendre position dans la guéguerre entre néo-opposants issus du système BONGO – PDG et hiérarques du parti au pouvoir. Voilà pourquoi le choix fait par certains militants de l’UPG désormais dissidents de devenir des supplétifs d’un autre camp que celui de l’Union du Peuple Gabonais n’a pas été approuvé par la Direction de l’UPG.

De fait, il y a l’opposition à la personne d’Ali BONGO ONDIMBA un Président contestable et contesté mais il y a aussi et toujours l’opposition au Système BONGO – PDG dans laquelle s’est situé Monsieur MAMBOUNDOU le Président Fondateur de l’UPG dès le début et dont une nouvelle génération s’apprête peut-être à en faire le fer de lance alors que les opposants de l’intérieur s’apprêtent eux, à défier de nouveau la personne d’Ali BONGO et non le système qu’il représente (Tout pour quelques-uns et des miettes pour la population) à la manière de Monsieur André MBA OBAME. La passion en moins, telle est l’analyse froide et objective que nous pouvons faire de la situation pour l’honneur et pour l’Histoire.

Laquelle des deux stratégies sera la plus efficace ? Existe-t-il une troisième voie, une stratégie cachée ? Justement, l’Histoire tranchera

Trente-deux migrants clandestins constitués de Camerounais, Gabonais et de Sénégalais ont été expulsés de Bata et dirigés vers le Cameroun, a-t-on appris dimanche de source sécuritaire.

 La mesure remonte à jeudi et selon un officier de la police d’immigration de la Guinée Equatoriale les ‘’32 clandestins ont été expulsés depuis Rio Camo où ils ont été mis dans des embarcations et déposés à Kribi au Cameroun ». Les autorités équato-guinéennes procèdent aux arrestations et expulsions des migrants en vue de décourager l’immigration clandestine, mais les centaines de sans-papiers continuent de débarquer chaque jour. Attirés par le boom pétrolier, les Maliens, Camerounais, Nigérians, Burkinabè, Sénégalais arrivent sans cesse dans l’espoir de faire fortune au pays de Teodoro Obiang Nguema. Niant toute xénophobie, le ministre de l’Intégration régionale, Baltasar Engonga Edjo, a déclaré : « Nous voulons une immigration contrôlée ‘maitrisée ». Plus de 4000 migrants ont déjà été expulses de la Guinée Equatoriale depuis le début de cette année.

http://www.seneweb.com/news/Immigration/des-senegalais-parmi-32-immigrants-clandestins-expulses-de-bata_n_131547.html

Nous republions ici la prise de position de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) qui a été attaquée à l’époque par le Porte-Parole de la Présidence de la République Gabonaise afin que nul n’en ignore :

L’UPG et la question de la libre circulation dans la CEMAC
Auteur/Source:  · Date: 24 juin 2013
Catégorie(s): Politique


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Adoptée le 14 juin dernier à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique central tenu à Libreville, la décision de supprimer les visas pour les ressortissants des pays membres de la Cemac dès le 1er janvier 2014 n’est pas vraiment du goût de l’Union du peuple gabonais (UPG) qui émet des réserves à ce sujet.

Pas du tout applaudie au sein des certains ménages gabonais, la question de libre circulation en zone Cemac qui, depuis plus d’une semaine fait l’objet des discussions ardues au sein des communautés de la Cemac, n’a pas échappée pas au questionnement de l’Union du peuple gabonais (UPG) qui a décidé à l’issue de son Conseil du secrétariat exécutif du 22 juin 2013 à son siège national, d’émettre des réserves sur cette décision.

Selon l’UPG et contrairement à une idée généralement admise, le Gabon et la Guinée Équatoriale ne sont pas les deux pays qui ralentiraient la «libre circulation» par une politique de visas demandés aux quatre autres pays de la Cemac. Mais, précise la formation politique de feu Pierre Mamboundou, «aucun de ces pays n’a établi de passeport Cemac ; le Cameroun pratique la double taxation envers la RCA et le Tchad ; la libre circulation est entravée à l’intérieur des pays par les tracasseries administratives ; les coupeurs de route ou les contrôles intempestifs en zones urbaines et périurbaines».

Reprenant les mots du rapporteur général de la Commission nationale sur l’agenda de la présidence gabonaise de la Cemac – «qui doit entrer au Gabon et à quelles conditions» -, l’UPG recommande au gouvernement gabonais, accusé de ne pas communiquer convenablement sur le sujet, une application stricte des textes sur la «libre circulation» des personnes.

En effet souligne le parti de l’opposition, la décision n° 02/08-UEAC-CM-17 du 20 juin 2008 établit la liste des personnes admises à circuler librement sans visa en zone Cemac, sous la seule réserve de produire un passeport national en cours de validité. Selon ce texte de la Cemac, la «libre circulation» concerne d’abord les membres de gouvernement, les parlementaires, les fonctionnaires, les enseignants et chercheurs, les étudiants, les membres des professions libérales, les investisseurs, les membres des organisations nationales.

Rappelant aux autorités gabonaises des fléaux apparus depuis les décennies 80 et 90 et qui s’accentuent à travers l’immigration clandestine et sauvage (le trafic d’enfants étrangers ; l’insécurité et le grand banditisme ; la précarité de l’établissement des étrangers et le risque à venir de problèmes fonciers ; les transferts massifs des fonds à l’étranger ; l’accroissement du chômage des Gabonais et la mendicité organisée ; la multiplication des faux papiers au Gabon avec leurs incidences électorales ; les contraintes sur les structures d’accueil des étrangers dans la province de l’Estuaire), l’UPG demande au président Ali Bongo Ondimba et à son gouvernement de dire au peuple Gabonais «si les contraintes de la libre circulation au Gabon ont bien été levées au point de la généraliser dès janvier 2014».

De même, ce parti demande si la libre circulation est viable sans changement de la gouvernance en Afrique centrale ? Si on veut élargir l’intégration sous-régionale à la zone économique de l’Afrique centrale (CEEAC) ou restreindre l’intégration à la zone monétaire Cemac ?

Autant de questions dont le conseil du secrétariat exécutif de l’UPG attend des réponses et éclaircissements des autorités gabonaises afin, pense l’entité politique, de dissiper l’inquiétude et le doute qui habitent la population impliquée dans cette décision qui comporte également des aspects positifs pour l’intégration sous régionale mais qui toutefois semble avoir été prise sans la réunion totale des conditions.

En savoir plus: http://www.bdpmodwoam.org/articles/2013/06/24/lupg-et-la-question-de-la-libre-circulation-dans-la-cemac/

 

Dans un communiqué qui avait provoqué les railleries du pouvoir gabonais à la mi-2013, l’UPG attirait l’attention du gouvernement gabonais sur le manque de sérieux de l’ouverture des frontières sans aucun critère de convergence et dans la seule zone monétaire (bien différente de la zone économique).
L’UPG émet des réserves sur la libre circulation en zone CEMAC
Auteur/Source:  · Date: 26 juin 2013
Catégorie(s): Politique

Les membres du Conseil du secrétariat exécutif de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition), qui ont tenu une réunion, samedi à Libreville, présidée par de son secrétaire exécutif, Mathieu Mboumba Nziengui, ont émis des réserves, au sujet de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, dès le 1er Janvier 2014.

Réuni en séance de travail à son siège d’Awendjé, le secrétariat exécutif de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), sous la présidence du secrétaire exécutif, Mathieu Mboumba Nziengui, s’est prononcé sur la récente décision prise au terme du sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et sur les crimes crapuleux qui se poursuivent en dépit des engagements pris par les autorités de la République de freiner ce phénomène.

L’Upg émet des réserves, sur la généralisation de la libre circulation des personnes ou la suppression des visas dans la zone CEMAC dès le 1er Janvier 2014, au regard de plusieurs paramètres qui semblent, selon lui, n’avoir pas encore été pris en compte par l’ensemble des Etats de la sous-région.

De l’avis du secrétaire exécutif, des préalables non négligeables ne sont pas établis dans l’ensemble des pays de la CEMAC en mentionnant ‘’l’absence du passeport CEMAC ou du Cameroun qui pratique la double taxation envers la République centrafricaine et le Tchad’’, insistant sur ‘’une libre circulation qui est entravée à l’intérieur des pays par les tracasseries administratives et les coupeurs de routes ou les contrôles intempestifs en zones urbaines et périurbaines’’.

Aussi, s’interroge t-il sur ‘’l’application des avis de la commission CEMAC mise en place par le Chef de l’Etat, à l’issue de la concertation élargie de la classe politique sur la question de l’intégration sous-régionale dont les travaux avaient été présidés par Jean Pierre Lemboumba Lepandou du 21 janvier au 22 février 2013’’.

L’UPG se demande également si les contraintes de libre circulation au Gabon ont bien été levées au point de la généraliser dès janvier 2014. Parmi ces contraintes, il note ‘’l’immigration clandestine, le trafic d’enfants étrangers, l’insécurité et le grand banditisme, les transferts massifs des fonds à l’étranger et la multiplication des faux papiers au Gabon avec leur incidence lors des scrutins électoraux’’.

‘’L’UPG a également réclamé du gouvernement, le strict respect des textes en vigueur, notamment la décision N° 02/08-UEAC-CM-17 du 20 juin 2008, qui établit la liste des personnes admises à circuler librement, sans visa en zone CEMAC, sous la seule réserve de passeport national en cours de validité’’.

Par ailleurs, Le Conseil du secrétariat exécutif de l’UPG a, par ailleurs, analysé la question liée à la recrudescence des crimes dits rituels au Gabon, demandant au gouvernement ‘’la création d’une commission d’enquête et de justice indépendante, afin de traiter de manière juste, les auteurs de ces crimes ainsi que ceux qui ce seront rendus coupables des actes répréhensibles’’.

En savoir plus: http://www.bdpmodwoam.org/articles/2013/06/26/lupg-emet-des-reserves-sur-la-libre-circulation-en-zone-cemac/

Ce à quoi le Porte-Parole de La Présidence Gabonaise dans son arrogance désormais célèbre avait répondu sans aucune prudence : « Alain Claude Bilie Bi Nzé a déclaré que le Gabon va appliquer ses lois internes en matière d’immigration tout en respectant celles prises par la Cemac. «L’Etat se donne des moyens d’agir sur cette question d’immigration», a-t-il précisé. De même, il s’est dit étonné de la position de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition) qui émet des réserves sur cette décision. «Je me demande si l’UPG aurait pris cette posture si Mamboundou était vivant»

«Le Gabon ne reviendra pas sur la libre circulation dans la zone Cemac», Bilie Bi Nzé
Auteur/Source:  · Date: 27 juin 2013
Catégorie(s): Politique


Bilie Bi Nze

Quand l’arrogance remplace la vision …

Plutôt que vendredi comme désormais établi, c’est ce jeudi 27 juin 2013 que le porte-parole de la présidence de la République, Alain Claude Bilie Bi Nzé, a entretenu la presse sur l’agenda du chef de l’Etat.

L’on est revenu lors de cette conférence de presse sur le déplacement du président Ali Bongo Ondimba à Yaoundé, la capitale camerounaise, pour le sommet sur la piraterie maritime dans le golfe de Guinée, en présence de 13 autres chefs d’Etat.

Le président se rendra ensuite en Tanzanie où il doit assister à un sommet sur le dialogue de partenariats intelligents. On note qu’Ali Bongo Ondimba arrive à Arusha au moment où le président américain Barack Obama sera également dans ce pays. Du côté de la présidence, l’on indique ne pas savoir si les deux hommes vont s’y rencontrer en tête à tête.

A son retour, le chef de l’Etat présidera les manifestations du centenaire l’arrivée d’Albert Schweitzer au Gabon. La commémoration comporte un symposium international sur les maladies tropicales et des manifestations diverses programmées les 6 et 7 juillet 2013 à Libreville et Lambaréné. Entre temps, le 4 juillet, le président se rendra dans cette ville du centre du pays pour des manœuvres militaires.

Répondant aux questions des journalistes qui ont abordé plusieurs sujets d’actualité, le porte-parole de la présidence de la République, en ce qui concerne l’accord récemment paraphé par le Gabon sur la libre circulation en zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), a indiqué que le Gabon ne reviendra pas sur cette décision. Pour lui, le Gabon et les Gabonais ne sont pas seuls au monde. Il y a désormais une forte nécessité de s’ouvrir aux autres. Cependant, a-t-il dit, le Gabon prendra des mesures internes pour que son peuple ne soit pas envahi, selon le terme employé ici et là.

Alain Claude Bilie Bi Nzé a déclaré que le Gabon va appliquer ses lois internes en matière d’immigration tout en respectant celles prises par la Cemac. «L’Etat se donne des moyens d’agir sur cette question d’immigration», a-t-il précisé. De même, il s’est dit étonné de la position de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition) qui émet des réserves sur cette décision. «Je me demande si l’UPG aurait pris cette posture si Mamboundou était vivant», s’est interrogé le porte-^parole de la présidence gabonaise.

En savoir plus: http://www.bdpmodwoam.org/articles/2013/06/27/le-gabon-ne-reviendra-pas-sur-la-libre-circulation-dans-la-zone-cemac-bilie-bi-nze/

Publié par  dans ÉCONOMIE sur mercredi 23 juillet 2014

http://gabonreview.com/blog/ultra-deep-offshore-gabonais-shell-total-desormais-course/

Si la major anglo-néerlandaise et sa consœur française sont sorties de la course, 7 entreprises pétrolières peuvent encore conclure avec l’État gabonais un contrat d’exploration et de partage de production sur neuf des blocs en offshore profond et très profond ouverts à soumission.

Illustration. Construction d’une plateforme d’offshore profond (Angola). © D.R.
Illustration. Construction d’une plateforme d’offshore profond (Angola). © D.R.

 Après 9 mois d’intenses négociations autour de l’acquisition des blocs en offshore profond et très profond ouverts à soumission par l’État gabonais, les majors Shell et Total, pourtant présentés comme des parfaits connaisseurs de la géologie et du fonctionnement économique du pays, ont été écartées du processus. «Les propositions financières de ces derniers auraient été jugées dérisoires par la commission d’évaluation et d’attribution des blocs pétroliers», confie une source impliquée dans les négociations. Il ne reste donc plus que 7 entreprises à répondre aux critères donnant droit au dernier cycle de discussions à l’issue duquel interviendra la signature des contrats d’exploration et de partage de production (CEPPS pertinentes).

Face au défi d’exploration jugé coûteux et incertain mais potentiellement très porteur au regard de la similitude des structures géologiques avec celles du Brésil, riches en pétrole, seuls Oil & Gas, Repsol,Perenco, ExxonMobil, Marathon, Petronas et Ophir ont pu séduire les autorités gabonaises par leurs propositions.

Pour les autres compagnies pétrolières n’ayant pas été retenus, les critères de présélection établis, à savoir la responsabilité sociale et environnementale, la proposition financière ainsi que la capacité des entreprises à aider à lutter contre la piraterie, paraissaient difficiles à honorer. Au nombre des recalés, on compte également Cobalt et Noble. Reste, précise la même source, que «des négociations peuvent encore s’ouvrir avec ces candidats de rang inférieur si celles des premiers choix sont jugées infructueuses».

Tout compte fait, il semble que la participation de Gabon Oil Company (GOC), créé en 2011, dans les montages aurait été perçue comme rédhibitoire par de nombreux soumissionnaires. Et pour cause : selon le projet de contrat, «lors de l’exploration des blocs, la compagnie pétrolière Gabon a le droit d’acquérir une participation de 15% au prix du marché. L’État également a droit à une participation de 20 % depuis le début de la production de pétrole et doit contribuer aux coûts de production».

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